je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois,
mauvais caractère, mais fidèle en amitié
mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis"
pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
| Jean Daniel Cadinot est mort |
Sur son blog officiel, en date du 23 avril, Jean Daniel Cadinot tire son «ultime révérence». Le photographe et cinéaste, connu à travers le monde pour ses nombreux films porno, s'est éteint le même jour, à l'âge de 64 ans, d'un arrêt du cœur. À la fin des années 1970, Cadinot représentait à lui seul l'érotisme gay français. Dans une société où l'homme dénudé n'existait tout simplement pas, ses nombreux albums de nus masculins étaient connus de tous (250.000 exemplaires vendus à l'époque). À partir de 1980, ses films prirent le relais, devenant une sorte d'étendard de l'érotisme frenchy à travers le monde. Ses modèles, souvent jeunes, Beurs, Noirs, illustraient le nouveau métissage de la culture française, bien avant l'apparition de SOS Racisme.
En fait, Cadinot a toujours eu du succès et ses films ont longtemps figuré en tête des ventes, même lorsque la concurrence américaine des studios Falcon est apparue. Cadinot a ainsi remporté de nombreux prix internationaux et créé un style qui lui est propre. Indépendant (son entreprise, French Art, a su se défendre face aux fusions du business du porno gay), fier, parfois même mégalomaniaque et coléreux, Jean Daniel Cadinot restera le réalisateur de films porno français qui incarne à la perfection l'évolution de l'homosexualité de ces trente dernières années. Quatre-vingt films au total, dont le dernier, Subversion, sortira cette année. Un titre qui résume une carrière.