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l'aveu de michel rocard sur ouvéa

Par vitrolles13127 :: mardi 19 août 2008 à 18:40 :: articles de presse

Nouvelle-Calédonie : l'aveu de Rocard sur l'affaire d'Ouvéa

 

Vingt ans après l’affaire de la grotte d’Ouvea qui fit vingt-cinq morts en Nouvelle-Calédonie, l’ancien Premier ministre avoue qu’il savait que les militaires français ont achevé des prisonniers kanaks « à coups de bottes ». « Au moins un officier et peut-être un sous-officier », précise Michel Rocard dans une émission diffusée hier sur France Culture.

Mediapart a été le premier à relever l’aveu, passé complètement inaperçu, dans la série d’émissions fleuves que France Culture consacre cette semaine à la Nouvelle-Calédonie. Pendant une heure, l’artisan des accords d’Ouvea qui vont rétablir la paix après des années de lutte raconte la difficile gestion de cette crise.

Des morts dont les circonstances restent troubles

Ce n’est pas la première fois qu’elle est disséquée : plusieurs documentaires télé l’ont fait au printemps. Rue89 avait en particulier relevé celui d’Elizabeth Drévillon, car ce film posait les bonnes questions sur une affaire dont les circonstances restent troubles. A la 47e minute de l’émission de France Culture, voici ce que dit Michel Rocard à propos de l’amnistie conclue entre Kanaks et Caldoches :

« Ce que je savais moi -et que j’étais seul à savoir, je ne pouvais pas le dire aux autres délégations parce qu’il ne fallait pas que le secret sorte- c’est qu’il y avait aussi des officiers français… enfin, au moins un et peut-être un sous-officier, on ne sait pas très bien… A la fin de l’épisode de la grotte d’Ouvea, il y a eu des blessés kanaks et deux de ces blessés ont été achevés à coups de bottes par des militaires français, dont un officier. »

Même si l’information n’est pas nouvelle en soi, elle était longuement analysée par Elizabeth Drévillon, c’est la première fois qu’elle est publiquement reconnue par un responsable politique de premier plan. Michel Rocard poursuit :

« Il fallait prévoir que cela finisse par se savoir et il fallait donc prévoir que cela aussi soit garanti par l’amnistie. »

Ce qui sera fait, après le vote de cette loi d’amnistie par le Parlement. « La France a tenu sa parole », conclut Michel Rocard. Sur dix-neuf cadavres décomptés le 5 mai 1988 autour de la grotte d’Ouvéa, douze ont une balle dans la tête.

Quand Jacques Chirac parlera-t-il de son rôle dans cette affaire ?

On le sait : les politiques français n’ont pas l’habitude de se justifier de leurs actes. Ni devant le Parlement, encore moins face à l’opinion, surtout lorsque cela concerne des affaires où l’usage de la violence est en jeu. Car alors, la frontière entre le légitime et l’illégitime est parfois ténue. En témoigne cet échange, relaté par le général Vidal, l’un des officiers qui eut à gérer sur place cette crise d’Ouvea. Voici comment il présente l’échange qu’il eut alors avec Jacques Chirac, Premier ministre :

Jacques Chirac : « Que pensez-vous de l’idée d’intervenir ? »
Le général Vidal : « C’est possible, mais difficile et risqué. »
Chirac : « Que feraient les Israéliens et Margaret Thatcher dans un pareil cas ? »
Vidal : « Ils le feraient. »
Chirac : « Alors, nous allons le faire. »

Détail incroyable, le Premier ministre demande alors à l’officier de s’engager par écrit sur les pertes envisageables : « Un à deux tués, six à huit blessés, minimum », écrit-il. A ce jour, Jacques Chirac ne s’est toujours pas expliqué sur l’affaire d’Ouvea qui fut au cœur de la bataille présidentielle de 1988. L’aveu de Michel Rocard entrainera-t-il d’autres confessions ?

pouvons nous encore appeler cette personne mise en cause une 'mère'?

Par vitrolles13127 :: mardi 19 août 2008 à 01:20 :: articles de presse

La mère de l'enfant trouvé seul à Marseille identifiée

 Treize jours après la découverte d'un garçon de deux ans et demi, errant dans une cité de Marseille et que personne ne réclamait, la mère de l'enfant a été identifiée et doit revenir d'Algérie "dans les 24 heures", selon des sources proches de l'enquête.

Le parquet de Marseille a confirmé que la mère avait bien été identifiée et qu'il ne s'agissait "sans doute pas d'un abandon d'enfant mais plutôt d'une négligence sur fond d'infraction à la législation sur le droit des étrangers".

Plusieurs auditions de personnes qui se sont manifestées après l'appel à témoin lancé la semaine dernière, ont eu lieu et l'une d'elles, dimanche, a permis l'identification de la mère, actuellement en Algérie.

Cette dernière "doit prendre le bateau" et devrait revenir sur le territoire français "dans les 24 heures", a ajouté la source judiciaire.

La mère dont les enquêteurs ne savent pas encore pour quelle raison elle se trouvait en Algérie - décès dans sa famille ou vacances - a également trois autres enfants et n'aurait pas pu emmener le petit garçon en raison d'un "problème de passeport".

Elle aurait confié son fils en bas âge à une connaissance le temps de ce voyage, selon un témoignage recueilli par les enquêteurs.

Les policiers entendront la mère dès son retour. La "nounou", actuellement recherchée, sera également entendue. Selon le parquet, "il semble que la mère n'ait rien à se reprocher" concernant l'enquête pénale.

L'hypothèse privilégiée est que l'enfant aurait échappé à la vigilance de l'amie à qui il avait été confié, cette dernière n'osant pas ensuite se signaler auprès des services de police.

Selon le parquet, la "nounou", ou l'un de ses proches, serait en situation irrégulière, ce qui expliquerait son silence.

Le garçonnet aux cheveux bouclés dont le prénom n'a pas été dévoilé et dont l'âge a été évalué à 30 mois, a été trouvé le 5 août, seul sur une esplanade de la cité de Fonscolombes, vaste labyrinthe d'immeubles du nord de Marseille.

Vêtu d'un T-shirt blanc, d'un short orange et de baskets argentées, il a été remarqué par des passants qui l'ont confié à la police. Les enquêteurs ont pensé dans un premier temps que ses parents se manifesteraient rapidement, mais personne n'est venu déclarer une disparition et ce malgré un appel à témoin.

Des appels de toute la France, souvent aberrants ou loufoques, ont été reçus mais le renseignement qui a mené à l'identification de la mère ne serait arrivé que dimanche soir.

Le garçon, d'abord placé dans un foyer, a depuis rejoint une famille d'accueil où une assistante maternelle prend soin de lui. Il n'a rien dit qui puisse aider les enquêteurs.

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