je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois,
mauvais caractère, mais fidèle en amitié
mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis"
pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
Le National Building Museum de Washington, où la sénatrice de New York, autant admirée que détestée, a servi de cadre majestueux à l'ultime étape d'un parcours qu'elle avait entamé en janvier 2007 avec le statut de "candidate inéluctable" du Parti démocrate.
Mais la victoire inattendue de Barack Obama dans les premiers caucus, en janvier dernier dans l'Iowa, a d'emblée placé l'ex-First Lady sous pression, et les cinq mois de primaires qui ont suivi, Etat par Etat, ont usé jusqu'à la corde son espoir de devenir la première femme présidente de l'histoire de son pays.
Après avoir lutté pendant des années aux côtés de son mari, elle livrait cette fois sa propre bataille. Critiquée pour sa raideur et son manque de spontanéité, elle avait su revoir sa stratégie et accepté de fendre l'armure. Vrai moment de fatigue ou génial coup de communication, ses larmes lors d'un meeting dans le New Hampshire lui avaient apporté de nombreux électeurs, en particulier des femmes.
Mais son rival, qui n'est qu'à son premier mandat de sénateur, avait pour lui les promesses de changement.
Dans la dernière ligne droite, alors que ses victoires dans les gros Etats et les Etats qui seront décisifs le 4 novembre lui laissaient encore entretenir un possible retournement de la situation, Hillary Clinton a commis un impair inattendu en établissant un lien entre la situation présente et l'assassinat, en juin 1968 en Californie, de Robert Kennedy, alors en lice pour les primaires démocrates.
ELLE NE LAISSE PERSONNE INDIFFÉRENT
Première épouse d'un président américain à avoir accédé à une fonction élective - c'était en novembre 2000, en remportant un siège de sénatrice de New York -, la femme aux tailleurs-pantalons, protestante (méthodiste), suscite les passions et sait autant se faire aimer que s'attirer de tenaces inimitiés.
Les conservateurs, toujours amers au souvenir des huit ans de présidence Clinton, la considèrent comme une "libérale", au sens américain du terme, soit une femme de gauche. Mais dans le camp démocrate, au contraire, nombre de libéraux pointent chez elle un côté calculateur et opportuniste et lui reprochent d'avoir soutenu initialement la guerre en Irak en 2003, avant d'évoluer prudemment vers la contestation du bellicisme de George Bush.
Car les gens voient en elles plusieurs facettes: l'avocate chevronnée, la militante des droits des enfants, la féministe autoritaire, une personnalité douée d'un certain charisme, une modérée et pragmatique, ou bien une "libérale" radicale, quand ce n'est pas une bureaucrate intransigeante. Quand ils ne retiennent pas, avant toute chose, l'épouse "trompée" qui défendit âprement son mari durant l'affaire Lewinsky.
Née le 26 octobre 1947, Hillary Clinton est élevée dans une famille républicaine de la banlieue de Chicago, avant de suivre des études à l'université Wellesley. Elle devient démocrate au cours de l'agitation estudiantine de 1968. C'est à Yale, où elle fait son droit, qu'elle rencontre l'étudiant qu'elle épousera en 1975, Bill Clinton. Ils auront eu une fille, Chelsea, qui a aujourd'hui 27 ans.
Après avoir empoché son diplôme à Yale, celle qui s'appelle encore Hillary Rodham devient une brillante avocate. Après un temps à Washington, elle suit Bill Clinton à Little Rock, dans l'Arkansas. Là, elle est à la fois avocate, mère, épouse d'un homme politique qui devient gouverneur de l'Etat avant d'accéder à la Maison blanche.
En 1992, quelques mois après son arrivée à la Maison blanche comme "First Lady", elle déclenche un feu roulant de critiques en annonçant sa décision de prendre en charge le dossier de la réforme du système fédéral de santé publique. Son projet de réforme est abandonné complètement en 1994, en partie à cause de son refus de tout compromis avec l'establishment.
Elle devient aussi la première First Lady à être entendue par la justice, le procureur spécial Kenneth Starr la convoquant devant un grand jury dans l'affaire Whitewater, en 1996.
Paradoxalement, le même Kenneth Starr, en s'acharnant contre son mari dans l'affaire Lewinsky, et l'attitude d'Hillary Clinton dans cette passe difficile de son couple, avaient contribué à son retour en grâce devant l'opinion.
Arrivée en tête des primaires dans les gros Etats comme la Californie, New York ou le New Jersey mais devancée par Obama au nombre des délégués et super-délégués dont dépend l'investiture du parti, Hillary Clinton aura finalement dû renoncer à son rêve.
Version française Eric Faye et Gwénaëlle Barzic