je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois,
mauvais caractère, mais fidèle en amitié
mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis"
pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
«Entrée du parc interdite aux Juifs», en allemand et en polonais. DR
Des débardeurs pour femme portant des inscriptions antisémites étaient en vente ce mardi matin dans une boutique du XIXème arrondissement de Paris, avant de disparaître.
Liberation.fr
Cet après-midi, ils avaient disparu des portants de la boutique. Pourtant, des débardeurs avec des inscriptions antisémites étaient encore en vente ce mardi matin dans une boutique de la rue de Belleville, dans le XIXe arrondissement de Paris.
C’est ce qu’a constaté un journaliste de l’Agence France Presse (AFP) ce mardi matin en se rendant dans le quartier chinois à l’ouverture de la boutique. Lui-même avait été prévenu par Sammy Ghozlan, le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA).
Dimanche, une passante alerte en effet le BNVCA. Elle vient de voir des débardeurs en laine pour femme qui portent sur le devant les inscriptions en allemand «Juden eintritt in die parkanlagen verboten» et en polonais «Zydom wstep do parku wzbronionyio» («Entrée du parc interdite aux juifs»).
Ces inscriptions reproduisent les panneaux d’interdiction visant les juifs du ghetto de Lodz (Pologne) en 1940. Sammy Ghozlan lui demande de prendre des photos de ces articles et de s’en procurer un exemplaire. Ces vêtements portent l’étiquette de la marque «Intro fancy» avec la mention en-dessous «Nought restrict» («zéro limite»). Le lieu de fabrication de l’article n’est pas indiqué.
Interrogé par Liberation.fr, le président du BNVCA considère qu'«on ne peut pas ne pas savoir ce que ces inscriptions signifient» et espère que les responsables seront «très sévèrement sanctionnés afin que cela ne se reproduise pas». Sammy Ghozlan a déposé plainte hier au commissariat central du XIXe arrondissement de Paris et a remis à la police un de ces débardeurs.
L’humoriste attire toujours dans son théâtre parisien un public fidèle et varié, pas toujours à l’aise avec ses multiples dérapages.
Une demi-heure avant la première représentation, la foule a déjà investi la ruelle du quartier de Bastille, à Paris, où se niche le théâtre de la Main d’or. Comme chaque samedi, Dieudonné donne double ration de son nouveau spectacle, « J’ai fait l’con », à 20h30 et 22 heures.
Libération révélait, une semaine auparavant, que l’humoriste avait fait baptiser sa fille dans une paroisse traditionaliste de Bordeaux. Le parrain ? Jean-Marie Le Pen. Information confirmée par les images filmées à l’entrée de l’église et diffusées par Rue89.
Les deux séances sont complètes : intox ou pas, l’annonce du baptême bordelais a fait du buzz. D’ailleurs, Herbie, Samy, et un troisième copain, informaticien comme eux, sont revenus. Ils n’ont pas encore de billet, mais espèrent bien rentrer. Ils connaissent les lieux : quelques semaines plus tôt, ils étaient venus pour le spectacle précédent. C’était avant l’épisode du baptême (le « parrainage », dira le public à l’unison), et ils n’étaient « qu’une quinzaine dans la salle ».
« Les médias le boycottent parce qu’il déplait au lobby »
Ils sont revenus dès qu’ils ont su que Dieudonné remettait ça. Autant dire des fans. Eux votent PS et Besancenot, et pas du tout extrême-droite. Qu’on fasse de leur humoriste préféré (« le seul qui nous fasse rire ») un bouffon rouge-brun les agace.
Le baptême ? « Un gros coup médiatique. » Les dérives de Dieudonné, dix-sept ans après ses débuts aux côtés d’Elie Seimoun ? « Une déformation des médias qui le boycottent parce qu’il déplait au lobby. » Le lobby ? « Oui, le lobby juif dans les médias. » Lunettes de soleil perchées sur crâne rasé, Samy, sympathique internaute, s’étonne :
« Tous les commentaires que j’essaye de poster sous les articles sur Dieudonné dans la presse sont supprimés sous prétexte que je parle du lobby. »
« Dire que je suis fan de Dieudonné pourrait me porter préjudice »
Quelques minutes plus tard, ils ont dégoté trois billets pour la première représentation, tandis que le public commence à se faire plus dense. Dans la file, un autre aficionado: (Voir la vidéo.)
D’autres refusent d’être interviewés parce que « le droit à l’image, c’est pas fait pour les chiens », ou encore parce que « ras-le-bol de la désinformation anti-Dieudo ». Laure, 27 ans, veut bien parler mais hors caméra:
« Je suis chanteuse et ma prod’ a été claire : il vaut mieux ne pas dire que je suis fan de Dieudonné, parce que ça pourrait me porter préjudice pour la promo, par exemple à la télé. On ne sait jamais, vu comme il est blacklisté… »
La jeune femme a vu tous ses spectacles et possède pas mal de DVD, souvent piratés. A la sortie, elle dira qu’elle a ri, mais « moins qu’avant »:
« On rigole, et le reste ne me dérange pas mais il en fait trop sur le 11 Septembre. Je crois qu’il pense vraiment que ce sont les Américains qui ont fait le coup. »
« Si c’est encore pour dire qu’on est fachos… »
Laure n’est pas la seule, à la sortie, à se poser des questions sur les relents conspirationnistes qui suintent sur scène. Interviewé deux jours plus tard par Rue89, Dieudonné en dira ceci:
Quand Herbie et ses potes quittent le passage de la Main d’Or, euphoriques, la foule s’agglutine déjà pour la deuxième séance. Léger avantage numérique aux hommes, mais beaucoup de couples quand même - « C’est l’été! », dit Shéhérazade qui fait la moue quand on dit qu’on s’intéresse au public de l’humoriste: « Si c’est encore pour dire qu’on est fachos… »
Denis et Soraya, la quarantaine bronzée, sont venus à deux. Elle est gérante d’un restaurant, lui travaille dans les télécoms. Il s’interroge davantage, mais aime que Dieudonné « fasse bouger les lignes » ; elle va plus loin et dit qu’ « après tout, il dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas ».
Ils « croient » qu’ils votent pareil, mais n’en sont pas sûrs. Nous ne saurons pas pour qui, même si Soraya dit qu’elle n’est « pas lepéniste », affirmant sans ciller que « le Français est raciste »:
Moyenne d’âge plutôt jeune, entre 20 et 40 ans. Quelques jeunes Blacks à casquette, baskets blanches et bermuda long, pas mal de trentenaires. L’un d’eux apprend à la porte que Jean-Marie Le Pen a confirmé être le parrain de Plume Mbala Mbala. Il fait la moue et parie sur « un coup de bluff : on dit bien qu’il a appelé son fils Judas sous prétexte que c’est dans un sketch ». Son voisin, maghrébin, lui coupe la parole:
« Le Pen, c’est la guerre d’Algérie, alors, si je le croise, je lui crève l’autre oeil. Dieudo, c’est autre chose, il n’est pas FN ! »
Et la fête Bleu-blanc-rouge à laquelle le comique a participé en novembre 2006 ? Ou les voyages africains de Dieudonné aux côtés de Jany, l’épouse du leader frontiste ? Certains savent et haussent les épaules -« De la provoc pour faire courir les journalistes… regardez-vous ! »-, d’autres l’ignorent. Un jeune en polo bleu, le visage fermé, sort de son mutisme pourvu que ce soit hors champ:
« Et alors, Le Pen est respectacle comme les autres. Pourquoi il faudrait le diaboliser alors que plein de gens votent pour lui. Y a pas de honte ! »
Ahmed décide de s’assoir à côté de moi : « Pour voir si vous riez. »
Sur le trottoir d’en face, on siffle Rue89. C’est Ahmed, animateur du site La banlieue s’exprime (LBS), qualifié dans un précédent article de « blog d’extrême droite » en voyant qu’il appelait à voter Le Pen. Infographiste à Bobigny, il réclame une mise au point:
LBS est proche de Dieudonné, c’est même Ahmed qui déchire les billets à l’entrée de la salle… et qui décide de s’assoir à côté de moi : « Pour voir si vous riez. » Celui qui place le public (et qu’on verra jouer les services d’ordre sur la vidéo du baptême) chauffe le public : « Mesdames et messieurs, la presse est là : Rue89 ! » Quelques applaudissements, des sifflets.
« Pas d’accord sur tout… mais c’est le plus drôle »
Nelson, 22 ans, étudiant en architecture, est un lecteur de Rue89. Il est venu avec sa copine, Mato. C’est la première fois qu’ils le voient sur scène, mais ils ont découvert ses sketches sur Internet et ont accroché « parce que c’est le plus drôle », même si ils sont « pas d’accord sur tout… par exemple sur Le Pen, puisqu’il faut en parler, évidemment ! »
Le spectacle s’achève sur une parodie de Nougaro scandant avec un vrai sens tragique des histoires de Palestine combative. Lumières, standing ovation des deux premiers rangs, où l’on avait placé une quinzaine de filles voilées de blanc, entrées par la porte arrière du théâtre. A la sortie, n’y tenant plus, Nelson ira demander au groupe de filles qui elles sont:
« Elles viennent d’un centre musulman qui s’appelle Zahra, où Dieudonné a fait une conférence. J’avoue, ça me pose un problème, de les voir se lever comme un seul homme à la fin du spectacle. Ce qui me plaisait, chez Dieudo, c’est justement qu’il luttait contre TOUS les communautarismes. »
En revanche, Nelson et Mato trouvent qu’on a tort d’en faire autant sur le « prétendu antisémitisme de Dieudonné ». Polynésienne, elle a attendu de s’installer en métropole pour le découvrir et estime que « Dieudo antisémite, ça n’a aucune réalité… même s’il y a un acharnement sur les juifs qui me gêne un peu ». Nelson, prolixe parce qu’il « aime comprendre pourquoi il rigole », précise :
« Avec mes potes, quand on en parle, on ne parle jamais d’antisémitisme. Au milieu de son spectacle, quand il faut venir un juif en pyjama avec son étoile jaune, je rigole. Tu peux pas rire à moitié de ça. Le pyjama, je m’en fous: ce qui m’intéresse c’est la manière dont il nous pousse à nous interroger sur la mémoire. »
« C’est une pensée qui n’est pas si paranoïaque »
Dieudonné a été condamné à plusieurs reprises pour avoir parlé de « pornographie mémorielle » au sujet de la Shoah, et accusé les Juifs d’être à l’origine de la traite des Noirs. Depuis, il consacre une partie de son spectacle au 11 Septembre. Mato:
« C’est pas que j’adhère à tout, mais c’est une pensée qui n’est pas si paranoïaque que ça. Pourquoi ce serait faux? Il y a quand même beaucoup de gens qui se posent des questions… »
Nelson et Mato, qui trouvent eux aussi que l‘« on tourne parfois en rond, même si on rigole », n’ont pas relevé cette vanne du comique anti-américain, qui raille qu’on cherche noise à Saddam Hussein -« Le méchant : il violait des colombes ». L’humoriste reviendra en interview sur « ce petit dictateur » qu’il peint en martyr de l’occident:
De son propre spectacle, Dieudonné dira, à rebrousse-poil de son public, que c’est le sketch sur la femme pygmée qui allaite un enfant mort qui reste « le plus provoc ». A la sortie, personne n’en parlait
Siné : Filoche répond aux vingt politiques et intellectuels qui soutiennent Val
Sous le titre "O combien je soutiens mon pote Siné contre les 20 que vous êtes !", le socialiste Gérard Filoche s'en prend au texte notamment signé par Bertrand Delanoë, Robert Badinter, Elie Wiesel ou encore BHL, qui prend la défense du directeur de la publication de Charlie Hebdo.
Siné
Dans un texte rendu public vendredi 1er août, le socialiste Gérard Filoche prend la défense du chroniqueur Siné et dénonce le soutien apporté par vingt politiques et intellectuels au directeur de la publication de Charlie Hebdo, Philippe Val. Siné a été accusé d'avoir tenu dans Charlie Hebdo des propos antisémites liés aux projets de conversion au judaïsme et de mariage de Jean Sarkozy avec la fille du fondateur des magasins Darty, pour lesquels il a été renvoyé de l'hebdomadaire. Voici le texte de Gérard Filoche:
"O combien je soutiens mon pote Siné contre les 20 que vous êtes ! Et combien je suis offusqué que certains signataires ci-dessus se joignent aux bien-pensants ampoulés et ridicules, à l’ordre officiel de Madame Albanel pour soutenir celui qui n'a commis d'autre "crime" récent que de s'en prendre au fils Sarkozy… Car qu'est ce qui décide ces 20 signataires à faire le procès de la carrière entière d'un dessinateur aujourd'hui âgé de 80 ans célèbre depuis ses caricatures et prises de position lors de la guerre d'Algérie, le manifeste des 121, et son immortel dessin où il montre des soutanes devant un crucifié se moquant d'un pauvre hère devant son totem ? Ce n’était pas seulement des "fulgurances", il en fallait du courage !… Siné est un combattant depuis les années 60 de toutes les causes démocratiques, antiracistes et, d'ailleurs, ne l'avez-vous pas côtoyé aux nombreux dîners des parrains de SOS-Racisme auxquels il participait, c'est là que je l'ai rencontré avec vous tous, en 1988, lorsqu’il y serrait la main de François Mitterrand, et les vôtres ? Qu'est ce qui vous prend de faire un autodafé à partir de citations tronquées, tirées de leur contexte, de sa vie, de son œuvre entière ? Vous l’excommuniez? C’est un grand honneur que vous lui faites ! Où a-t-on vu cela, vous vous prenez pour Jdanov? Comme l’a fait la ministre de la culture du père de Jean Sarkozy qui veut voir "disparaître à jamais" (un autodafé, vous amenez le briquet?) Siné, sa vie, son œuvre?
Tous, absolument tous les juristes répètent qu'il n'y a pas d'antisémitisme dans le texte incriminé de Siné, juridiquement ça n’est pas plaidable, ce n'est qu'une reprise d'une info exprimée déjà dans Libération le 23 juin par un ami de Jean Sarkozy, membre de la Licra, en termes similaires...
Vous parlez peu de l’objet précis et récent de l’affaire, ce que vous en citez est tronqué malhonnêtement, et vous étendez surtout la question "aux dérapages" de toute la vie d’un homme, en l’occurrence d’un artiste, en extrayant des excès qui vous ont semblé contestable en lui -d’un point de vue universel suprême, celui de votre absolue autorité.
Rien ne vous donne ce droit d’exécuter ainsi quelqu’un. Personne ne vous a demandé de vous mettre à 20 pour juger le bon ou le mauvais goût des caricatures de Siné, c'est son droit, sa liberté, son œuvre, et s'il est apprécié depuis plus de 50 ans, lui, ami de Prévert, de Léonor Fini ou de Malcolm X, il y a sûrement une raison à ses centaines de milliers d'admirateurs... Toute licence en art! Même pour les dessinateurs de chat, bouffeurs de curés et provocateurs! Même pour Plantu que vous exécutez au passage en donneur de leçons suprêmes que vous êtes…
Vous vous mettez en 20 pour faire la police de la pensée officielle, et estimez que cela fait des décennies que Siné aurait dû être réduit au silence? Bouh, ça fait froid dans le dos! Toute l'équipe de Hara-Kiri, Charlie Hebdo première mouture, (avant que Val ne s'en empare), est censurée épurée, réduite au silence, en un même coup, par vos propos: soit 80 % des caricaturistes célèbres dans ce pays depuis 40 ans. Votre logique, c'est d'interdire une seconde fois "Bal tragique à Colombey", ça se faisait à l’époque, après que les Yvon Bourges aient interdit "La Religieuse" de Jacques Rivette. Vous voulez, vous aussi, liquider quelque chose de mai 68 en vous en prenant à Siné et en donnant raison à Val?
Parce que vous croyez que Val a une constance dans son engagement ? Qu’il est "démocrate, défenseur et garant des principes" de Charlie Hebdo et de sa rédaction? Voulez-vous qu’on joue au même jeu des citations le concernant? Ce serait aussi facile, cruel mais dégradant. Ou comment Val a tiré profit de Charlie, et comment il traite le droit de ses salariés dans le journal sur lequel il a mis la main, comment il vient de "licencier" un prétendu "droit d’auteur" qui était plus ancien que lui à la fondation ? La rédaction de Charlie qui a votre "entier soutien", ce sont aussi Charb et Cavanna défendant Siné contre toute votre accusation: "Je n’aurais pas travaillé 16 ans aux côtés d’un antisémite", "Siné n’est pas antisémite" écrivent-ils!
Comme Willem, Delfeil de Ton, Carali, Barbe, Geluck, Malingrey, Pichon, Pétillon, Got, Faujour, Picha, Tignous, Thouron, Tardi, Wiaz... qui le soutiennent. Alors pourquoi est-ce Siné qui est viré, vilipendé, lynché et comment pouvez-vous donner votre "entier soutien" à ce Val-là?" Gérard Filoche
Par vitrolles13127 :: jeudi 31 juillet 2008 à 00:21 :: articles de presse
drame de l'indifférence.
Dans un immeuble HLM d'Aix-les-Bains, le corps momifié d'un homme d'environ soixante-dix ans a été découvert le 23 juillet par la police. C'est la gardienne, étonnée de voir la boîte aux lettres d'un de ses résidents déborder, qui a alerté son employeur, l'OPAC Savoie, il y a quelques semaines.
Le responsable de l'agence d'Aix-les-Bains a vérifié dans un premier temps que le septuagénaire acquittait toujours ses loyers. Mais le compte de l'homme était prélevé automatiquement. Le bailleur a ensuite contacté les services du Trésor Public pour lancer des recherches. Au regard des résultats, qui laissaient présager une disparition, la police a été prévenue.
Mort naturelle
Sur le pallier de cinq appartements, aucun des locataires n'a rien remarqué. Pas même une odeur suspecte. Interrogé sur ce point, le responsable de l'agence de l'OPAC de Savoie explique que "s'il y avait eu quelque chose qui avait gêné les locataires, ils seraient venus (lui) en parler, l'agence étant située à 200 mètres de la tour l'Artimon".
Locataire depuis 2001, l'homme vivait seul dans son appartement, au 14e et dernier étage. Pour ses voisins, c'était un homme solitaire et certains le croyaient le parti. Un d'entre eux a déclaré l'avoir croisé il y a quatre ans dans l'ascenseur. Il venait de perdre son chien. L'homme n'avait pas de contact avec ses deux enfants. Le Parquet de Chambéry a précisé qu"il s'agissait d'une mort naturelle, le permis d'inhumer a été délivré. Il n'y a pas eu d'ouverture d'une enquête de police".
Par vitrolles13127 :: mardi 29 juillet 2008 à 18:07 :: articles de presse
Un policier vole un gardé à vue
Un jeune policier écope de quatre mois de prison avec sursis pour avoir volé plus de 1000 euros à un gardé à vue au commissariat central de Bordeaux.
Quatre mois de prison avec sursis : voilà ce dont a écopé un adjoint de sécurité (ADS) de la police nationale pour avoir dérobé plus de mille euros à un Bulgare gardé à vue au commissariat central, a-t-on appris ce mardi de source judiciaire. Il a été condamné lundi à Bordeaux, en comparution immédiate.
Le jeune homme de 20 ans, agent contractuel de la police nationale, a été suspendu et devrait faire l'objet d'une mesure de révocation, a souligné la même source.
Un policier de 28 ans soupçonné, lui aussi, d'avoir volé 200 euros au même Bulgare a refusé d'être jugé en comparution immédiate. Il a été convoqué devant le tribunal correctionnel de Bordeaux le 8 septembre, a indiqué à l'AFP son avocate Me Nathalie Chaveroux qui a précisé que son client avait fait l'objet d'une mesure de suspension.
Selon le quotidien Sud Ouest, l'ADS a évoqué lundi à l'audience sa situation financière difficile avec un salaire mensuel de 1.100 euros, expliquant avoir «succombé à la tentation».
Le ressortissant bulgare était samedi en possession de 3.500 euros en liquide lorsqu'il avait été placé en garde à vue dans les locaux du commissariat central de Bordeaux. Le lendemain lors de sa remise en liberté, des fonctionnaires avaient constaté qu'une partie de la somme manquait et que le registre avait été raturé.
Par vitrolles13127 :: lundi 28 juillet 2008 à 03:59 :: articles de presse
Affaire Siné : les points de vue de Charb et Cavanna, historiques de Charlie Hebdo
NOUVELOBS.COM
Exclusif Nouvelobs.com publie des extraits des chroniques de Charb et François Cavanna, à paraître mercredi prochain dans Charlie Hebdo. Les deux auteurs, historiques de l'hebdomadaire, reviennent sur l'affaire Siné.
Siné (DR)
Dans des chroniques à paraître dans Charlie Hebdo, daté du mercredi 30 juillet, et que Nouvelobs.com s'est procuré, François Cavanna et Charb, auteurs historiques de l'hebdomadaire satirique, reviennent sur l'affaire Siné. "Ainsi donc, c’est la curée. Le lynchage. Tous les coups sont permis. Tous les braves gens exultent. Et envoient leur pierre. Ah, que c’est beau, la bonne conscience ! Ah, que c’est bon !", ironise d'emblée François Cavanna dans son billet intitulé 'Faut-il vraiment un titre'. "Je ne suis pas des intimes de Siné, pas plus que de ceux de Val", lance ensuite l'un des fondateurs de Charlie Hebdo. "Je crois les connaître suffisamment l’un et l’autre pour leur vouer toute mon estime", poursuit-il. "En l’affaire, ni l’un ni l’autre n’a démérité, quoi qu’on hurle. Siné a fait le con", estime-t-il. "Il n’a pas pu se retenir de glisser au passage sa petite appréciation sur les fiançailles du fils à papa", analyse-t-il encore. "Il savait parfaitement qu’il prenait un risque. Il est comme ça, provocateur dans l’âme, faut qu’il tire la queue du tigre endormi. Ça n’aurait pas dû passer. C’est passé", regrette ensuite le caricaturiste avant de se refuser à une analyse démagogique. "Pas de quoi fouetter un chat"
"Je refuse de juger, car il n’y a pas là matière à jugement. Il y a eu une connerie initiale, un sursaut de dignité mal placée, des réactions peut-être exagérées, et, merde, le blocage". Pour Cavanna, l'affaire se réduit à "une plaisanterie". "Certes dangereuse mais occasionnelle, de Siné, une erreur d’appréciation de Val. Une gaminerie, une bouffée de panique. Pas de quoi fouetter un chat." Il s'en prend ensuite à ceux qui ont, ici ou là, cru bon de commenter cette affaire. "S’il y a autre chose, je ne suis pas au courant. Vous qui savez, veuillez me le faire savoir". "Je suis certain qu’il n’y a pas eu calcul opportuniste de la part de Val pour exploiter la gaffe initiale afin d’assouvir une vieille rancune", assure-t-il. "De même, je ne pense vraiment pas qu’il y ait eu de la part de Siné autre chose que le titillement du fruit défendu". "Si les choses ont pris cette tournure imbécile, si l’on en est à subir ces débordements de ce qu’il faut bien appeler de la haine, c’est que des gens qui y ont intérêt — ou que cela amuse — s’en sont mêlés", conclut Cavanna.
"Lever une ambiguité"
Pour Charb, "la disparition de la colonne de Siné est à la fois un échec personnel et un échec professionnel". Le chroniqueur estime, dans un article intitulé 'Les coulisses de l'exploit' que "tous les protagonistes de cette histoire ont dû sérieusement merder (moi aussi) à un moment donné pour que le débat, qui s’est élargi à toute la France, tourne autour de l’antisémitisme de Siné". "Une phrase — la phrase, désormais — dans une chronique pouvait être mal interprétée par des gens de bonne foi (quelques-uns) et instrumentalisée contre par des gens de mauvaise foi (plus nombreux)", poursuit-il avant de s'en prendre directement au journaliste du Nouvel Observateur, Claude Askolovitch, le premier à s'être exprimé sur l'affaire.
Askolovitch critiqué
"Claude Askolovitch, qui a prétendu, sur RTL, que la chronique de Siné était antisémite, à mon sens, fait partie de la seconde catégorie", estime-t-il. "Ses grands yeux d’enfant ne se sont pas embués de larmes lorsqu’il les a posés sur la chronique de Siné huit jours après sa parution. Il connaît le monde de la presse, il sait ce qu’est Charlie Hebdo, il connaît Siné, qui sème (vraiment) sa zone dans les journaux depuis soixante ans… Je veux bien croire qu’il n’en est pas de même pour les familles de Jean Sarkozy et de sa fiancée, habituées à d’autres lectures", concède-t-il. Il précise ensuite qu'au sein de la rédaction de l'hebdomadaire satirique, il n'a jamais été question de débattre de l'antisémitisme présumé du caricaturiste mais bien de savoir si "la phrase" incriminée pouvait paraître "ambiguë" à certains. Mais "il s’agissait de lever une ambiguïté, pas d’accrocher le panneau 'antisémite' autour du cou de Siné", poursuit-il.
"Personne n'est d'accord à 100% à Charlie"
A propos du procès que Philippe Val, directeur de la publication de Charlie Hebdo, aurait voulu éviter, Charb explique qu'"un journal, quel qu’il soit, n’est pas obligé de prendre le risque de se taper tous les procès qui lui pendent au nez." "On peut aller au procès, comme on peut tenter de l’éviter. Val ne s’est jamais caché, en tant que directeur de la publication, d’éviter si possible les procès 'non glorieux' et qui feraient à Charlie une réputation de merde", rappelle-t-il. Et de conclure: "J’entends dire qu’il y a de la censure à Charlie Hebdo. En l’occurrence, quelle censure ? C’est parce qu'aucun travail de 'censure' n’a été fait que cette grotesque affaire a pris cette ampleur et qu’elle finit en eau de boudin." "Personne n’est d’accord à 100 % avec personne à Charlie, certains sont même en désaccord à 99,9 %. Est-ce qu’on peut faire un journal qui rassemble tous ces gens ? Un journal, non. Charlie Hebdo, oui."
Par vitrolles13127 :: samedi 26 juillet 2008 à 19:01 :: articles de presse
Le fils du chef suprême de la Révolution libyenne jouit d'une
notoriété peu reluisante après avoir été mis en cause dans différentes
affaires. Il a à nouveau défrayé la chronique le 15 juillet dernier: à
Genève, deux employés de maison ont déposé plainte contre Motassim
Bilal Kadhafi et sa femme, les accusant de les avoir frappés. Mis en
détention, ils seront libérés après s'être acquittés d'une caution d'un
demi-million de francs suisses (312.500 euros).
Protégé par l'immunité diplomatique
Médecin et lieutenant de formation à l'Académie militaire
égyptienne, promis à un bel avenir, Hannibal, de son surnom, est
régulièrement impliqué dans des faits de violence.
Le souvenir le plus lointain et connu remonte à août 2001. De
passage à Rome, Hannibal sort ivre d'une discothèque. Il provoque une
bagarre avec des policiers italiens qu'il asperge avec un extincteur.
Aucune poursuite n'est engagée. Alors âgé de 28 ans, le fils du Colonel
détient en effet un passeport diplomatique, qui, en vertu de la
Convention de Vienne (1961), lui confère l'immunité.
A 140 km/h sur les Champs-Élysées
En septembre 2004, le bouillonnant Hannibal fait parler de lui cette
fois-ci à Paris. Amateur de grosses cylindrées, il roule aux alentours
de 2 heures du matin au volant d'une Porsche noire sur les
Champs-Elysées. Eméché, il fonce à 140 km/h à contresens de la
circulation, selon lui pour semer des gardes du corps trop collants.
Interpellé par la Brigade anticriminalité (BAC), il refuse
d'obtempérer. Les membres de son escorte arrivent sur place. S'ensuit
une bagarre à l'issue de laquelle un policier a le visage tuméfié, les
cervicales abîmées, une côte cassée. Deux des gardes du corps sont
arrêtés mais Hannibal est emmené à l'ambassade, d'où il rejoint Tripoli.
De retour à Paris, en février 2005, il séjourne avec sa femme
enceinte de 8 mois au Grand Hôtel, près de l'Opéra Garnier. Celle-ci se
plaint aux agents de sécurité de coups qu'il lui aurait porté.
Lorsqu'ils viennent calmer la situation, ils confisquent à Hannibal son
9 mm.
Vérification faite par le commissariat local, Hannibal dispose bien
d'un passeport diplomatique, mais en aucun cas de l'immunité, celle-ci
étant réservée au personnel d'ambassade et aux chargés de mission. Il
n'est alors qu'un simple touriste. Les poursuites sont tout de même
abandonnées.
L'ambassade libyenne et du Quai d'Orsay veillent à préserver la
stabilité des relations franco-libyennes: Michel Barnier, alors
ministre de l'Economie, doit rencontrer Mouammar Kadhafi, dix jours
après.
Cinq ans déjà que la vie du chanteur a basculé, cinq ans qu'il a causé la mort de sa compagne Marie Trintignant, un soir de dérive, à Vilnius. On ne l'imaginait plus trop en couple, on le pensait meurtri à jamais. Mais l'amour aura eu raison de ce qu'aurait voulu la bonne conscience, que Bertrand Cantat termine sa vie seul, portant le poids de son acte pour toujours.
Mais non. Les photos de Paris Match montrent un homme apaisé, souriant. On y voit le leader de Noir Désir éclatant de rire avec ses acolytes d'antan et notamment Denis Barthe qui n'a jamais cessé de le soutenir. On peut aussi surprendre des regards tendres échangés avec une femme qui ne le quitte plus depuis quelques semaines. Nouvel amour, nouvelle vie, peut-être bientôt un nouvel album? (Source: Paris Match)
Par vitrolles13127 :: mardi 22 juillet 2008 à 04:57 :: articles de presse
Ban Ki-moon salue la capture "historique" de Radovan Karadic
NEW YORK (Nations unies) - Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, a salué lundi comme "un moment historique pour les victimes" l'arrestation lundi soir en Serbie de l'ancien chef des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic, inculpé de génocide.
"C'est un moment historique pour les victimes, qui ont attendu 13 ans que M. Karadzic soit amené devant la justice", a souligné M. Ban dans un communiqué diffusé par son service de presse.
Le communiqué précise que M. Ban a été "encouragé" par l'arrestation de Karadzic "pour ce pas décisif vers la fin de l'impunité pour les personnes accusées de violations graves du droit international pendant le conflit en ex-Yougoslavie".
"Cette arrestation importante et opportune va permettre au Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie de se rapprocher de son but, et d'appliquer la justice aux auteurs et aux victimes des graves crimes internationaux commis", poursuit le communiqué.
La fin de l'impunité est "un élément essentiel pour parvenir à la paix et à la justice dans la région", ajoute-t-il.
Radovan Karadzic était réclamé par la justice internationale en particulier pour avoir été, avec le général Ratko Mladic, ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, l'instigateur du génocide de Srebrenica (est de la Bosnie) où près de 8.000 hommes musulmans ont été éliminés en juillet 1995, le pire massacre en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.
Il devait être entendu par un juge d'instruction à Belgrade dans la nuit de lundi à mardi, a indiqué un responsable du parquet pour les crimes de guerre. Il risque la prison à vie s'il est reconnu coupable des 15 charges qui pèsent contre lui, notamment génocide, persécutions, exterminations, meurtres, déportations, actes inhumains ou encore prises d'otages.
Radovan Karadzic, âgé de 63 ans, était en fuite depuis son inculpation en 1995.
Selon l'acte d'accusation, il est l'un des principaux artisans d'un plan de "nettoyage ethnique" de certaines zones de Bosnie-Herzégovine, aux côtés de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic, avec qui il constituait le couple de fugitifs les plus recherchés du TPI.
Par vitrolles13127 :: samedi 19 juillet 2008 à 03:09 :: articles de presse
Outreau: le CSM ne demande aucune sanction contre le
procureur Lesigne
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a considéré vendredi que le procureur de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) Gérald Lesigne ne méritait aucune sanction disciplinaire pour sa gestion de l'affaire de pédophilie d'Outreau, qui s'était soldée par un fiasco judiciaire.
Dans un "avis" confidentiel transmis à Rachida Dati, à qui appartient la décision finale, la formation du CSM, chargée de juger les magistrats du parquet, devant laquelle M. Lesigne avait comparu fin mai, a estimé qu'il n'y avait "pas lieu à sanction", a-t-on indiqué à l'AFP de source judiciaire.
Parmi les dix reproches formulés, un seul a été considéré "constitutif d'une faute disciplinaire", mais celle-ci ne relevant pas d'un "manquement à l'honneur", le procureur bénéficie de la loi d'amnistie votée après la réélection du président Chirac au printemps 2002, a expliqué cette source.
En juillet 2006, le garde des Sceaux de l'époque, Pascal Clément, avait souhaité la comparution de M. Lesigne devant le CSM, estimant que ses "insuffisances" dans le suivi du dossier instruit par le juge Fabrice Burgaud (également renvoyé devant le CSM) constituaient "des atteintes au devoir de loyauté et de rigueur" d'un magistrat.
Il était notamment reproché au procureur d'avoir insuffisamment informé le parquet général de Douai (Nord) sur le dossier et d'avoir "présenté l'affaire sous un jour que le contenu de la procédure ne venait pas corroborer" entre juin 2001 et janvier 2002. Une allusion à l'évocation par M. Lesigne d'un trafic de cassettes vidéos pédophiles entre la France et la Belgique.
C'est sur cet aspect du "défaut de fiabilité de l'information transmise au parquet général" que Gérald Lesigne, 60 ans, a été épinglé, a précisé une autre source judiciaire. "Mais le CSM a considéré que ces faits étaient amnistiés en l'absence d'une volonté délibérée du procureur de la République d'induire en erreur le procureur général", a-t-elle souligné.
Dans cette affaire, 17 personnes avaient été traduites devant les assises pour avoir participé à des abus sexuels sur mineurs. Parmi elles, treize seront finalement mises hors de cause, sept lors du premier procès en 2004 et six autres en appel l'année suivante.
Après trois jours d'audience devant le CSM fin mai, le représentant de la Chancellerie avait requis le "retrait des fonctions" du procureur, assorti d'un "déplacement d'office".
Il avait demandé à l'organe disciplinaire des magistrats de dire que les faits reprochés à M. Lesigne étaient "contraires à l'honneur" et ne pouvaient bénéficier d'une amnistie.
De son côté, M. Lesigne a reconnu des erreurs d'appréciation mais plaidé qu'au moment où l'affaire éclatait, en 2001-2002, sa hiérarchie s'intéressait davantage à l'afflux d'immigrés du Moyen-Orient vers l'Angleterre, via le centre de réfugiés de Sangatte, et à tous les contentieux qui en résultaient.
Les avis du CSM concernant des magistrats du parquet ont toujours été suivis par les gardes des Sceaux. S'il devait en être autrement dans le cas de Gérald Lesigne, Rachida Dati devrait alors saisir à nouveau le CSM d'un projet de sanction et faire réentendre le procureur de Boulogne, comme le prévoit l'article 66 du statut de la magistrature.
"Si le garde des Sceaux s'aventurait sur la voie de la sanction disciplinaire, il devrait en tirer toutes les conséquences (...) et envisager d'autres poursuites" dans sa hiérarchie, a réagi Naïma Rudloff, un des deux défenseurs de M. Lesigne.
Par vitrolles13127 :: vendredi 18 juillet 2008 à 01:48 :: articles de presse
Nathalie Ménigon n'aura plus à séjourner en prison
PARIS (AFP) — Après plus de 20 ans derrière les barreaux, Nathalie Ménigon, ex-militante du groupe armé d'extrême gauche Action directe (AD), a obtenu jeudi une libération conditionnelle qui lui permettra de ne plus séjourner en prison.
Condamnée deux fois à la prison à vie -notamment pour l'assassinat du PDG de Renault Georges Besse en 1986-, elle bénéficiait depuis le 2 août 2007 d'une semi-liberté, dont le principe est d'obliger le détenu à passer la nuit en prison après une journée à oeuvrer à sa réinsertion en extérieur.
Au bout d'un an sous ce régime intermédiaire, un préalable obligatoire pour les condamnés à perpétuité, elle pouvait demander sa libération conditionnelle.
Le tribunal de l'application des peines (TAP) de Paris a suivi les réquisitions du parquet en décidant jeudi de lui appliquer ce nouveau régime pour cinq ans, à compter du 3 août 2008, a précisé son avocat Me Jean-Louis Chalanset à l'AFP.
Dernières conditions posées à sa liberté, elle sera obligée de signaler à la justice toute sortie du département de Haute-Garonne, où elle installée depuis un an chez un couple d'amis, à Montbrun-Bocage, en effectuant de "petits travaux" dans une exploitation avicole.
Tout changement d'emploi, de domicile et tout déplacement de plus de 15 jours hors de son lieu de résidence devront aussi être soumis à l'accord préalable du juge parisien chargé de son dossier, a ajouté l'avocat.
C'est ce juge qui a autorisé Nathalie Ménigon à aller rencontrer fin juin à Marseille le cofondateur d'AD Jean-Marc Rouillan, pour la première fois depuis leur mariage en prison en 1999, une entrevue de "quelques heures" pendant laquelle ils ont pu partager un repas, a révélé jeudi Me Chalanset.
Comme les autres membres du noyau dur d'AD, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani et Joëlle Aubron, décédée en 2006, Nathalie Ménigon a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1989 pour l'assassinat de Georges Besse, puis à nouveau en 1994 pour une série de faits commis entre 1984 et 1986, notamment l'assassinat de l'ingénieur général de l'armement, René Audran.
Jean-Marc Rouillan, 55 ans, bénéficie depuis fin 2007 d'une semi-liberté à Marseille, où il travaille chez un éditeur, tandis qu'une demande de Georges Cipriani, 58 ans, devrait être examinée début septembre par le TAP de Paris, compétent pour le suivi des dossiers de terrorisme.
"On se réjouit, c'est une étape importante pour la libération des camarades", a réagi Jérôme, un membre du collectif de soutien "Ne laissons pas faire" (NLPF), en précisant "penser surtout à Georges Cipriani et Régis Schleicher", un autre ancien d'Action directe, incarcéré depuis 1984.
Cipriani et Schleicher sont depuis fin juin à Fresnes (Val-de-Marne) entre les mains d'une commission pluridisciplinaire chargée de statuer sur leur dangerosité, comme l'exige la loi Dati sur la rétention de sûreté en guise de préalable à tout examen d'une demande d'aménagement de peine d'un condamné à perpétuité.
Cette commission doit rendre un avis consultatif au TAP qui statuera sur ces demandes.
"Il faut qu'ils aient leur semi-liberté et que la même décision (de libération conditionnelle) soit prise pour Jean-Marc Rouillan dans six mois", a souhaité le membre du collectif NPLF qui préfère taire son nom.
Par vitrolles13127 :: vendredi 18 juillet 2008 à 01:33 :: articles de presse
Siné viré, Charlie Hebdo en deuil, Philippe Val dans la tourmente
Par Augustin scalbert
Derrière les récents "dérapages", la crise que traverse le journal satirique met en lumière les contradictions de son directeur.
Charlie Hebdo est "en deuil", selon l'expression du dessinateur Charb. Le départ de Siné, dessinateur de presse depuis la IVe République, a sonné le bourdon dans la rédaction. Dans le numéro du 2 juillet, celui que Pierre Desproges avait traité -dans ce qui pouvait passer en 1982 pour une quittance d'indépendance- de "seul gauchiste d'extrême droite en France", a écrit une brève que l'on peut qualifier, au minimum, de très ambiguë:
"Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le parquet (encore lui!) a même demandé sa relaxe! Il faut dire que le plaignant est arabe! Ce n'est pas tout: il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit!"
A Charlie, personne n'a tiqué avant ou après publication: Siné est connu pour son athéisme ultra-militant, particulièrement à l'encontre des trois religions du Livre. En juin non plus, nul n'avait moufté quand il avait écrit ceci:
"J’avoue que, de plus en plus, les musulmans m’insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul!"
Michel Polac: "Il n'y a plus de presse libertaire"
C'est le journaliste du Nouvel Observateur Claude Askolovitch qui a le premier qualifié le texte sur Jean Sarkozy d'"antisémite", le 8 juillet sur RTL, en évoquant "un article antisémite dans un journal qui ne l'est pas". "Sous-entendu, pour faire du chemin dans la vie, vaut mieux être juif", commentait Askolovitch.
La direction de Charlie Hebdo demande alors à Siné de s'excuser. Après quelques tractations, il finit par accepter de signer ce texte. Mais renonce quand il apprend qu'il sera publié à côté de celui-ci, où la rédaction réprouve "unanimement" sa chronique. La rédaction de Charlie n'était effectivement pas unanime. Michel Polac, par exemple, se dit "furieux qu'on puisse taxer Siné d'antisémitisme. Et je suis bien placé pour parler d'antisémitisme" (Polac est juif, ndlr):
"Siné a écrit dix fois des choses énormes, c'est un énergumène. Dire qu'il n'a pas sa place à Charlie, c'est dire qu'il n'y a plus de presse libertaire."
Bilan: Siné, 79 ans, prend la porte, comme l'a confirmé Philippe Val à l'AFP. Le directeur de la publication se justifie, dans les colonnes du numéro de ce mercredi, en assumant n'avoir pas lu l'article incriminé, en rappelant que la conversion de Jean Sarkozy au judaïsme est "une fausse rumeur", et en expliquant que "le lien" entre cette conversion et la réussite sociale n'était "ni acceptable ni défendable devant un tribunal".
La famille de Jean Sarkozy n'envisage plus de procès, selon un collaborateur
Le patron de Charlie Hebdo, ainsi que d'autres journalistes contactés par Rue89, redoutent de voir le nom de leur journal accolé au terme "antisémite". Philippe Val l'assure:
"La famille Sarkozy va porter plainte contre nous. Ce n'est pas qu'ils l'envisagent: ils vont le faire."
Val tient cette certitude de Claude Askolovitch. Ce dernier explique pourtant n'avoir pas dit à Val que les Sarkozy "vont" porter plainte, mais "qu'ils envisagent de le faire", selon ce que lui auraient dit "des proches" de la famille régnante.
Mais quand on se rapproche un peu plus de Jean Sarkozy, le son de cloche est légèrement différent: "La famille n'a jamais menacé Charlie Hebdo de procès, et ne l'envisage plus depuis que le journal s'est séparé de Siné. Ni Jean Sarkozy ni sa fiancée n'ont eu de contact avec Charlie Hebdo", martèle un collaborateur du jeune héritier.
En clair, si l'on en croit le principal intéressé, l'argument du procès ne tient pas pour renvoyer Siné. C'est un prétexte, ou un signe que Val a mal interprété les informations qu'il a reçues. Reste le dérapage. Siné, qui explique que sa première épouse et leur fille "sont juives", assume seulement d'avoir dépeint Jean Sarkozy en "opportuniste":
"Il est prêt à tout pour épouser une femme riche, et il se trouve qu'elle est juive."
Val reprend les thèses de son avocat, qui défend aussi Clearstream
Dérapage antisémite ou pas, une telle polémique détonne à propos de Charlie, l'héritier de Hara-Kiri, l'hebdo des caricatures du prophète Mohammed, défendu à l'époque par Nicolas Sarkozy. Le journal, aussi, qui laissait Siné s'autocensurer -juste au-dessus de sa désormais fameuse chronique sur Jean Sarkozy- à propos du journaliste Denis Robert.
La semaine précédente, le 25 juin, Philippe Val a signé l'édito qui a déclenché la crise actuelle. Sous le titre "L'avocat de Clearstream se nourrit aux OGM", Val y publiait une fiction humoristique tournant en dérision les enquêtes de Denis Robert sur la chambre de compensation luxembourgeoise. Le journaliste, qui venait de renoncer à se défendre publiquement dans cette affaire (ce que ne mentionnait pas Val), y était dépeint comme paranoïaque. Avec des arguments -Robert "a perdu ses procès"; les erreurs de son enquête en font une enquête erronée- très proches de ceux de Clearstream, dont l'avocat, Me Richard Malka, est aussi celui de Charlie Hebdo. Arguments partiaux, comme le démontre sur Agoravox le Grolandais Francis Kuntz.
L'édito se concluait sur une attaque de la journaliste de Télérama Weronika Zarachowicz, coupable d'avoir écrit un article où elle rendait hommage au travail de Robert, sans préciser qu'elle avait cosigné avec lui un entretien avec Noam Chomsky, que Val fustigeait aussi, en passant. Il associait l'article de Zarachowicz, qui se terminait par un rappel des deux clientèles de Me Malka, aux Protocoles des Sages de Sion, un faux document antisémite du XIXe siècle utilisé depuis par l'extrême droite. Philippe Val se justifie:
"Je voulais juste dire que c'est la même mécanique, quand les gens croient ce qui est faux car ils ont envie de le croire."
Une journaliste de Télérama a "blessé" les salariés de Clearstream
La journaliste de Télérama n'a pas du tout apprécié:
"Ce grand défenseur de la liberté d'expression ne supporte pas qu'on questionne le fait que l'avocat de Charlie soit aussi celui de Clearstream, et ça le conduit à des associations nauséabondes."
Elle lui a envoyé un droit de réponse. Val a refusé de le publier, car il était "imbécile et pas du tout dans les clous de la loi". Le journaliste, qui précise dans le même édito que les deux jobs de l'avocat n'entachent pas l'indépendance du journal, a laissé Me Malka répondre à Zarachowicz. On voit dans sa lettre que la frontière n'est pas si hermétique:
"Au-delà de ma personne, vous rendez-vous compte que Clearstream, loin d'être une abstraction fantasmagorique, constitue une société dans laquelle 1500 personnes travaillent et qui, toutes, ont également été blessées d'être assimilées à des commanditaires de tueurs russes, rôle que vous attribuez aux tribunaux français."
L'éditorial de Val a suscité une fronde en interne, avec menace de démission de plusieurs journalistes, finalement non suivie d'effet. Siné était en pointe de la contestation.
Aujourd'hui, certains journalistes sont amers, comme Michel Polac:
"Ce journal est mal parti en ce moment. Il y a un problème Philippe Val, en tous cas avec l'affaire Clearstream et l'affaire Siné."
D'autres ne font "pas de commentaire." Le rédacteur en chef adjoint Charb admet que l'attaque contre Denis Robert était "disproportionnée":
"Mais ce qui me sidère, c'est toutes les haines que Val concentre contre lui."
► Addendum le 17/07/2008 à 15h10: dans un communiqué envoyé jeudi par son avocat à l'AFP, Siné annonce sa décision "de déférer au tribunal correctionnel de Paris du chef de diffamation le journaliste Claude Askolovitch et tous ceux qui, en le traitant injustement d''antisémite' et d''ordure', ont provoqué son licenciement par Charlie Hebdo et ruiné l’engagement de toute une vie en faveur de la tolérance, de la liberté d’expression et de l’égalité entre les usagers de la planète Terre".
► Rectifié le 17/07/2008 à 17h19 après un appel du collaborateur de Jean Sarkozy, qui précise n'être pas son "porte-parole" comme nous l'avions écrit, et ajoute, vérification faite, que la famille a bel et bien envisagé de porter plainte contre Charlie Hebdo, avant de renoncer après le départ de Siné. Il confirme donc ce qu'expliquait Philippe Val dans Libération ce jeudi matin.
► Addendum le 17/07/2008 à 17h25: dans les commentaires et par mail, les dessinateurs se lâchent contre la décision de Philippe Val. Petit florilège.
D'autres ont ressorti de vieilles couvertures de Charlie Hebdo première version, dont la parution s'est arrêté en 1981. Autre temps, autres moeurs... autre sens de l'humour.
Par vitrolles13127 :: dimanche 06 juillet 2008 à 15:31 :: articles de presse
[AUDIO] Marie-Noëlle Lienemann, une autre contribution PS de la région
Les prises de position de Martine Aubry, à l'approche du Congrès de Reims, ont beaucoup été commentées. La maire de Lille n'est pourtant pas la seule dans la région à avoir déposé sa contribution. La conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, vice-présidente du conseil régional et députée européenne Marie-Noëlle Lienemann a également déposé la sienne, intitulée « Changer ! »
La contribution de Marie-Noëlle Lienemann porte pour nom "Changer !", un slogan du PS dans les années 1970
Marie-Noëlle Lienemann entend, par cette contribution, rappeller que les valeurs et les "outils" de la gauche "sont plus que jamais d'actualité".
Face à la tentation, de certains cadres du PS, de se rapporcher du centre, la députée européenne appelle au contraire à la création d'un grand parti fédérant toute la gauche de gouvernement.
Par ailleurs, Marie-Noëlle Lienemann dit apprécier la "méthode" et la "dynamique" de Martine Aubry.
Propos recueillis par Julien Licourt
« Changer ! », mot d'ordre déjà entendu du côté du Parti socialiste. Une chanson du PS, en 1977, portait déjà ce nom. Et à en lire les paroles, on se dit que Marie-Noëlle Lienemann s'en est fait un credo.
« Libérer nos vies des chaînes de l'argent/Écrire notre histoire à la première personne/Être enfin des hommes et non des instruments », ou encore « Les travailleurs travaillent pour la France/Pas au profit de quelques possédants/Pour partager les fruits de l'abondance »
Le social, et un recentrage à gauche du PS sont au coeur de la contribution, face à la tentation de regarder vers le centre.
Mais d'autres au sein du parti, tels que Jean-Luc Mélenchon ou Benoît Hamon ont présenté des contributions ancrées à gauche. Marie-Noëlle Lienemann voulait, elle, avec ce texte, aller encore plus loin.
Aussi, on retrouve à ses côtés Paul Quilès, dont elle se sent proche politiquement depuis plusieurs années. Les deux se retrouvent notamment au sein de Gauche avenir, un club regroupant socialistes, communistes, verts, mais aussi syndicalistes et associatifs. Une idée que la conseillère régionale du Nord - Pas-de-Calais aimerait bien prolonger au niveau de la gauche de gouvernement : refonder un nouveau parti regroupant toutes les sensibilités.
La date limite de dépôts des contributions était fixée à aujourd'hui. 21 sont arrivées rue de Solferino. En voici la liste, et les liens.
François Hollande, premier secrétaire, avec André Vallini, Bruno Le Roux, Michel Sapin, Jean-Pierre Bel, "Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France".
Le Mouvement républicain et citoyen a élu l'ancien ministre président du parti qu'il avait fondé en 2003 mais qu'il n'avait jamais encore présidé officiellement.
Jean-Pierre Chevènement
(c) AFP
Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) s'est réuni dimanche 22 juin au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) pour élire son président. Jean-Pierre Chevènement, jusqu'alors président d'honneur, a été plébiscité, remportant 167 voix sur 178. Jean-Pierre Chevènement, 69 ans, fondateur du parti , était le seul candidat en lice. Il a été élu a une large majorité (167 voix pour, 11 blancs ou nuls). A la suite du vote, Jean-Pierre Chevènement a affirmé : "J'ai accepté la présidence effective du MRC, que je n'avais encore jamais exercée, pas seulement pour le MRC mais pour la refondation de la gauche, de la République et de la France". Il a ensuite ajouté que "la tâche est rude pour remettre la gauche à la responsabilité, pour qu'elle renoue avec les couches populaires" et "pour que 2012 ne soit pas une nouvelle défaite mais une nouvelle ère pour la République et pour la France".
"Un grand parti de toute la gauche"
Le congrès du MRC a été aussi l'occasion pour les délégués du parti d'adopter une motion approuvant la stratégie de Jean-Pierre Chevènement. Il appelle à créer avec d'autres forces de gauches, comme le PS et le PCF, "un grand parti de toute la gauche". Des "forums pour l'unité" pourraient ainsi être mis en place pour aboutir, en 2009, à des "assises de la gauche". Celles-ci pourraient être suivies en 2011 d'un "congrès de rassemblement" de la gauche, dans la perspective de l'élection présidentielle en 2012. Les délégués du MRC ont élu l'actuel premier secrétaire du parti, Georges Sarre, membre du secrétariat national. Christian Hutin, seul député MRC, et Jean-Luc Laurent, maire MRC du Kremlin-Bicêtre, font aussi partie du secrétariat national. Le MRC a été créé en 2003 par Jean-Pierre Chevènement. Il a succédé au Mouvement des citoyens, aussi fondé par Jean-Pierre Chevènement suite à son départ du PS en 1993.
si les fait devaient s'avérer, lyne cohen solal ne devrait pas démissionner par civisme et par son étique dont je ne doute pas un seul instant.
Pierre Mauroy mis en examen pour un emploi fictif
L'ancien Premier ministre a été mis en examen vendredi pour "détournement de fonds publics" quand il était président de la communauté urbaine de Lille, à propos d'un emploi fictif présumé de Lyne Cohen-Solal.
Pierre Mauroy (Sipa)
L'ancien Premier ministre Pierre Mauroy a été mis en examen, vendredi 20 juin, pour "détournement de fonds publics", alors qu'il était président de la communauté urbaine de Lille, à propos d'un emploi fictif présumé de Lyne Cohen-Solal, selon son avocat, Me Jacky Durand. La mise en examen a été décidée par un juge d'instruction de Lille, à l'issue d'une audition de près de sept heures de l'ancien Premier ministre, âgé de 79 ans. Ce dernier est passible de 3 ans d'emprisonnement et 375.000 euros d'amende. Le sénateur du Nord n'est soumis à aucune mesure de contrôle judiciaire. "Il est complétement effondré, très affecté", a précisé l'avocat, alors que Pierre Mauroy a affirmé dans un communiqué que "ce reproche n'est pas fondé" et qu'il était "confiant dans la suite de la procédure". 19.000 euros de salaire
Selon une source proche du dossier, les sommes concernées se monteraient au total à quelque 19.000 euros représentant un salaire versé à Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe au maire de Paris, pour un emploi d'attachée de presse de la communauté urbaine, pendant dix mois en 1992. La mise en examen est une conséquence de la décision il y a un an de la chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Amiens d'ouvrir une nouvelle information judiciaire pour cette affaire, issue d'une plainte en juin 2000 d'Eric Darques, ancien élu local de la ville de Lambersart, dans l'agglomération lilloise. Il faisait valoir qu'en même temps que le poste d'attachée de presse de Pierre Mauroy, Lyne Cohen-Solal occupait celui de rédactrice en chef de l'hebdomadaire du PS "Vendredi", à Paris.
Par vitrolles13127 :: mercredi 18 juin 2008 à 00:09 :: articles de presse
Didier Schuller placé en garde à vue
L'ancien élu RPR Didier Schuller, condamné en appel en 2007 à trois ans de prison dont un an ferme pour financement illégal de sa campagne électorale, a été placé en garde à vue à Paris pour "escroquerie et blanchiment".
Didier Schuller à la sortie du tribunal de Créteil en 2005 (Sipa)
L'ancien élu RPR Didier Schuller, condamné en appel en 2007 à trois ans de prison dont un an ferme pour financement illégal de sa campagne électorale, a été placé en garde à vue mardi 17 juin à Paris pour "escroquerie et blanchiment", a-t-on appris de sources proches de l'enquête. Il a été interpellé en région parisienne dans le cadre d'une affaire suivie par la section de recherches de gendarmerie (SR) de Grenoble, et se trouvait, mardi peu avant 18H00, en garde à vue à la SR des gendarmes de Paris "où il est entendu", ont ajouté ces sources sans donner d'autres précisions.
Financement illégal
En novembre 2007, la Cour de cassation avait rejeté un pourvoi formé par Didier Schuller, rendant ainsi définitive sa condamnation à trois ans de prison, dont un an ferme, prononcée le 25 janvier 2007. Ancien chef de l'opposition municipale à Clichy-le-Garenne (Hauts-de-Seine), Didier Schuller avait été jugé coupable d'avoir fait financer illégalement par des entreprises sa campagne politique à Clichy au début des années 1990. La cour d'appel de Paris avait également condamné l'ancien conseiller général à une amende de 150.000 euros, ainsi qu'à une privation durant 5 ans de ses droits civiques, civils et familiaux, ce qui le rend inéligible.
Cinq ans de prison dont deux ferme
En première instance, en octobre 2005 devant le tribunal de Créteil, ce proche de Charles Pasqua avait écopé de cinq ans de prison dont deux ferme, dans un jugement également marqué par la relaxe de Patrick Balkany, le député-maire (UMP) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) qui comparaissait pour complicité. Malgré les douze mois ferme ne couvrant pas sa détention provisoire (moins d'un mois en 2002), Didier Schuller n'a pas fait l'objet d'une incarcération. Il est en effet possible de demander un aménagement de peine pour toute condamnation inférieure ou égale à un an ferme.
Julien Dray: "ce serait bien qu'un élu de banlieue" dirige le PS
PARIS (AFP) — Julien Dray, qui souhaite succéder à François Hollande à la direction du PS après le congrès de Reims fin 2008, a déclaré lundi que "ce serait bien qu'un élu de banlieue" comme lui dirige cette formation.
Affirmant lors de l'émission "Le franc-parler" (France Inter/Le Monde/i-télé) que "pour une part", l'avenir du pays "se joue là", dans les banlieues, le député de l'Essonne a souhaité que la question des banlieues soit "l'enjeu du congrès socialiste dans les mois à venir et (...) l'enjeu des prochaines présidentielles, avec des propositions très concrètes".
"C'est aussi pour cela que je suis candidat au poste de premier secrétaire, c'est pour changer un certain nombre de choses. Ca serait bien qu'à la tête du Parti socialiste, ce soit un élu de banlieue, que ce soit pas simplement un élu de province, même si j'ai beaucoup de respect pour la province", a-t-il ajouté.
"Ce serait bien qu'il y ait quelqu'un qui ait cette expérience là et qui puisse mettre cette priorité-là, à l'échelle du combat que doit mener le Parti socialiste", a encore déclaré le porte-parole du PS.
Après le Parti des Travailleurs, naissance du Parti ouvrier indépendant
AFP
Le Parti des Travailleurs est mort, vive le Parti ouvrier indépendant (POI): le congrès fondateur de cette nouvelle formation d'extrême-gauche s'est tenu samedi et dimanche à Paris.
"Pour le socialisme, la République et la démocratie": tel est le slogan du parti qui revendique 10.071 "membres fondateurs", ont souligné dimanche à l'espace Charenton (XIIème) les orateurs du POI, présentant leur formation comme "un parti de rupture avec l'Union européenne".
Parmi eux, Gérard Schivardi, soutenu par le PT (trotskiste) à la présidentielle de 2007 (0,34%) et Daniel Gluckstein, candidat en 2002 (0,47%).
"Nous sommes tous irlandais", "l'Union européenne, ça suffit", ont entonné les plus de mille personnes présentes pour cet acte de naissance clos dimanche après-midi par l'Internationale.
"Il fallait créer un parti qui représente la classe ouvrière, les opprimés face aux oppresseurs", a expliqué Gérard Schivardi à l'AFP. "Si nous avons autant d'affluence, c'est que nous disons la vérité".
Le nom du parti comprend le qualificatif indépendant "parce que nous constatons que tous les partis existants, d'une manière ou d'une autre, ne sont pas indépendants", a estimé M. Gluckstein.
Il a indiqué que le PT s'était autodissous il y a deux semaines lors d'un congrès extraordinaire, pour se fondre dans le POI.
Issu de l'Organisation communiste internationaliste après un passage par le MPPT (Mouvement pour un parti des Travailleurs), le Parti des travailleurs a été, avec LO et la LCR, un des trois courants du trotskisme français. Sa figure tutélaire Pierre Lambert, mort en janvier 2007, avait été candidat à la présidentielle en 1988.
Le POI "est organisé sur un mode fédératif, avec les plus larges prérogatives aux comités départementaux et locaux", a souligné auprès de l'AFP M. Gluckstein.
Un comité fédéral national se réunira trois fois par an, un bureau national de 46 membres mensuellement et un secrétariat de douze membres chaque semaine.
Le parti est doté de quatre secrétaires nationaux dont MM. Schivardi et Gluckstein.
Les idées force du POI, outre l'anti-UE: "en finir avec la propriété privée des moyens d'échange et de production, défense des organisations syndicales, indépendance du mouvement ouvrier, refus de la régionalisation, défense de la république et de la démocratie", a résumé M. Gluckstein.
Il a affirmé que le parti avait été rejoint par "une grande diversité de personnes: des gens qui jusqu'à un passé récent avaient leur carte au PS ou au PCF, des jeunes qui ne s'étaient jamais intéressés à la politique".