je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois,
mauvais caractère, mais fidèle en amitié
mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis"
pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
Le conflit entre le maire et le chef de l'opposition continue
Guy Obino profite de sa position de force que lui confère sa fonction pour user et "pousser à bout" son adversaire.
© Serge Guéroult
Il faut désormais être pourvu de sandwiches et boissons fraîches et d'un sens civique bien accroché pour assister sans dommage aux séances publiques du conseil municipal. Car non seulement elles sont interminables, mais surtout elles offrent un spectacle dont la démocratie ne sort pas forcément grandie.
Le conseil d'hier soir, dont le point fort était le vote du budget primitif de la ville et de ses annexes (eau, assainissement, immeubles locatifs, Zac et cimetières) en a été une parfaite illustration. La séance a débuté avec une déclaration préliminaire virulente de Guy Obino et de son élu délégué aux anciens combattants à l'adresse de Christian Borelli. Le chef de l'opposition a aussitôt réagi. A l'adoption des décisions prises par le maire depuis le dernier conseil municipal, il a vivement critiqué le soutien accordé par la Ville à l'un de ses fonctionnaires — le directeur général des services Richard Idelovici — dans la plainte qu'il a déposée pour détournement du fichier des personnels municipaux durant la campagne électorale. "Vous allez encore perdre, a ironisé Christian Borelli, et gaspiller l'argent des contribuables".
Le vote du budget, présenté par le nouvel adjoint aux finances Malik Mersali, a commencé avec l'adoption des trois taxes (habitation, foncier et foncier non bâti) dépendant de la commune et dont les taux sont restés identiques à ceux de 2006 et 2007. L'opposition a approuvé cette stabilité et a voté avec la majorité. Accalmie de brève durée, car le discours émaillé de chiffres du premier adjoint Jean-Claude Denjean, se félicitant de la bonne santé financière de la commune mais surtout annonçant les mesures que la Ville adopterait (principalement dans le domaine de l'enfance et la petite enfance) pour contrebalancer les effets de la politique gouvernementale, a ulcéré le groupe Borelli qui dès lors n'a cessé de bombarder de questions le maire et le rapporteur du dossier.
Certaines efficaces, ont entraîné le recours au directeur des services financiers. D'autres inadaptées, comme celle de Christian Borelli sur la taxe professionnelle (qui dépend de la CPA) et qui ont permis au maire d'écraser son opposant de tout son dédain, de le provoquer jusqu'à obtention du but recherché, le faire sortir de ses gonds. "Je l'ai poussé à bout", s'est félicité Guy Obino, oubliant que son micro était branché…
Après le vote du budget, la vingtaine de délibérations qui complétaient l'ordre du jour ont donné lieu à d'autres joutes verbales. La plus virulente, de loin, s'est nouée autour de la question relative à la désignation d'un avocat pour défendre les intérêts du maire qui a décidé d'attaquer Christian Borelli pour des propos "susceptibles de constituer des diffamations". Des propos tenus publiquement par le candidat UMP au soir du second tour des élections et publiés le lendemain dans notre quotidien. Cette délibération a donné lieu à un échange qui résume bien la relation "psychodramatique" entre GuyObino, qui, en position de force, s'évertue à garder son calme, et Christian Borelli, qui, se confiant "blessé" par le "mépris" de son adversaire, peine à garder le sien. "C'est normal que je sois énervé!, s'est justifié le leader de l'opposition. Venez donc à ma place! Inversons les rôles et vous allez voir…"