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olivier besancenot, le che en bobos

Par vitrolles13127 :: samedi 29 septembre 2007 à 18:02 :: Général

Look décontracté, vocabulaire jeune et posture modeste du "salarié comme les autres", Olivier Besancenot a changé l'image de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Il tente maintenant d'en modifier l'imagerie politique.

Le 19 septembre, le porte-parole de la LCR a publié avec le sociologue Michaël Löwy Che Guevara, une braise qui brûle encore (éditions Mille et une nuits, 14 euros). Un mois plus tôt, il annonçait la création d'un "nouveau parti anticapitaliste" prenant de court les militants de son organisation. Insensiblement, l'image donnée de la LCR change. Fini le temps où le candidat n'était "qu'un camarade parmi d'autres". Désormais, ses amis revendiquent l'aura de leur candidat qui "pèse" 1,5 million de voix. On parle du "parti d'Olivier", fondé sur le "programme présidentiel d'Olivier". Son livre en est une illustration : les auteurs expliquent "l'actualité ardente" des idées du guérillero pour la "rénovation" et "le socialisme du XXIe siècle".


Il avait prévenu lors de l'université d'été d'août : "Il est temps de refermer la page du vieux mouvement ouvrier pour en écrire une nouvelle, vierge." Le leader révolutionnaire nie toute volonté de substitution mais la célèbre figure est régulièrement convoquée, comme référence. Et évoque immanquablement la JCR de 1968 fascinée par le "foquisme", théorie du foyer révolutionnaire qui voulait multiplier les points de révolte. "L'histoire nous mord la nuque", prétendaient alors les aînés de Besancenot.

Le lyrisme en moins, la rhétorique de la LCR semble s'inspirer de cette volonté d'ouvrir une nouvelle voie de construction d'un parti. "Cela apparaît comme une tentative de se libérer de la figure tutélaire de Léon Trotski", s'interroge le minoritaire Christian Picquet. "C'est plus sexy de se réclamer du Che !", sourit Sergio Coronado, conseiller municipal Verts à Paris.

Besancenot jure que son ouvrage était prévu "avant la campagne". Le calendrier est pourtant bien calculé. Et permet de peser sur les débats que les militants doivent avoir fin janvier lors de leur congrès. "C'est une contribution supplémentaire qui peut permettre d'éclairer ce qu'on peut puiser dans la pensée du Che dans la discussion sur le nouveau parti", admet-il. Et de prendre - définitivement ? - ses distances avec la doctrine trotskiste.

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Commentaires

Le samedi 13 octobre 2007 à 13:13, par Ricardo -
Che Guevara, un glaire qui coule encore...

Ernesto Guevara était un personnage incohérent, inconsistant, qui n’a même pas su trouver une belle mort, ce qui est un comble pour quelqu’un qui sanctifiait "la mort pour des idées"... Après quelques escarmouches à Cuba, face une armée qui ne demandait qu’à rendre les armes (escarmouches qui lui ont valu une petite gloriole facilement acquise), Guevara n’a plus fait preuve d’un grand courage. Au Congo, il a pris la fuite, abandonnant sur place ses hommes, qu’il avait condamnés en les ayant enrôlés. En Bolivie, lorsque, acculé, une occasion s’est présentée à lui de trouver une mort héroïque (la saisir eut été la moindre des choses, lui qui avait envoyé tant de ses compagnons à la mort), il a préféré lever lâchement les bras en disant "ne me tuez pas, je suis Guevara, j’ai plus de valeur vivant que mort !!". Si l’on doit admirer un combattant ayant porté un couvre chef étoilé, mieux vaut tirer sa révérence à Roger Vandenberghe, qui, lui, n’a jamais levé les bras au combat... Mais il est vrai que les valeurs combattantes de Roger Vandenberghe sont, elles, indiscutables. Pour ce qui est de la plume, les écrits de Guevara sont si déplorables qu’on se demande s’il ne les a pas écrits avec ses pieds... Ses soit-disant poèmes sont certainement le summum du ridicule...

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