je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois,
mauvais caractère, mais fidèle en amitié
mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis"
pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
À la veille de la publication du livre de Bertrand Delanoë, elle se déclare candidate à la direction du PS. À la veille de la réunion des Reconstructeurs qui cherchent à lui faire barrage, elle accorde une grande interview à Libération : «Avec autant de candidats au premier secrétariat qu'à la Villa Médicis, nous donnons un spectacle un peu baroque.» C'est Ségolène Royal, ou comment contrer ses adversaires ? Comment rester dans la course ? Comment essayer de garder un coup d'avance ?
Cela fait en tout cas longtemps que Ségolène Royal se prépare à cette montée en puissance du front anti-Royal. Pour l'avoir expérimenté durant la campagne présidentielle, la présidente de la Région Poitou-Charentes ne veut rien laisser passer. Déjà à la fin des élections municipales, elle n'avait pas de mots assez durs pour dénoncer les «apparatchiks du parti». Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, la semaine dernière, elle s'en est prise implicitement à Jean-Christophe Cambadélis en suggérant des sanctions à l'encontre de ceux qui, au PS, se comportent «mal» en «dénigrant» leur parti. Message reçu cinq sur cinq. Dimanche lors des «ateliers de la rénovation», ce dernier a lu la définition du mot «pétaudière» «assemblée où, faute de discipline, règnent la confusion et le désordre» que Mme Royal lui avait reproché d'employer à propos du parti. «Le problème du PS, c'est un peu cela», s'est amusé Cambadélis avant d'en appeler à «un libre débat où on ne voit pas qu'une seule tête mais plusieurs». Libre, le débat le sera peut-être. Serein, comme le souhaite Ségolène Royal, c'est moins sûr mais avec Ségolène, il le sera.