Bertrand Delanoë ne s'était pas encore personnellement exprimé sur les accusations de privilègier les associations juives et LGBT pour des raisons électoralistes formulées par le journaliste Yvan Stéfanovitch lors d'une réunion publique de campagne de l'UMP dans le XIIème arrondissement de Paris.
Interrogé sur l'antenne de Radio J, dimanche 24 février, il a répondu de manière très virulente à ses détracteurs. "Depuis sept ans, il y a eu et je ne dramatise pas, des aspects de chasse à l'homme contre moi et il y a eu des livres, des tas de livres, des papiers, des choses infâmes remplies de contrevérités et on s'aperçoit que ces personnes se retrouvent dans une réunion avec Monsieur Cavada, disent des choses horribles et Monsieur Cavada reste passif", a déclaré Bertrand Delanoë lors du Forum Radio J. .
"Tout cela est destiné à me salir. Parce qu'il n'y a pas que Monsieur Stéfanovitch, a ajouté le maire. Il y a eu il y a deux ans des milieux proches de l'UMP qui ont dit que par exemple, je distribuais des subventions extraordinaires au monde homosexuel. Or ils n'arrêtent pas de reprendre des chiffres faux. Les associations homosexuelles, notamment qui luttent contre le sida, étaient interdites de subventions en tant qu'homosexuelles avant 2001 et aujourd'hui nous sommes à un maximum de 250 000 euros contrairement à ce qu'ils disent, et pas seulement Monsieur Stéfanovitch, à 250 000 euros de subventions à ces associations utiles, vous savez sur combien? Sur quelques 160 millions d'euros! Donc quelle est la raison ...?" (...) On s'attaque à moi pour ce que je suis...".
Le journaliste lui demande alors de préciser sa pensée : "On s'attaque à moi pour ce que je suis ... en fait, c'est de l'homophobie?". "Notamment, mais pas seulement", répond alors Bertrand Delanoë. | |