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La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet, le 16 mars 2008
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Des élus et responsables communistes, notamment les refondateurs Roger Martelli et Pierre Zarka, ont demandé lundi que le débat ne soit pas "confisqué" avant le congrès du PCF prévu en décembre, afin de répondre à "la crise historique du communisme".
Dans un communiqué intitulé "Nous voulons un débat extraordinaire", seize communistes aux "approches différentes" affichent leur "volonté" de "trouver des réponses à la crise historique du communisme dans la forme qu'il a prise au XXe siècle".
"Pour nous, il s'agit de choisir: maintenir en l'état la structure existante, fût-ce en ravalant la façade, au risque de l'enlisement, ou engager un processus en rupture avec les conceptions fondamentales ayant prévalu jusqu'alors", expliquent-ils.
"Telle qu'elle est envisagée, la préparation du congrès ne met pas en lumière les enjeux fondamentaux. Elle ne permet pas aux communistes de décider en toute connaissance de cause. Elle ne permet pas à la gauche de se relancer", estiment-ils, mettant implicitement en cause la secrétaire nationale Marie-George Buffet.
"Nous prendrons avec toutes celles et ceux qui le souhaitent, toutes les initiatives pour que le débat communiste ne soit pas confisqué", concluent-ils.
Jeudi, Mme Buffet (1,93% à la présidentielle de 2007) avait réfuté tout "verrouillage", assurant qu'"il n'y a aucun moyen de verrouiller le débat dans le Parti communiste français".