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je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois, mauvais caractère, mais fidèle en amitié mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis" pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
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claude bartolone écrits aux signataires de 'reconstruire à gauche'

Par vitrolles13127 :: mercredi 03 septembre 2008 à 22:52 :: la lettre de laurent fabius

Lettre de Claude Bartolone aux signataires de "Reconstruire à gauche"
 
Le 3 septembre 2008
 
            Chère camarade, cher camarade,
 
Mais que s’est-il donc passé à la Rochelle  ? C’est la question que se posent les militants, sympathisants, électeurs qui ne s’y trouvaient pas et qui sont souvent déboussolés, voire dégoûtés. On les comprend : à lire les commentaires, les trois jours de l’université d’été n’auraient été que pugilat, divisions, repli du parti sur lui-même… Pour démêler le vrai du faux, j’ai pensé utile de te dire comment, avec Laurent Fabius et les camarades de notre sensibilité, nous avons vécu cette université d’été.
 
            A la Rochelle , nous avons combattu la politique de N. Sarkozy en faisant des propositions pour une alternative crédible en France et en Europe. Dans « université d’été », il y a « université », autrement dit réflexion collective. Celle-ci a été riche, vivante, et il est regrettable que les médias n’aient pas davantage mis en avant la participation active de 4 000 militants, élus locaux, cadres fédéraux, responsables nationaux au sein des 21 ateliers qui ont rythmé le week-end. De nombreux amis ont participé aux tables rondes : Pervenche Berès (« le Manifeste du PSE 2009 »), Bariza Khiari (« le projet socialiste de coopération franco-méditerranéenne »), Guillaume Bachelay (« ce que les sociaux-démocrates peuvent faire du traité de Lisbonne »), Henri Weber (« où en est la présidence française de l’UE ? »), Alain Vidalies (« le code du travail en miette : le vrai projet Sarkozy-Fillon »), André Laignel (« Comment l’UMP étrangle les collectivités locales »), Claude Roiron (« l’école, la recherche, l’université : la droite contre le savoir »), Vincent Léna (« la solidarité urbaine : l’impensé de la droite »), Didier Mathus (« l’audiovisuel selon Sarkozy-Fillon »), moi-même (« quelle politique économique et sociale de gauche ? ») et d’autres encore. Avec conviction, nous avons fait partager aux camarades les analyses et les réponses de « Reconstruire à gauche ».
 
            Je veux tout particulièrement attirer ton attention sur la séance plénière consacrée à l’Europe qui s’est déroulée dès l’ouverture de l’université d’été. Dans le grand auditorium, Laurent Fabius en était le grand témoin. Il a pu développer son diagnostic de la crise de la social-démocratie européenne, sa volonté de substituer le « juste échange » au libre échange pour développer nos économies et protéger nos modèles sociaux, sa critique de la politique européenne de N. Sarkozy qui préfère le magma institutionnel à la relance des politiques concrètes pour les Européens. Afin de mettre le PS et le PSE sur les bons rails en vue des élections européennes de juin 2009, Laurent Fabius a avancé cinq propositions précises sur l'Europe  : une clause de sauvegarde sociale, une coopération renforcée en matière de recherche et d’innovation, une véritable communauté européenne de l'énergie, un programme européen d'investissements massifs et un espace Schengen de la défense. Dans la salle, les 400 militants présents ont, semble-t-il, approuvé ces orientations précises, tournées vers le futur, qui permettent de dépasser les oppositions du Oui et du Non au traité constitutionnel européen. Car tous les socialistes sont des pro-européens convaincus. Et la crise du modèle libéral exige un sursaut de la gauche européenne. Les médias, sans surprise, se sont fait peu l’écho des propositions   concrètes formulées par Laurent. A chacune et chacun de nous, maintenant, de les marteler dans nos sections et nos fédérations. Et poser une question simple : à la Rochelle , quels autres dirigeants socialistes ont fait de même, c’est-à-dire voulu donner à nos militants des outils pour convaincre et tourner le PS vers les Français et vers l’avenir ?
 
            Bien entendu, la Rochelle fut aussi l’acte I du Congrès de Reims. Pour toutes les sensibilités présentes, ce fut le moment d’échanger avec d’autres. Pour tous les animateurs des contributions générales, ce fut la possibilité de promouvoir leurs analyses et leurs propositions. Pour les militants et les dirigeants, ce fut aussi l’occasion de discuter des candidats possibles au poste de premier secrétaire. Et c’est normal ! Dans un peu plus de dix semaines, les militants du Parti socialiste auront à se prononcer sur la ligne politique, la stratégie d’alliances, la direction chargée de mettre le parti en ordre de marche pour préparer l’alternance. Cela mérite que des sensibilités expriment leurs souhaits ! Les projets politiques s’incarnent dans des femmes et des hommes, que départagent les adhérents. On peut se moquer de la passion socialiste pour le débat, comme le font les dirigeants de l’UMP. On peut aussi y voir une richesse, la marque de notre histoire, la preuve de notre vitalité démocratique.
 
            Nous sommes allés à la Rochelle avec la volonté de participer au pôle des Reconstructeurs qui constitue le véritable espoir d’un changement du PS. Voilà près d’un an, lors de notre réunion à Sciences-Po le 29 septembre 2007 , nous avons fait le choix de rencontrer et de débattre avec d’autres sensibilités socialistes pour tenter, dans la fidélité à nos convictions, de reconstruire ensemble notre parti. Nous avons continué le travail et, au fil de nos réunions (en janvier 2008 au Sénat et le 1 er juin lors de la journée nationale des reconstructeurs), un rassemblement possible s’est dessiné. Nous avons publié des textes communs et des tribunes qui ont montré notre convergence sur l’avenir de l’Europe, sur la nécessité d’inventer de nouvelles réponses à l’heure de l’épuisement de la social-démocratie traditionnelle et sur la conception du parti. Au début, notre initiative a suscité l’incrédulité et a été accueillie par une certaine indifférence. C’est sans doute parce qu’elle apparaît maintenant comme plus crédible que certains se déchaînent contre elle !
 
Le week-end dernier nous avons donc échangé avec Martine Aubry et ses amis, avec les partisans de Dominique Strauss-Kahn, avec Arnaud Montebourg et ses camarades, ainsi qu’avec les membres du NPS, notamment Benoît Hamon , avec lesquels nous avons beaucoup de convergences. Nous l’avons fait dans un souci de double transparence : transparence à l’égard des membres de notre sensibilité (en conviant Martine Aubry, Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon à notre réunion plénière de sensibilité pour qu’ils nous disent ce qu’ils attendent du Congrès) et transparence à l’égard de la presse (en participant à un large déjeuner auquel tous les responsables avaient été conviés). Là aussi, je pose une question simple : y a-t-il une autre sensibilité du parti qui a, en marge de l’université de la Rochelle , ouvert ses portes à des camarades de sensibilités différentes ? Seuls les reconstructeurs ont fait véritablement le choix de l’ouverture, du dialogue, de la camaraderie, en privilégiant le débat sur le fond aux aventures médiatiques personnelles.
 
Dans ces réunions, il a été surtout question de l’avenir de la gauche . Nous partageons aujourd’hui un même diagnostic : après 20 ans sans victoire présidentielle et 11 ans sans victoire législative, il est vital de changer en profondeur le PS. C’est l’intérêt général du parti qui nous motive. Les Français comprendraient-ils qu’après ces échecs, on maintienne à peu près les mêmes personnes, les mêmes candidats, les mêmes synthèses et les mêmes orientations politiques ? Nous voulons un nouvel Epinay entre des sensibilités et des responsables qui partagent l’essentiel, c’est-à-dire l’ancrage à gauche du PS, le refus de la peopolisation de la vie politique et de la présidentalisation du parti, l’opposition vigoureuse au sarkozysme, et l’exigence d’une refonte de la social-démocratie européenne. Certes, nous ne sommes pas d’accord sur tout. Mais pour gagner des élections, il ne faut pas simplement rassembler des gens qui pensent la même chose. Il faut être capable d’entraîner des sensibilités diverses. Et pour cela, il est indispensable de réunir des militants qui peuvent avoir des approches différentes sur telle ou telle question. Vouloir rassembler uniquement « ceux qui pensent la même chose », comme le proposent certains, est la meilleure recette pour rester éternellement minoritaires dans le pays .
 
Allons plus loin et regardons, là aussi, les faits. Où est le sectarisme ? Où se niche l’incohérence ? Le sectarisme est du côté de ceux qui, ces derniers jours, ont multiplié dans les médias les exclusives, voire les injures à l’égard de notre sensibilité. Que nous reprochent-ils ? D’avoir vu souvent juste, qu’il s’agisse de la laïcité en 2003, de la crise européenne en 2005, de la nécessité d’augmenter le pouvoir d’achat et d’abord le Smic en 2006, du refus de la TVA sociale en 2007 ou encore de la prise de conscience début 2008 d’un virage atlantiste et bushiste de la France en Afghanistan ? Pourquoi un tel rejet à notre égard ? On nous dit : les fabiusiens ne sont pas fréquentables parce qu’ils ont fait un choix différent en 2005. La manœuvre est un peu grosse. Pourquoi étions-nous fréquentables lors du Congrès du Mans, quand nous étions nécessaires à la synthèse, et pourquoi ne le serions-nous plus aujourd’hui ? Pourquoi d’autres responsables qui ont fait le choix du non, sont-il aujourd’hui des interlocuteurs acceptables, alors que nous ne le serions pas ? Tout cela montre bien qu’il ne s’agit que d’arguments de façade. L’ostracisme envers Laurent Fabius traduit avant tout la peur de certains de perdre le confort de la direction du parti ou de devoir se mesurer à l’un des seuls responsables socialistes qui a été capable jusqu’à présent de s’opposer efficacement (60 députés lui doivent leur siège) et de proposer positivement (voir ci-dessus les propositions sur l’Europe) ?
 
Quant à l’incohérence, on se pince pour y croire ! Ceux qui dénoncent les rencontres au grand jour entre socialistes n’oublient-ils pas que certains, entre les deux tours de la présidentielle, se rendaient, à la nuit tombée, au domicile de F. Bayrou pour quémander son soutien ? Sans oublier ceux qui se proclamaient au printemps « socialistes et libéraux » et qui veulent aujourd’hui donner des exemples de cohérence idéologique.
 
Nous ne sommes pas dupes de ces manœuvres qui consistent, par médias interposés, à installer la confusion dans l’esprit des militantes et des militants. Au fond, deux destins s’offrent au Parti socialiste :
 
- soit on réédite les recettes déjà essayées et qui ont conduit à l’échec (la présidentialisation du parti, la droitisation des analyses, la tentation de l’alliance au centre droit, la sous-estimation de la crise de la social-démocratie européenne, ainsi que la prétendue ritournelle de l’unité aux dépens du travail de fond et de la clarté de l’orientation politique). Ce sont des impasses.
 
- soit on change en profondeur – c’est l’autre destin possible pour le PS – pour affirmer un socialisme décomplexé. C’est ce qu’appellent de leurs vœux, chacun avec ses mots, son histoire, sa personnalité, notamment Martine Aubry, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Paul Huchon, Benoît Hamon , d’autres, et bien sûr nous toutes et tous, autour de Laurent Fabius. A ces responsables d’être à la hauteur du moment historique dans lequel se trouve le Parti socialiste en réussissant à bâtir, avec d’autres comme le pôle écologique de notre ami Géraud Guibert , un projet de reconstruction à vocation majoritaire. Y a-t-il aujourd’hui au sein de notre parti une autre proposition de changement à la mesure de celle-ci ? Y a-t-il une autre perspective collective aussi innovante ?
 
Une dernière question : parmi ces deux offres, laquelle redoutent à la fois N. Sarkozy , notre adversaire de droite, et O. Besancenot, notre concurrent d’ultragauche ? Poser la question, c’est y répondre.
 
Refusons la confusion et contribuons à la clarification réclamée par les militants qui s’apprêtent à lire les motions en septembre, à choisir une orientation, puis à désigner une direction nouvelle avec un ou un(e) premier(e) secrétaire courant novembre. Soyons fidèles à notre volonté de « rassembler à gauche ». A ce stade, Martine Aubry présente de nombreux atouts qui font d’elle un pivot de ce rassemblement. Elle symbolise la gauche qui réussit localement. Elle porte une ligne politique qui ne confond pas la gauche et la droite. Elle refuse la présidentialisation et se place sur le terrain collectif. Elle est capable, nous l’espérons, de rassembler largement.
 
Nous sommes déterminés plus que jamais à changer le PS pour éviter qu’il se brise sur ces deux récifs que sont l’immobilisme et le libéralisme. Au cours de ce congrès, nous débattrons dans la sérénité et la clarté, proposerons à gauche, agirons avec d’autres pour bâtir une majorité de renouveau. Je t’invite à suivre cette feuille de route dans ta section et au sein de ta fédération. A nous de montrer l’exemple et le chemin. Pour que Reims soit le début du renouveau socialiste qu’attendent nos camarades, nos électeurs, notre pays et l’Europe.
 
Amicalement,
 
Claude Bartolone
 

la pauvreté tue à istres. merci l'opac. mes plus sincères condoléances aux enfants ainsi qu'a la famille.

Par vitrolles13127 :: mercredi 03 septembre 2008 à 02:42 :: ni pauvres ni soumis

Bouches-du-Rhône: au moment d'être expulsée de son logement, elle se jette par la fenêtre et se tue

 

 
 
 

 

Ce mardi matin, au moment où devait avoir lieu son expulsion du logement qu'elle occupait avec ses deux enfants à Istres, dans le quartier Rassuen, une jeune mère de famille de 33 ans s'est jetée par la fenêtre, du 3ème étage, selon La Provence.

La jeune maman est décédée des suites de ses blessures.

D'après la préfecture, la victime n'avait pas répondu aux demandes de rendez-vous de l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) afin d'effectuer les démarches administratives d'accompagnement social et d'aide aux locataires en difficulté.

"Il semblerait qu'il s'agisse plus d'un drame de l'isolement que de la précarité", explique un journaliste de RTL, sur place. "On a bien compris qu'il y avait un malaise dans le couple", explique un voisin interrogé par la radio. Depuis leur installation en octobre 2006, aucun loyer n'avait été payé.

Selon France Info, son ex-compagnon et son beau-frère étaient sur place au moment où se sont présentés un huissier et un officier de police judiciaire.

Les deux enfants, âgés de 4 ans et 18 mois ont été confiés ce mardi soir aux parents de la victime.

 

le post.fr

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ma réaction

 

j'avais déjà alerté par blog  les méthodes contestables de l'opac des BDR

 

lorsque le préfet  dit que l'opac des bdr a téléphoné et écrit  je m'oppose en faux, que l'opac,est écrit à la défunte soit, mais pas téléphoné, idem pour le ccas d'istres car  si ce dernier fait pareil que vitrolles, ils ne m'ont pas contactés ni par courrier ou téléphone, ils  ont même continués à poursuivre jusqu'à ce que la préfecture m'écrive avec comme seul document un papier à envoyer au ccas, bien que ma dette soit réglée.

le jeu consiste à, je renvoie la balle ,(prefecture/ccas)et vice et versa,  et une vie par apport à de l'argent, c'est quoi...etc...rien. aucune assistante sociale rien.

 

http://vitrollesenprovencelyon.20minutes-blogs.fr/tag/VITROLLES%202008

http://www.lepost.fr/article/2008/02/12/1097371_guerini-a-marseille-president-de-l-opac-demande-l-expulsion-d-un-travailleur-handicape-cool-la-politique-sociale-de-sego-puisque-guerini-ainsi-que-menucci-ont-etes-les-fers-de-lance-de-dame-roya.html

http://www.lepost.fr/article/2008/01/26/1089596_elections-municipale-vitrolles-c-est-parti.html

 

 

 

 

fabius : l'ami infréquentable.

Par vitrolles13127 :: mercredi 03 septembre 2008 à 01:10 :: congres PS de reims

Fabius, l'arbitre encombrant du PS

Nicolas Barotte
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Malgré ses efforts pour recentrer son image, Laurent Fabius reste «infréquentable» pour beaucoup. (AFP/MULLER)
Malgré ses efforts pour recentrer son image, Laurent Fabius reste «infréquentable» pour beaucoup. (AFP/MULLER)

L'ancien premier ministre soutient Martine Aubry pour le poste de premier secrétaire : un ralliement bienvenu mais non sans risque.

L'obsession anti-Fabius reprend au PS. Il en a l'habitude : qu'on lui colle l'image de social libéral (lorsqu'il était ministre des Finances hostile aux dépenses excessives) ou de héraut de la gauche (lorsqu'il dit non au référendum européen de 2005), l'ancien premier ministre est soit l'ennemi soit le camarade encombrant. Alors qu'il n'est ni candidat au poste de premier secrétaire ni en piste pour 2012, la place qu'il veut prendre dans la bataille du congrès de Reims occupe bien des esprits. Parce que tout le monde se méfie de ses arrière-pensées.

L'année dernière, pour revenir dans le jeu socialiste, Laurent Fabius s'est rallié à l'idée des «reconstructeurs», rapprochement auparavant improbable entre ses partisans et ceux de Dominique Strauss-Kahn. Possible compromis, la maire de Lille Martine Aubry est donc sa candidate au poste de premier secrétaire. «Elle peut être une force pour ramener les socialistes à travailler ensemble», a encore déclaré mardi Claude Bartolone, son bras droit. «Elle permet de bouleverser le match Royal-Delanoë». Et d'éviter au PS une dérive «à droite».

Mais malgré ses efforts pour recentrer son image et quitter la rive gauche du PS, Laurent Fabius demeure infréquentable pour beaucoup. Pourquoi ? «Pourquoi Adam et Ève sont-ils poursuivis par le Démon ? Parce qu'ils ont pêché, ils ont croqué la pomme», commente Michel Sapin, un proche du premier secrétaire. «Son indiscipline a énormément marqué les militants.»

Depuis la campagne référendaire de 2005, durant laquelle il s'était affranchi des positions officielles du PS, Laurent Fabius incarne la crise du parti. Trois ans après, certains s'y réfèrent encore. Ainsi lorsque Bertrand Delanoë promet, vendredi devant ses partisans, d'être «un responsable pour le respect des décisions des militants», la salle exulte.

Pour avoir la cote au PS, mieux vaut ne pas se prévaloir de Laurent Fabius. Alors Martine Aubry a-t-elle envie de son soutien ? Oui, s'il n'est pas le seul. Le maire de Lille l'a dit à Laurent Fabius avant l'été : «Je ne veux pas être dans une motion de gauche, mais au centre de gravité d'une nouvelle majorité». L'un de ses proches, François Lamy, le précise encore si besoin : «Il est hors de question d'avoir une motion Aubry-Fabius uniquement». Le regroupement doit être plus large. Mais l'épouvantail anti-Fabius n'est pour lui qu'une technique de congrès éculée. «C'est un grand classique», regrette-t-il. «Et cela n'a pas été brillant à l'arrivée.» Un parti divisé qui a perdu les élections.

«Stratégie de disqualification»

Chez les strauss-kahniens, on traite aussi Fabius avec des pincettes. Certes, pour Jean-Christophe Cambadélis, ce n'est pas au moment où le PS devient social-démocrate qu'il faut renforcer la gauche du parti en le marginalisant. Mais Pierre Moscovici, candidat au poste de premier secrétaire, envisage une approche différente, au nom de la cohérence idéologique : «Ni ostracisme ni contact privilégié» avec les partisans de Fabius qui «ne peuvent pas être au cœur» d'une future majorité.

Les anti-Fabius, eux, se réjouissent. Abouti ou non, le rapprochement mis en scène à La Rochelle fait le délice de François Hollande et des siens. «Maintenant on sait que Martine Aubry est avec Laurent Fabius», répète avec certitude le directeur de cabinet du premier secrétaire, Stéphane Le Foll. Le numéro un du PS espère utiliser la figure de l'ancien premier ministre comme un repoussoir. «Pour qu'un parti fonctionne bien, il faut une majorité et une minorité», explique le député Bruno Le Roux.

«Si ce type est infréquentable, pourquoi Hollande l'a-t-il inclus dans la synthèse du Mans ?», s'agace le fabiusien Claude Bartolone. «Ils essaient une stratégie de disqualification parce qu'ils savent que Fabius est le seul à pouvoir permettre l'avènement d'une nouvelle majorité.» Pour savoir si c'est vrai, il faudrait connaître son poids au sein du PS. De vote en vote, il n'a cessé de reculer.

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