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je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois, mauvais caractère, mais fidèle en amitié mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis" pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
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les amis de Marcel jouhandeau désapprouvent sevran

Par vitrolles13127 :: samedi 13 janvier 2007 - 21:59 :: sevran

Sevran, incident clos ? Voici la lettre ouverte adressée le 27 décembre 2006,  par Hugues Bachelot, le président de l’association des amis de Marcel Jouhandeau à Pascal Sevran, membre actif de cette association. On ne peut soupçonner une association dont le siège social est à Guéret et dont l’objet est de rassembler les lecteurs de Marcel Jouhandeau d’être «communautaire».

Et pourtant, les lecteurs de Marcel Jouhandeau, « blessés et humiliés » par les propos racistes de Pascal Sevran, considèrent qu’il s’est exclu lui-même en les tenant. Ils ont décidé d’entériner cette exclusion lors de leur prochaine réunion de bureau prévue le 16 février 2007. Cette lettre ouverte  a été adressée à Libération et à l’ensemble de la presse nationale qui s’est bien gardée d’en faire état, préférant engager une campagne de réhabilitation sous la pression des «amis» de Pascal Sevran.

Parmi les membres de l’association, le maire PS de Guéret et Antoine Gallimard, président de la maison d’édition Gallimard.

Voici le texte complet de la lettre, signée par Hugues Bachelot, président de l’association et neveu de Marcel Jouhandeau.

  http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Jouhandeau

Marcel Jouhandeau, par ailleurs écrivain de grand talent, avait publié en 1936 Le péril juif un pamphlet antisémite d’une rare violence et il s’était rendu en Allemagne à l’invitation de Goebbels en 1941.

 

Association des lecteurs de Marcel Jouhandeau et des amis de Chaminadour

 

Lettre ouverte

 

Cher Pascal Sevran,

 

Votre attitude ces dernières semaines nous a profondément troublés. Elle contribue aux doutes que nous avions sur la justesse de votre cheminement littéraire et, à l’inverse de certains de vos amis, nous ne croyons pas ces doutes salutaires. Si nous pensons comme Max Jacob pensait, et vous de même, vous en jouez magnifiquement, que le langage est l’effet de l’art, en particulier en littérature, lors d’une interview accordée le 2 décembre à un journaliste de Var Matin/Nice Matin, vous nous avez surpris par la richesse de la langue employée, par l’adaptation du mot à ce qu’il désigne, mais du mot à celui qui le prononce et à la situation ; le mot de la situation : le cri du cœur ou la rage du cœur.

Les mots écrits avec un certain goût pour l’imprudence dans votre ouvrage Le privilège des jonquilles paru en janvier dernier à propos de la famine en Afrique ont bien sûr défrayé la chronique française, mais nous ne pouvions que les lire amèrement selon les principes de la liberté d’expression littéraire.

Il aura fallu près d’un an pour que d’autres mots encore outrageants pour l’Afrique soient dits par vous dans la presse quotidienne qui n’est plus littérature ; voilà bien l’ambiguïté et nous pensons qu’il faut arrêter cette fois de confondre liberté d’expression et expression du racisme ordinaire ou expression d’un retour à un eugénisme racial. Certes, loin de vous considérer, cher Pascal Sevran, comme néo-nazi ni raciste de même que nous sommes bien persuadés en fin de compte que Marcel Jouhandeau n’était pas plus antisémite lorsqu’il écrivait ses égarements dans ses ignominieux pamphlets en 1936, mais quand vous affirmez, le mercredi 8 décembre à Europe 1, concernant votre article en question : « Je n’ai pas de compte à rendre, ni à vous ni à personne, je dis ce que je veux et j’écris ce que je veux », vous savez précisément qu’il y a bien une sorte de responsabilité morale chez l’artiste ou chez l’écrivain quel qu’il soit.

À l’image de Jean Paulhan à propos des dérives de son ami Jouhandeau, peut-on, après avoir pris la mesure des faits, tourner la page ? Nous ne sommes pas africains et ne pouvons répondre à leur place, mais ce que je veux vous écrire, c’est combien vous nous avez blessés, humiliés et qu’ainsi de nombreux adhérents me questionnent sur l’opportunité de votre présence au sein de notre association . Cette interrogation sera inévitablement abordée durant notre prochaine réunion du bureau de l’association le vendredi 16 février 2007 en son siège social à Guéret, 10, rue Joseph Ducouret. Un tel comportement venant renforcer les adversaires incurables de Marcel Jouhandeau.

Sachez, cher Pascal Sevran, combien cette lettre m’attriste et soyez donc persuadé de mon plus cordial souvenir.

 

Guéret le 27 décembre 2006

 

Hugues Bachelot

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