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je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois, mauvais caractère, mais fidèle en amitié mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis" pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
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hollande sur RTL et billet de marinanne 2

Par vitrolles13127 :: jeudi 19 juin 2008 à 16:37 :: debats

François Hollande, l'espérance et la gauche

Ce matin sur RTL l'abbé Hollande a donné son prêche de bon matin. Sans trop réfléchir aux mots qu'il emploie.



La gauche doit incarner une espérance. C'était François Hollande ce matin sur RTL. L'espérance. Ce genre d'expression ne fait plus réagir personne, et surtout pas Jean-Michel Aphatie. La droite est censée provoquer le désespoir, la gauche doit donc incarner l'espoir. Le patron de plus en plus provisoire du PS ne s'en rend même pas compte mais le concept d'espérance a des racines chrétiennes. Le mot espérance a déjà été employé par Nicolas Sarkozy dans son livre La République, les religions, l'espérance, publié durant sa pré-campagne présidentielle. L'espérance est aussi au cœur de la campagne très messianique de Barack Obama.
A quand la laïcisation du Parti socialiste ?
On va dire que je chipote et on aura raison. Ou que j'étrenne une fraîche adhésion à la franc-maçonnerie et on aura tort. Mais réfléchissons : quel est le rôle d'un parti de gauche ? Proposer de l'espérance ou des options politiques susceptibles de lutter contre les inégalités ?



 

HOLLANDE A C +

Par vitrolles13127 :: lundi 16 juin 2008 à 00:45 :: debats

des communistes tel pierre zarka demande à ce que le débat à l'intérieur du PCF ne soit pas verrouillé.

Par vitrolles13127 :: mardi 10 juin 2008 à 02:27 :: debats

Des communistes demandent que le débat au PCF ne soit pas "confisqué"

 
La secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet, le 16 mars 2008
Des élus et responsables communistes, notamment les refondateurs Roger Martelli et Pierre Zarka, ont demandé lundi que le débat ne soit pas "confisqué" avant le congrès du PCF prévu en décembre, afin de répondre à "la crise historique du communisme".
Dans un communiqué intitulé "Nous voulons un débat extraordinaire", seize communistes aux "approches différentes" affichent leur "volonté" de "trouver des réponses à la crise historique du communisme dans la forme qu'il a prise au XXe siècle".
"Pour nous, il s'agit de choisir: maintenir en l'état la structure existante, fût-ce en ravalant la façade, au risque de l'enlisement, ou engager un processus en rupture avec les conceptions fondamentales ayant prévalu jusqu'alors", expliquent-ils.
"Telle qu'elle est envisagée, la préparation du congrès ne met pas en lumière les enjeux fondamentaux. Elle ne permet pas aux communistes de décider en toute connaissance de cause. Elle ne permet pas à la gauche de se relancer", estiment-ils, mettant implicitement en cause la secrétaire nationale Marie-George Buffet.
"Nous prendrons avec toutes celles et ceux qui le souhaitent, toutes les initiatives pour que le débat communiste ne soit pas confisqué", concluent-ils.
Jeudi, Mme Buffet (1,93% à la présidentielle de 2007) avait réfuté tout "verrouillage", assurant qu'"il n'y a aucun moyen de verrouiller le débat dans le Parti communiste français".

un très grand moment de démocratie version segolhaine

Par vitrolles13127 :: vendredi 30 mai 2008 à 04:07 :: debats

Ségolène Royal : "Non, je ne suis pas morte"

C’est un moment rare. Ségolène Royal s’exprime et elle le fait dans VSD. Pour dire qu’elle est toujours là, qu’il faudra compter sur elle. Dans un entretien, elle donne son point de vue et juge que les réactions de certains membres du parti socialiste à son encontre sont « inutilement brutales ». « On se permet de parler de moi en des termes que je ne me permettrais jamais […] Certains se disent : “Pourquoi elle ? Mais, au fait, elle est encore vivante ?” C’est un fait, je ne suis pas morte. » Candidate à la succession de François Hollande à la tête du PS, elle précise, en des termes forts, qu’il ne sera plus possible de le traiter (le PS, NDLR) de « pétaudière ».

Elle envisage même de prendre des sanctions à l’encontre de ceux qui pourraient diverger de la ligne. « Est-il normal que ceux qui insultent leur parti puissent rester candidats au nom de ce parti ? explique-t-elle. Les militants ne tolèrent pas que des élus portent atteinte à la dignité du parti ou aux règles élémentaires de fraternité au sein du PS, alors qu’ils lui doivent leur élection. Il faut instaurer un système de droits et de devoirs. On est élu parce qu’on bénéficie d’un parti, de ses militants, de son histoire, eh bien, on a des devoirs à l’égard de ce parti. Et ce système, si j’étais désignée, je le mettrai en place. Si le risque de perdre son investiture parce que l’on se comporte mal en dénigrant son parti ou en injuriant d’autres socialistes existait, nous n’assisterions pas à ce type de dérapages. Seul doit nous animer le débat d’idées. Mais, lorsque le parti aura décidé sa ligne politique, il faudra s’y tenir. Les militants ne supportent pas le brouhaha actuel, d’autant moins que ce sont des responsables politiques qui se permettent de porter atteinte à l’image du parti. »

Par ailleurs, l’ex-candidate à la présidentielle revient sur l’annonce de sa séparation d'avec François Hollande, intervenue au second tour des législatives : « Ce n’est pas moi qui ai lancé ce communiqué, c’est l’AFP. Je le sais parce que j’ai eu en direct le directeur de l’agence au téléphone pour lui dire de ne pas communiquer. Il l’a fait quand même. » Pour quelle raison ? demande VSD « D’où croyez-vous que de telles instructions puissent venir, répond Ségolène Royal, pour que, dans un timing aussi précis destiné à brouiller, vous avez raison, une information politique, une telle nouvelle, d’ordre privé, soit lancée ? C’est tombé juste après la défaite d’Alain Juppé. Nous avions prévu, François Hollande et moi, de faire un communiqué commun le lendemain. Le pire, c’est que beaucoup ont pensé que j’étais responsable de cette dépêche ! Comme si, m’étant retirée des législatives, j’avais intérêt à brouiller la bonne nouvelle du soir pour mon parti… C’est redoutable ».

fabius : le débat royal delanoé est complètement surréaliste

Par vitrolles13127 :: lundi 26 mai 2008 à 19:09 :: debats

Le débat Royal-Delanoë sur le libéralisme est tout à fait surréaliste
Interview de Laurent Fabius sur RMCinfo lundi 26 mai 2008
 
A noter: J-6 avant la réunion des reconstructeurs. N'oubliez pas de vous inscrire. Toutes les informations sont sur www.reconstruirelagauche.fr.
 
Laurent Fabius a estimé lundi que le débat entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë sur le "libéralisme" était "tout à fait surréaliste".
"C’est un débat tout à fait surréaliste", a-t-il estimé, interrogé à ce propos sur BFMTV et RMC. Les deux probables rivaux au poste de Premier secrétaire lors du congrès du Parti socialiste en novembre, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, se sont affrontés dimanche, par médias interposés, sur la définition du "libéralisme".
Selon Laurent Fabius, "le débat (au sein du PS) doit porter sur des questions de fond", comme "l’emploi", les "retraites", "l’Europe", la "santé", "l’environnement". "C’est ça les vrais problèmes, plutôt que d’inventer des oppositions qui sont un peu factices", a-t-il critiqué, estimant qu’il y avait aussi "un aspect un peu tactique" dans la prise de position de Bertrand Delanoë pour se démarquer de Ségolène Royal.
Souhaitant "qu’on évite justement ces pugilats", l’ancien Premier ministre a répété qu’il n’estimait pas que ce soit "une bonne chose" de nommer à la tête de PS quelqu’un qui sera aussi candidat en 2012, car "c’est un peu confondre les échéances". Déclarant soutenir les "reconstructeurs", le député de Seine-Maritime a jugé que le PS devait aussi préciser sa "stratégie" d’alliances par rapport à la gauche et au centre.
« Je reste à l’écart du pugilat au PS »
« Je vais vous dire ce que je souhaite, tout en restant à l’écart du pugilat. Nous avons un congrès du PS en novembre. D’abord, il faut éviter ces pugilats et ce n’est pas une bonne chose que l’on nomme à la tête du PS quelqu’un qui automatiquement sera candidat en 2012, parce que c’est un peu confondre les échéances. Deuxièmement, il est très important que l’on précise nos réponses sur un certain nombre de questions : l’environnement, l’emploi, le vieillissement et l’éclatement de la société, la question du déplacement du centre du monde et ce que fait l’Europe... » « Il faut qu’à la sortie du congrès les gens se disent « les socialistes ont des réponses ». Troisièmement, il faut qu’on précise nos stratégies, il y a eu du flou. Certains ont dit « Il faut abandonner le rassemblement de la gauche, il faut aller avec les centristes », d’autres, dont je suis, disent « rassemblement de la gauche, oui, mais ça peut s’ouvrir à d’autres »
« Si on répond sur ces trois questions, on aura avancé et c’est la raison pour laquelle je soutiens plutôt ceux que l’on appelle les reconstructeurs, c’est-à-dire des hommes et des femmes qui n’ont pas envie de se situer dans un espèce de pugilat ou de duel et qui disent « faisons travailler ensemble toute une série de gens et essayons de répondre à ces questions » ».
« Mes pistes pour financer les retraites »
« On paye chaque année des intérêts de la dette qui sont énormes. C’est une des raisons pour lesquelles je trouve mauvais le choix qui a été fait le gouvernement de dépenser au moins 15 milliards d’euros supplémentaires chaque année pour des dépenses qui n’étaient pas prioritaires. Je suis partisan de revenir sur une partie de ces dépenses ». « Il y a d’autres choses à faire. On parle beaucoup du financement de la retraite, mais nous avons travaillé sur ce financement et je vous donne des pistes : le Cour des Comptes propose de taxer les parachutes dorés et les stock-options, ça peut rapporter 3 ou 4 milliards. Deuxièmement, au fur et à mesure que s’améliorera la situation de l’emploi, la cotisation qui va à l’Unedic pourrait aller sur la retraite. Troisième point : il y a toute une série d’exonérations sociales, les unes sont justifiées, les autres ne le sont pas ».
« Je ne voterais pas le texte sur les institutions »
Guillaume Cahour : La réforme des institutions est en ce moment en train d’agiter la sphère parlementaire, notamment l’Assemblée Nationale, avec ce débat qui a commencé il y a quelques jours : le Président de la République pourrait prendre la parole devant le Parlement réuni en Congrès, le renforcement du rôle du Parlement, il y a d’autres points encore. Est-ce que aujourd’hui vous seriez prêt à voter ce texte ?
 
Laurent Fabius : Je souhaite que finalement on nous propose un texte qui puisse être acceptable, mais aujourd’hui, je dis clairement que dans l’état du texte, je ne le voterais pas. Il y a eu des avancées mais il y a trois points qui doivent bouger de manière absolument nécessaire. Le premier point, c’est tout ce qui concerne les données électorales, ce n’est pas normal que l’on discute constitution mais qu’au même moment on nous dise que l’on ne peut rien changer pour le Sénat, pour les non-européens qui sont là depuis dix ans, que l’on peut changer des choses pour les députés et les régions... Il y a beaucoup à faire en matière électorale et ce n’est pas fait. Le deuxième point, c’est le Conseil Constitutionnel : c’est un organe qui a de plus en plus de rôles et qui, à travers la réforme de la Constitution, peut en avoir encore davantage, mais s’il a plus de rôles, il faut qu’il soit incontestable dans sa composition. Et troisième point, il faut qu’il y ait une égalité de temps de parole, c’est à dire qu’il faut que le temps du Président de la République, quand il s’exprime d’une manière politique, puisse être comptabilisé.
 
Guillaume Cahour : Les socialistes reviennent beaucoup dessus, en quoi est-ce si important pour vous ?
 
Laurent Fabius : Aujourd’hui, dans le monde moderne, la politique n’existe pas en elle-même, elle n’existe qu’à travers la télévision et la radio, et si vous avez une personne qui peut parler huit heures sans que personne ne puisse lui répondre, parce que c’est ça la réglementation actuelle, ce n’est évidemment pas équilibré. Donc on demande simplement qu’il y ait une égalité : Président de la République, majorité et opposition.
 
Toute l'information de Laurent Fabius sur www.laurent-fabius.net.

le liberalisme de delanoê

Par vitrolles13127 :: jeudi 22 mai 2008 à 18:17 :: debats

Bertrand Delanoë : "Oui, je suis libéral ET socialiste"

NOUVELOBS.COM |
 

Dans ses entretiens avec Laurent Joffrin, Bertrand Delanoë dessine les contours d’une gauche réconciliée avec son temps. Héritier sans complexe de la pensée libérale, il plaide pour un PS qui soit enfin "un parti de manager". Et surtout, dit ses craintes sur Sarkozy et ses doutes sur la grande rivale, Ségolène Royal, sa passion pour l’écologie et sa vision d’une France fidèle à son passé. Extrait d’un livre choc (*) qui sonne comme une entrée en campagne.

Extrait 1
Pourquoi je suis libéral….

Socialiste et social-démocrate, c’est donc pareil, maintenant ?

Pour moi, ça l’a toujours été. Le mot n’était pas employé de la même manière parce qu’il y avait une réalité que les socialistes français n’ont jamais pu atteindre. Premièrement, le parti de masse qui caractérise le système social-démocrate et, deuxièmement, le rapport aux syndicats. Dans toutes les social-démocraties, il y a d’abord adhésion massive au parti ou au syndicat, puis il y a une relation contractuelle entre le parti progressiste et l’organisation des salariés. Cela manquera toujours en France. Si on regarde l’expérience espagnole, aussi bien celle de Felipe Gonzalez que celle de José Luis Zapatero, même quand il y a eu conflit avec les syndicats, il y a toujours eu partenariat.

Tenez vous un discours social-libéral ?

Non, je ne suis pas social-libéral : je n’adhère pas à ce que représente ce courant de pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, "libéral". Et quand il s’applique à une doctrine politique,  au sens global, je crois même qu’un militant socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le "libéralisme" au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’État et laisser-faire économique et commercial. Il est donc temps que nous cessions de nous acharner sur un mot, et que nous tournions le dos à cette triste époque de notre histoire collective, qui a vu une grande partie de la gauche française rejeter une constitution européenne au motif qu’elle aurait été "libérale". C’est d’autant plus absurde – et croyez bien que je ne suis pas inspiré par le goût du paradoxe, mais par celui de la vérité – que la gauche que je défends est par essence libérale. Quant au sarkozysme, ce bonapartisme modéré par la désinvolture – mais nous y reviendrons –, il est profondément antilibéral. Je le dis et je tente de le prouver.  Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. Le principe en est simple : il n’y a pas d’oppression juste, il n’y a pas de chaîne qui ne doive être brisée, il n’y a pas de légitimité, ni donc de fatalité, à la servitude. Et le libéralisme, c’est dans le même temps l’idée que la liberté est une responsabilité, qu’être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait. Au nom de cet héritage intellectuel- là, celui de Montesquieu, de John Locke, au nom de ceux qui ont su se dresser contre le confort mortel de l’habitude pour dire non, je suis libéral. Je suis libéral parce que j’aime la liberté. Pour moi-même : j’ai toujours voulu être un homme libre de toutes les puissances et de toutes les dominations. Et pour les autres : j’aime les peuples libres qui défient la rigueur de l’histoire, j’aime que, collectivement, s’exprime le désir d’avancer fièrement dans la voie que l’on s’est souverainement tracée. Et ce que je dis des peuples vaut pour les personnes. Chaque individu a droit au bonheur, et il a le droit de le rechercher par les moyens qu’il souhaite. Avec une seule limite, celle de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme, qui définit l’idée que je me fais du libéralisme : "(...) l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits." Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d’un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l’immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités. C’est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique, dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s’accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste.

 
Extrait 1 (suite)…
Et pourquoi Sarko ne l’est pas ?

Sarkozy entrave les libertés individuelles, et il ignore les libertés collectives. Qu’est-ce que l’amendement sur les tests ADN, sinon une restriction imposée à la plus élémentaire des libertés : celle d’exister autrement que par sa naissance, celle de ne pas se définir par son code génétique ? Qu’est-ce que cette pratique politique, faite d’arrogance et d’égotisme ? M. Sarkozy se veut souverain omnipotent : le libéralisme, c’est le contraire. Le libéralisme, c’est la tolérance devant les démarches individuelles, c’est une certaine forme d’indifférence bienveillante de la collectivité devant la singularité des choix de chacun, c’est la mise à l’épreuve de la plus belle des vertus – la modération dans l’exercice d’un pouvoir quel qu’il soit. Mais je vais plus loin : Nicolas Sarkozy est antilibéral dans bien des domaines. Prenez par exemple la loi sur la rétention de sûreté. Elle piétine en vérité l’un des principes de notre système judiciaire, la responsabilité pénale. Comme l’a souligné Robert Badinter, on quitte la réalité des faits (le crime commis) pour la virtualité d’une hypothèse. Faut-il ignorer la dangerosité potentielle de ces personnes ? Non, évidemment. Mais il existe des systèmes de contrôle rendus de plus en plus exigeants au fil des années, qui permettent à la fois à la société de placer l’individu sous surveillance tout en lui reconnaissant le droit à la réinsertion, dès lors qu’il a accompli sa peine.

 
Extrait 2

La gauche doit rester le parti de l’impôt.

Si vous choisissez sans ambages la voie européenne et sociale-démocrate, il n’y a plus d’utopie dans le socialisme français ?

Comment cela, il n’y a plus d’utopie ? Ce n’est pas une utopie que de fonder une société de la connaissance ? Ce n’est pas une utopie que de maîtriser les conséquences culturelles des nouvelles technologies ? Ce n’est pas une utopie que de créer une société de justice dans l’économie moderne ? Ce n’est pas une utopie que de concevoir la justice sociale dans le développement durable ? Ce n’est pas une utopie que d’inventer des formes nouvelles de démocratie ? Ce n’est pas une utopie que de faire progresser la civilisation de la liberté et de faire de la France et de l’Europe un modèle de développement humain pour le monde ? Ce sont des utopies réalisables, des idéaux que nous pouvons atteindre. Voilà la différence avec la vieille gauche : nous ne nous contentons pas de rêver et d’accuser les autres de trahison parce que ce qu’ils font est imparfait. Et si nous admettions que le courage, le vrai, celui qui justifie les efforts et que récompensent les victoires, ce n’est pas d’appeler à la révolution impossible, mais de préparer la réforme possible ? Le courage, ce n’est pas l’incantation, c’est l’action. Nous agissons pour qu’un jour nos rêves se réalisent. Les plus beaux rêves sont ceux qui se réalisent, même partiellement.
Une droite intelligente dirait sans doute la même chose…

Non ! Elle ne le dit pas et elle ne le fait pas ! La droite intelligente est aujourd’hui incarnée par Nicolas Sarkozy. Que dit-elle ? Elle tient un discours populiste à la limite de la démagogie. Les ouvriers sont formidables, les fonctionnaires sont formidables, les salariés sont formidables. Mais tous les efforts financiers de l’Etat vont à d’autres, à ceux qui n’en ont pas besoin. C’est vrai pour la fiscalité : les réductions d’impôts consenties au début du quinquennat ont profité pour l’essentiel aux classes favorisées et aux héritiers relativement fortunés, sans aucun effet sur l’économie. Je le dis d’ailleurs avec calme. La gauche a toujours été le parti des fonctionnaires, c’est-à-dire des agents de l’Etat. Elle le reste, et elle n’a pas à s’en excuser : elle peut s’opposer, avec fierté, à la démagogie d’un régime qui veut toujours moins de fonctionnaires, mais toujours plus de policiers, toujours plus d’infirmières. La Grande-Bretagne de Tony Blair a mené contre le chômage une lutte dont les plus sourcilleux de nos libéraux saluent l’efficacité, et elle a gagné cette bataille en créant 1,5 million d’emplois dans la fonction publique. La gauche a toujours été le parti de l’impôt, c’est-à-dire des revenus de l’Etat : elle doit avoir le courage de le rester, à l’heure où la justification même de la contribution collective à la richesse de la nation est remise en cause. C’est le maire d’une commune où les prélèvements obligatoires n’ont pas augmenté en sept ans qui le dit : contester le principe de la fiscalité, c’est porter atteinte à l’équilibre même du pays. Avec le bouclier fiscal, avec la suppression des droits de succession, la droite, qui prétend réhabiliter le travail, sacralise en réalité l’héritage et favorise ceux qui se sont "donné la peine de naître et rien de plus".  

 
Extrait 3

Ce que j’aimais chez Ségolène…

Vous avez cru en Ségolène Royal ?

J’aimais la perspective qu’une femme devienne présidente de la République. Philosophiquement,  c’était un progrès. Je pressentais sa volonté, sa détermination, ce qui est une qualité. Je n’étais pas enthousiaste de ses effets d’annonce, même s’il y avait parfois de bonnes intuitions. Et la part d’irrationnel – qui doit être intégrée dans la vie démocratique – me paraissait excessive.

Au début, vous avez pensé qu’elle pouvait gagner ?

Je l’ai espéré. Je l’ai souhaité. Je lui ai dit : "Je ferai tout ce que je peux pour que tu gagnes. Je le ferai totalement, mais en gardant ma liberté."

 
Extrait 4
…et ce que j’ai détesté

Après le premier tour de la présidentielle, vous pensiez que l’échec de la gauche était déjà inscrit dans les résultats ?

Je l’ai craint. Certes, la victoire n’était pas impossible. Mais il eût fallu, entre les deux tours, des initiatives de Ségolène extrêmement audacieuses pour inverser la tendance. D’ailleurs elle l’a senti, puisqu’elle a été très offensive dans ses rapports avec le centre. J’ai approuvé son débat public avec Bayrou. Sur le fond, c’était de bonne qualité. En revanche, ses balancements entre lui et Strauss-Kahn pour le poste de Premier ministre ne m’ont pas semblé de nature à renforcer sa crédibilité. Il faut toujours revenir aux fondamentaux. Je n’ai jamais vu un candidat à la présidence de la République annoncer à l’avance son Premier ministre. Plus exactement, un seul l’a fait : Gaston Defferre, qui a formé un tandem avec Pierre Mendès-France. On a vu le résultat : 5% à eux deux. Pourtant ils ne manquaient ni de talent ni d’expérience. Ce qu’elle nous a révélé depuis à propos de sa démarche nocturne auprès de François Bayrou me conforte dans le fait qu’il ne suffit pas d’avoir l’intuition d’un problème pour le résoudre.

Ne fallait-il pas élargir les alliances du PS ? Au moins, elle a fait preuve d’esprit de décision.

L’esprit de décision y était. Mais la décision était mauvaise. On pouvait s’adresser aux électeurs de Bayrou du premier tour, montrer dans la transparence, lors du débat, les points d’accord et de désaccord. Mais renverser les alliances, c’est autre chose. C’est d’ailleurs un problème qui nous est posé aujourd’hui. Est-ce bien sérieux de concevoir une alliance allant du centre à l’extrême gauche ? C’est sympathique. Mais il faut un minimum de cohérence. Quelle est la base politique et programmatique d’une telle coalition ? Est-elle crédible auprès des électeurs ? Le centre existe-t-il ? Jusqu’à présent, il était un faux nez de la droite. Le centre tombait toujours du côté conservateur. Bayrou est différent. Mais quel est son projet, sinon prendre la place du PS comme principal opposant ? Et quelle est sa force réelle ? Tout cela demande une réflexion sérieuse, qui ne peut venir qu’après une redéfinition de l’identité et de la stratégie des socialistes.

Avez-vous pensé être candidat vous-même ?

Un certain nombre de personnes m’ont demandé d’y penser. Mais je n’étais pas en situation. On ne doit jamais être candidat pour soi, mais seulement quand on est l’homme ou la femme du moment. Et puis l’hypothèse Jospin existait. Lionel est un homme d’Etat qui aurait été utile au pays : je ne devais pas l’affaiblir.

 
Extrait 5

La réforme ? oui mais la vraie !

Sarkozy est-il un véritable réformateur ou bien, un peu comme Chirac, donne-t-il l’illusion du mouvement sans changer les choses ?

On ne le sait pas encore. En premier lieu, il est par définition le continuateur de Chirac, puisqu’il était président du principal parti de la majorité chiraquienne avant 2007. Il est, au moins en partie, responsable de l’état du pays. En 2012, il aura un bilan de dix années et non de cinq. Pour l’instant, il est plus dans la continuité que dans la rupture. Que fait-il pour réduire la dette publique accumulée sous Chirac ? Rien. Au contraire, le déficit s’accroît. De la même manière, qu’a fait Nicolas Sarkozy depuis un an pour renforcer les capacités économiques de la France ? Rien. Il donne l’impression de l’activité, de l’énergie mais c’est un artifice. Je ne conteste pas l’importance de la communication politique : gouverner, c’est aussi affaire de clarté dans les mots, l’attitude, le rythme. Mais quand la communication se substitue à l’action, il y a une forme d’imposture. C’est ce que dessine le sarkozysme.

Sera-t-il l’homme de l’adaptation libérale de la France à la mondialisation ?

Il a déjà montré qu’il ne le serait pas. Je vous le répète : Sarkozy n’est pas libéral, il est conservateur. Il l’a prouvé à plusieurs reprises : étatiste, protectionniste, il impose à tous les échelons l’omniprésence d’un Etat que dans le même temps il désarme.

Va-t-il réaliser des réformes que la gauche n’a pas faites ou pas osé faire ?

Ah oui ? Lesquelles ? La couverture maladie universelle ? La réduction du temps de travail ? À moins que vous ne fassiez allusion au RMI, à la CSG? Ou au PACS? Ou bien, dans un autre ordre d’idées, à l’abolition de la peine de mort ? Sérieusement, la sérénité et, tout simplement, l’objectivité du débat démocratique exigent, comme préalable, la vérité. Qu’on ne nous dise plus que la gauche est immobile et que la droite est réformatrice. C’est le respect de la vérité qui m’oblige à rappeler que les plus grandes réformes de ces trente dernières années, celles qui ont modifié en profondeur la société française, celles qui ont fait avancer notre pays, ont été inspirées par la gauche. Je ne dis pas que nous avons tout réussi. Je reconnais qu’il nous est arrivé d’être pusillanimes : nous aurions dû, pour reprendre l’exemple que vous citiez, réformer les retraites. Nous ne l’avons pas fait. Nous l’avons seulement esquissé. Mais la droite, au pouvoir depuis six ans, ne l’a pas fait non plus, elle s’est simplement emparée du sujet pour diviser et créer des affrontements artificiels. Je rétablis la vérité, parce que la gauche, pour revenir au pouvoir, devra tordre le cou à l’idée saugrenue, démentie par les faits, selon laquelle elle ne saurait pas réformer.

 
Extrait 6
Pour un parti de manager
La gauche a besoin de managers et d’autorité ?

C’est même une priorité. Nous sommes une gauche de gouvernement. Nous devons réfléchir à notre manière de gouverner et, donc, à notre manière de gérer l’État. C’est un défi majeur pour la gauche, peut-être le principal. Pour gagner, il faut être crédible. Nous ne changerons pas la société, nous ne réaliserons pas les réformes sociales et écologiques qui s’imposent sans une gestion rigoureuse et énergique. Nous devons être des managers. Des managers du changement, de la réforme du dialogue social, des managers de l’espoir. Mais des managers. Nous ne ferons rien sans moyens. Or l’Etat, sous Chirac et Sarkozy, s’est considérablement endetté. Et nous ne pouvons pas augmenter les impôts indéfiniment, même si j’assume parfaitement le fait de maintenir un haut niveau de prélèvements, notamment pour les classes les plus favorisées. Il faut donc trouver des ressources nouvelles. Ces ressources existent : elles résident notamment dans les gains d’efficacité que nous pouvons réaliser dans le fonctionnement de l’Etat et des services publics. C’est ce que nous avons fait à Paris. Nous n’avons pas augmenté les impôts pendant sept ans. Nous avons recherché des marges nouvelles en réformant l’usage de l’argent public et en rationalisant la gestion de la Ville. Nous pouvons parfaitement le faire à l’échelle du pays. A condition d’être des managers.

C’est une conception nouvelle ?

Dans une certaine mesure. La gauche doit assumer les contraintes de la gestion. C’est la condition première pour réaliser l’utopie ! Les deux sont indissociables. C’était aussi l’idée de Pierre Mendès-France...

 
Extrait 7

L’écologie, c’est le cœur du projet socialiste

Il n’y a aucune contradiction entre une politique globale de protection de la planète et la croissance ?

Si, si nous en restons à la définition actuelle de la croissance. Mais notre stratégie doit consister à obliger le capitalisme à s’adapter, par un mélange de contraintes, d’incitations fiscales et d’opportunités d’investissements. Exemple : si nous décidons d’améliorer l’habitat à un rythme rapide, ce qui est indispensable, un immense débouché s’ouvrira à l’industrie du bâtiment. La construction, l’isolation et la rénovation, de même que la formation des personnes, représentent de gigantesques chantiers. C’est le propre du capitalisme de s’adapter pour trouver de nouvelles sources de richesses. A nous de l’y contraindre.

Cette politique est adaptée aux pays riches. Que vont devenir les pays les plus pauvres, qui ont un besoin vital de développement et ne peuvent se permettre de brider leur croissance pour préserver la qualité de l’atmosphère ?

Vraie question ! Il est clair qu’on ne peut pas contester aux populations du tiers-monde le droit d’accéder à la consommation. Mais, à l’inverse, faudrait-il considérer que « notre » logique de développement, avec ses conséquences désormais avérées sur l’environnement, est « tolérable » dans les pays du Sud ? Savez-vous, par exemple, que la grande majorité des maladies liées à la diffusion de pesticides touchent des agriculteurs de ces pays ? Parce qu’ils n’ont pas les protections techniques dont bénéficient leurs homologues américains ou européens.  D’ailleurs, parmi les futures grandes puissances, la prise de conscience est déjà perceptible : la Chine n’a pas du tout l’intention de réduire sa croissance, mais elle se fixe désormais des objectifs volontaristes pour faire baisser ses émissions de CO2. Donc, la réponse à votre question passe par des transferts de technologie en direction de ces pays, et au-delà par l’affirmation, plus indispensable que jamais, de l’amélioration du niveau de vie de leur population. Il s’agit en fait de reconstituer un cycle vertueux : car cette ambition implique une accélération de la croissance économique, dans le respect de l’environnement. On est donc bien loin de l’option « décroissance » que vous évoquiez tout à l’heure et qui irait à l’encontre d’une vraie solidarité avec les nations émergentes. Concrètement, comment aider notamment les pays africains à produire leur denrées alimentaires sans répandre des tonnes de pesticides sur leurs cultures, sans détruire leurs forêts ou leur savane et sans épuiser leurs sols ? C’est la politique de codéveloppement, dont nous avons déjà parlé …

Comment lier la question de l’environnement et la question sociale ? On voit bien qu’il y a parfois contradiction entre les deux. À l’échelle internationale, la maîtrise de la croissance peut gêner le développement des pays les plus pauvres, vous l’avez dit ; sur le plan national, certains investissements dans la protection de l’environnement risquent de réduire les crédits sociaux.

La contradiction n’est qu’apparente. Je préconise un changement profond de raisonnement. La question écologique ne peut plus être un simple chapitre dans les programmes de la gauche. Elle doit être au centre du projet. À condition d’être pensée à partir des valeurs de justice sociale et non comme une simple contrainte environnementale : j’en reviens à la définition même du concept de développement durable. Et c’est sans doute là que la distinction droite-gauche reprend son sens. D’ailleurs, un nombre croissant de jeunes entreprises tiennent compte, dans leur gouvernance et dans leur mode de fonctionnement, à la fois des enjeux environnementaux et des enjeux sociaux. Cela a commencé avec le commerce équitable : les militants de ce mouvement ne distinguent pas la protection de la planète et la protection des hommes qui travaillent et souffrent sur cette planète. Pour eux, c’est la même préoccupation : la logique du marché doit être limitée par le double souci de l’humain et de la nature, qui sont deux modalités du sens collectif. C’est la bonne méthode.

Précisez...

Les associations qui s’occupent de commerce équitable sont attentives à la qualité des produits, mais aussi à leur bilan écologique et à leur bilan social : pas de dommages écologiques pour produire, pas de travail des enfants, un droit social, des syndicats et une rémunération plus juste des producteurs. En fait, ces objectifs sont liés. Il y a un même enjeu collectif, solidaire, qui est à la fois écologique, économique et social. La pensée de gauche doit s’adapter à cette nouvelle conception de l’économie mondialisée. Il s’agit de réorienter le développement de la planète sous contrainte sociale et environnementale. Le progrès social change de contenu. Le besoin de justice reste le même, mais il passe aussi par le respect pour la planète, dont les dérèglements lèsent en priorité les plus faibles, les plus démunis.

N’est-ce pas l’un des enseignements du Grenelle de l’environnement, mis en place par un gouvernement de droite ?…

Avec quels moyens et pour quels résultats ? J’approuve tout ce qui se traduit par une large concertation, par une mobilisation des expériences et des expertises. Très bien ! Mais honnêtement, en termes de diagnostic, qu’a-t-on appris que nous ne savions déjà ? Donc, sur les moyens : quand le Grenelle fixe pour objectif de passer de 2 % des superficies dédies à l’agriculture biologique à 6 % en 2010, c’est positif. Mais comment ? Sur la base de quelles mesures réglementaires ? Avec quels moyens budgétaires ? Qu’est-ce qui concrètement incitera un agriculteur à faire désormais plus volontiers du bio ? Mystère. Autre exemple : savez-vous que les conclusions du Grenelle, en matière de transports publics, ne s’appliquent pas à l’Ile-de-France, soit 11,5 millions de Franciliens exclus d’un dispositif pourtant censé développer l’offre de déplacements ? ! Or, s’il y a bien une région en France qui est directement concernée par cet enjeu, c’est l’Ile-de-France.

 
Extrait 8
Ce que je sais de notre passé colonial

La France doit-elle se repentir pour sa politique coloniale ?

Je ne suis pas sûr que l’expression soit la bonne. Mais si nous étions plus nets sur ces questions qui nous font mal, les relations avec le Maghreb seraient moins douloureuses. Nous pourrions assumer notre partenariat de sécurité, qui est essentiel dans la lutte contre le terrorisme, et peser en même temps en faveur du pluralisme et des droits de l’homme. Le non dit colonial ne fausserait pas en permanence le dialogue. Nicolas Sarkozy récuse l’idée de repentance... Encore une fois, je ne sais pas si le mot repentance convient. Encore que... Est-il si humiliant d’exprimer des regrets ? En tout cas, ce qui me choque dans le propos de Nicolas Sarkozy c’est que la repentance n’a été exprimée par la France qu’à propos de Vichy et par Jacques Chirac. Donc quand il dit : « Il y en a marre de la repentance », que vise-t-il ? Pour ce qui concerne la colonisation au Maghreb et notamment là où elle a été la plus douloureuse, en Algérie, il faut simplement dire la vérité. Le président a commencé, mais avec quels méandres de la pensée ! L'ambassadeur de France en Algérie nous avait pourtant mis sur la bonne voie en allant reconnaître en février 2005 les massacres de Sétif, qui ont fait tant de morts en 1945. En fait, au-delà des mots qui nous piègent – repentance, excuses, etc. –, dire la vérité suffirait. Dire la vérité, notre vérité et même notre vérité commune. Car elle est faite de domination, d'exploitation, de souffrance imposées aux colonisés en même temps que de liens culturels et affectifs que personne n'a envie de nier, pas plus les Algériens que les Français.

Il y avait donc un aspect positif dans la colonisation ? Non. Il y a eu des aventures individuelles, dont je suis un héritier, qui ont permis à des gens de se connaître, de vivre ensemble et même d'être heureux. Mais le fait colonial reste ce qu'il a été : une domination illégitime, et le plus souvent brutale, découlant d'intérêts économiques et militaires ou d'une volonté impérialiste. Cela n'empêche pas que des individus aient tissé des liens amicaux au temps de la colonisation. Regardez un Tunisien, un Algérien, un Marocain accueillant des Français nés là-bas : ce sont souvent des retrouvailles d'amitié. Enrico Macias n'est toujours pas retourné en Algérie. C'est encore difficile. Mais, enfin, les Algériens écoutent ses disques. Le lien est là. Il faut le préserver. Pour autant, le jugement de l'Histoire est sans appel : la colonisation a été négative. C'est tout.
Faut-il que le gouvernement algérien reconnaisse, symétriquement, le sort cruel réservé aux harkis qui ont été massacrés au moment de l'indépendance ou bien qu'il condamne l'usage du terrorisme, contre les civils ?

Il ne s'agit pas de troc ni de marchandage. Il s'agit de la vérité et de l'Histoire. Disons déjà toute la vérité, pour ce qui nous concerne... C'est nous qui avons colonisé l'Algérie, ce ne sont pas les Algériens qui ont colonisé la France. Alors disons-le et que chacun prenne ses responsabilités. Les choses évolueront ensuite. Les dirigeants algériens sont des personnes intelligentes.

 

*Bertrand Delanoë "De l’audace", Entretiens avec Laurent Joffrin (Robert Laffont, 289 pages, 20 euros)

hollande, une contribution, pourquoi pas.

Par vitrolles13127 :: jeudi 22 mai 2008 à 03:29 :: debats
Hollande pourrait présenter une contribution pour le congrès PS
Le premier secrétaire pourrait ainsi peser dans le choix de son successeur. Et écarter Delanoë, comme Royal.
François Vignal
LIBERATION.FR : mercredi 21 mai 2008
  
On l’avait écarté peut-être un peu vite. François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, pourrait déposer une contribution en vue du congrès de Reims. C’est ce qu’affirme 20minutes.fr. Un membre de l’entourage de Hollande, joint par Libération.fr, affirme qu’«a priori, oui», le premier des socialistes déposerait cette contribution.
Pour François Hollande, l’idée serait de rassembler un maximum de secrétaires fédéraux sur cette contribution, histoire de peser sur la désignation de son successeur. «Il peut faire une contribution qui serait une démonstration de force», analyse un responsable national du PS, qui souligne que «Hollande veut se compter, il ne l’a jamais fait».

Si aucune majorité ne se dégage, il pourrait pousser en faveur d’une «synthèse molle» et «imposer un premier secrétaire qui sera compatible avec tout le monde». Stéphane le Foll, son directeur de cabinet, Bruno le Roux mais aussi Michel Sapin, qui vient de prendre ses distances avec Royal, pourraient se glisser dans le costume.

Hollande ne repostulera pas à sa propre succession, il l’a dit. A moins que… «Il y a un tel bordel, que certains premiers fédéraux ou d’anciens du parti ne verraient pas d’un mauvais œil que Hollande reste, glisse le même responsable national. Il y a quelques mois, ça paraissait impensable. Aujourd’hui, l’hypothèse est évoquée dans les dîners».

pour une fois, ce n'est pas moi qui critique le PS, mais je crois savoir que cambadelis à aider par ces déclarations à ce zoo

Par vitrolles13127 :: dimanche 18 mai 2008 à 00:08 :: debats

"Le PS se transforme en pétaudière" juge Cambadélis

 

Réagissant à l'annonce faite par Ségolène Royal de sa candidature à la direction du parti, Jean-Christophe Cambadélis estime que le parti se transforme en "bataille des ego" et Jacques Lang juge que "l'inflation des candidatures" "contraste avec le manque d'idées nouvelles".

Jean-Christophe Cambadélis (SIPA)

Jean-Christophe Cambadélis (SIPA)

Réagissant à l'annonce faite par Ségolène Royal de sa candidature à la direction du parti, le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, a affirmé samedi 17 mai que "le PS se transforme en véritable pétaudière".
"Rien n'est respecté au sein du Parti socialiste, ni le calendrier, ni les militants, ni aucune des décisions qui sont prises", a-t-il déclaré sur France Info, rappelant que la date pour le dépôt des contributions a été fixée au 1er juillet.
"Tout se résume à une bataille des ego", a-t-il ajouté.
Ségolène Royal a annoncé officiellement vendredi, lors d'une réunion publique à Paris, qu'elle serait candidate au poste de premier secrétaire, "si les militants le jugent utile", lors du congrès de Reims au mois de novembre.

Une inflation de candidatures

Jack Lang a estimé pour sa part samedi que "l'inflation de candidatures au sein du Parti socialiste donne parfois le tournis".
Cette inflation "contraste avec le manque d'idées nouvelles dont souffre aujourd'hui la pensée de gauche. On aimerait que l'heure soit davantage à l'effervescence intellectuelle et à l'imagination collective plutôt qu'à l'affrontement des ego", a estimé le député PS du Pas-de-Calais dans un communiqué.

jean ZIEGLER, la famine, c'est un génocide de la part des seigneurs de l'argent

Par vitrolles13127 :: mardi 13 mai 2008 à 03:05 :: debats


L'empire De La Honte Jean Ziegler
envoyé par boreale

Dans la vidéo de 11 mégas que vous pourrez voir ci-après, et qui correspond à sa récente interview TV5 il présente son ouvrage. Il explique qu'au moment de la Révolution Française l'idée d'apporter de quoi manger à leur faim à tous les hommes de la Terre relevait encore d'une utopie, d'un rêve, mais qu'aujourd'hui cela serait une chose techniquement possible. Mais c'est impossible à cause de la captation des richesse par un petit nombre, qu'il appelle les Seigneurs de la Guerre Economique. Ceux-ci instituent un Ordre Feodal et leur bras armée n'est autre que la puissance militaire américaine, qui opère désormais en se passant de l'aval de l'ONU, sans aucun contrôle. Les Etats-Unis pratiquent désormais la torture et l'assassinat comme "une chose nécessaire" et se sont retirés de la Convention de genêve. L'auteur signale que la nomination de Wolfowitz à la direction de la Banque Mondiale est une catastrophe de plus car désormais celmle-ci, au lieu de tenter de tendre vers la justice va se mettre au service des plus puissants.

Ziegler rappelle que Bush a signé un décret autorisant des commandos américains armés à opérer hors des USA en éliminant physiquement non pas des couplables, mais de simples suspects. Il parle d'une Barbarie Nouvelle et d'une "Organisation de la Faim" au service d'une Nouvel Ordre Mondial, meurtrier et absurde. Ziegler parle de la nécessité d'une insurrection morale.

Le ton de l'homme est impressionnant

 

la qualité de la vidéo est moyenne

 

 

qui nous a vendu les programmes de blair, vanté prodi, la gauche bobo, la gauche caviardisé empétrée dans ses problemes d'égo, et de pipole , comme ségo

Par vitrolles13127 :: jeudi 08 mai 2008 à 02:12 :: debats

Requiem pour un socialisme défunt, par Daniel Bensaïd et Samuel Johsua

Le Parti socialiste est taraudé, depuis plus d'une décennie, par une crise existentielle. Dès 1990, Laurent Fabius avouait sans détour : "S'il est assurément démocratique, en quoi le socialisme moderne est-il encore socialiste ?" Quatre ans plus tard, Lionel Jospin constatait à son tour : "La réforme a vaincu la révolution, mais les réformistes donnent l'impression de ne plus croire à la réforme." La nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste rendue publique le 21 avril est censée répondre à ce doute identitaire. Ce laborieux exercice de style se dispense de tout devoir d'inventaire et il ne se distingue pas par une ambitieuse vision d'avenir.

On y apprend tout de même (article 8) qu'il s'agit de "réactualiser ce qui est l'apport propre du socialisme au siècle dernier, l'Etat social qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité". En quinze ans de gouvernement, entre 1981 et 2002, le PS a au contraire contribué à démolir cet Etat social.

L'article 7 proclame que les socialistes entendent bâtir "une société nouvelle qui dépasse les contradictions du capitalisme" en "faisant toute sa place au secteur non marchand". Il ne s'agit donc plus de dépasser le capitalisme, mais de résoudre ses contradictions grâce à l'instauration de ce secteur que l'on vient pourtant de contribuer à réduire en démantelant les services publics. On ne saura pas si "toute la place" promise au secteur non marchand annonce une reconstruction des services publics (eau, télécommunications, énergie), la municipalisation des sols, ou encore le retour sous contrôle politique des banques centrales. L'article 6 proclame bien que "certains domaines ne peuvent relever du marché quand ils concernent des droits essentiels", mais ces "domaines" demeurent aussi incertains que les "droits essentiels" auxquels ils correspondent.

Selon l'article 10, "la France doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations". Il était temps ! Le propos serait plus clair s'il était précisé que ce combat devrait aller jusqu'au droit de circulation et d'installation, à l'égalité des droits sociaux et au droit de vote des immigrés. L'article 29 annonce que le PS "veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux". Ah, qu'en termes fumeux ces choses-là sont dites ! La diversification en question implique-t-elle l'introduction, par exemple, de la proportionnelle "à tous les niveaux" dans les modalités électives ?

L'article 17 annonce que le PS "est un parti européen, qui agit dans l'Union européenne, qu'il a non seulement voulue, mais en partie conçue et fondée". Autrement dit, un parti respectueux de l'Union libérale réellement existante du marché unique de 1986, du traité d'Amsterdam de 1997, du pacte de stabilité, du récent traité non simplifié de Lisbonne, reprenant l'essentiel du traité constitutionnel rejeté par référendum en 2005, dont la vaillante abstention des députés socialistes a permis lors du congrès de Versailles l'adoption par voie parlementaire voulue par Nicolas Sarkozy.

La déclaration de principes en dit plus par ce qu'elle tait ou abandonne que par ce qu'elle expose. Le socialisme démocratique qu'elle revendique prétend "aller à l'idéal" et "comprendre le réel". Mais elle ne dit rien du réel qu'il s'agit de comprendre, encore moins de l'idéal à atteindre, si ce n'est "qu'être socialiste, ce n'est pas se satisfaire du monde tel qu'il est" (art. 1). Au vu de ce qu'est le monde et comment il va, c'est la moindre des choses. Le but serait donc "l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète".

Il ne fallait pas moins qu'une nouvelle déclaration principielle pour apprendre que mieux vaut une émancipation complète qu'incomplète. Quant aux moyens d'y parvenir, il s'agirait d'une "économie sociale et économique de marché régulée par la puissance publique", combinant "un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, et un tiers secteur d'économie sociale" (article 6). On ne saura rien du dosage de cette combinaison, et qui, des appétits concurrentiels privés ou de l'intérêt public, finira par dicter sa loi.

Il faut donc aller chercher l'utilité d'une aussi vaine déclaration dans ses silences et ses suppressions, autant et plus que dans ses généralités explicites. Exit le mot de "révolutionnaire" qui figurait encore en 1990 dans la précédente déclaration. C'était si incongru qu'on l'avait oublié. Est de plus éliminée toute référence à la lutte des classes, dissoute dans "l'intérêt général du peuple français" (article 19). Est ainsi annulée la déclaration historique de 1905, celle de Jaurès, définissant le PS comme "un parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d'échange". C'est ce que le sens commun appelle "avaler son bulletin de naissance".

Une aussi spectaculaire disparition des classes et de leur lutte ne pourrait s'expliquer que de deux manières. Soit parce que les classes sociales auraient disparu, ce que ne confirment ni l'activisme patronal du Medef et de l'UIMM ni les attaques gouvernementales contre la Sécurité sociale et le code du travail. Soit plus sûrement parce que le PS y aurait renoncé pour devenir "également le parti des entreprises", comme le réclame Emmanuel Valls.

La fonction réelle de cette déclaration de principes extraordinairement et exceptionnellement consensuelle pour un parti déchiré par les ambitions et les rivalités personnelles est celle du parachèvement de la mue sociale-libérale de la vieille social-démocratie française, en retard sur ses partis frères européens, freinée qu'elle fut dans son évolution par la culture de lutte et de résistance héritée de Mai 68. Le PS pense sans doute s'ouvrir ainsi la voie d'un Tony Blair. Il se prépare en fait un désastre à la Veltroni. En Italie, deux ans de politique libérale sous la houlette de Romano Prodi ont conduit au triomphe de Berlusconi et de la Ligue du Nord. Et Rome est aux mains d'un extrémiste de droite ! Encore plus révélateur peut-être, cela s'est accompagné de l'effondrement de la coalition "arc en ciel", passée dans le même laps de temps de 11 % à 3 %.

La preuve est éclatante que l'unité même large de ce camp ne peut rien contre la marche au bipartisme quand elle est bâtie sur la confusion politique : toute cette coalition était du gouvernement Prodi. Et cela sans que les partis de la gauche radicale, créés trop récemment, ne parviennent à s'imposer. Il n'y a rien de plus urgent pour la gauche française que d'analyser les causes de ce tsunami politique. Avec une première évidence : toute alliance gouvernementale ou parlementaire subalterne au projet esquissé par la déclaration de principes aurait les mêmes effets mortifères pour une gauche radicale et anticapitaliste que ceux que viennent d'avoir en Italie la participation au gouvernement Prodi et la caution apportée à sa politique. L'indépendance stratégique vis-à-vis du PS est le maître mot si l'on ne veut pas garantir des succès répétés au capitalisme.

La désastreuse leçon italienne ne peut que renforcer le besoin d'un nouveau parti, porteur d'une véritable alternative à un système capitaliste ensauvagé et indépendant du social-libéralisme annoncé. On entend dire que ce projet lancé par la LCR vient trop tôt. Au vu de l'évolution du PS, de son hégémonie renforcée sur ses alliés traditionnels qu'ont confirmé les municipales, au vu d'autre part de l'expérience italienne, on peut au contraire se convaincre que, très bientôt, il sera trop tard.

 source le monde.fr

 

qui a venté les tony blair, les prodi, et autres,

 

SEGO, VALLS, DSK, toute cette gauche caviardisée, ils ont bouffés l'heritage de mitterant, et maintenant ya plus d'idées, les ouviers  c'est sale.

source

www.lemonde.fr

Un congrès PS pré-présidentiel début 2011 et une primaire possible, dit Rebsamen

Par vitrolles13127 :: samedi 03 mai 2008 à 00:23 :: debats

 

rebsamen n' a pas  encore compris la  leçon des primaires et veux de nouveau nous imposer royal

 

 

alors que le gouvernement est au plus mal,

 

mal dans les sondages, mal  dans sa politique pro droitière, pro extrême droite,  il  fait delà politique au nez et au gré des sondages,

 

nous sommes au bord de l'implosion,

 

le ps au lieu de bénéficier de cet 'acquis', le ps donc ne propose rien, il est aux abonnés absents, pas de programme, en revanche au moins 10 candidats déclarés pour 2012, une pléthore de candidats  pour le secrétariat du ps

 

 

ah pour gueuler , ça les socialos savent   très bien le faire,  sego la première, quoique, je ne les ai  pas entendu  lors de  la  destitution de la nationalité française par un homosexuel français parce que marié en dehors du  territoire français!!!!!!parce que marié à un homme, mon dieu la bourde, c'est bêta.

 

devront nous bientôt  porter l'étoile rose?, les mélenchon, royal, montebourg, hollande, mosco,hollande,royal, guigou, jospin, fabius, DSK, valls, dray, etc. rien,  tous muets comme une carpe,

 

 

 

 

et le pire si par miracle, le ps revenait aux affaires, croyez vous qu'ils changerait de politique, non, à part quelques me-surettes envers les plus nantis, des mesures qui se voient bien, en gros

 

 

 

j'étais  proche de laurent fabius,  et je l'ai entendu sur la régularisation des sans papiers

 

au cas par cas, comme sarko.

 

texte du no 2 ps

 

Un congrès PS pré-présidentiel début 2011 et une primaire possible, dit Rebsamen Le numéro deux du PS, François Rebsamen, a affirmé que le congrès du parti dans la perspective de la présidentielle de 2012 pourrait se tenir "entre janvier et juin 2011" et n'a pas exclu une "primaire" pour parvenir à un candidat unique de la gauche au 1er tour.

M. Rebsamen a animé la Commission du PS chargée de modifier les statuts du parti dont l'une des propositions phare est un nouveau calendrier selon lequel le candidat à la présidentielle serait désigné "dans les trois mois" suivant le congrès organisé un an avant le scrutin.

"Il s'agit de tirer les leçons du passé en établissant un lien entre notre fonctionnement et le rythme induit par le quinquennat afin d'éviter que ne se reproduisent certaines dissonances", a affirmé M. Rebsamen dans une interview au Monde daté de samedi.

Le nouveau calendrier "s'appliquera à partir du prochain congrès de novembre 2008" et "le congrès suivant pourra donc se tenir entre janvier et juin 2011", a-t-il dit.

De son côté François Hollande avait estimé jeudi que le candidat pour 2012 serait désigné à la "fin de l'année 2010".

La réforme des statuts doit être présentée à un prochain Bureau national et être soumise au vote des militants fin mai, puis ratifié par une Convention nationale le 14 juin.

Pour le choix du candidat, M. Rebsamen a précisé que "ce seront les adhérents du PS qui désigneront le candidat ou la candidate socialiste", ajoutant: "bien que cette question n'ait pas à figurer dans nos statuts, nous sommes tous d'accord pour rechercher avec nos partenaires les conditions d'une candidature unique de la gauche dès le premier tour de l'élection présidentielle".

Il a souligné que "les formes" qui permettront l'émergence d'un candidat "restent à déterminer", mais "nous n'écartons pas la possibilité d'organiser des primaires auprès des sympathisants".

"Il s'agit également d'une sortie honorable pour François Hollande, qui quitte le poste de premier secrétaire en menant à bien les réformes consensuelles qu'il estimait nécessaire de réaliser", estime encore ce proche de Ségolène Royal au sujet de la réforme des statuts et de la nouvelle déclaration de principes.

 

 

 

 

laurent joffrin veut donner une leçon de socialisme au ps

Par vitrolles13127 :: mercredi 03 octobre 2007 à 23:09 :: debats
ce matin, je vais chercher ma bible du ps, L'HEBDO'
 

oui ce matin, je vais dans ma boite au lettre classique, et no email,   chercher mon courrier, et comme tous les mardi, l'hebdo des socialistes  m'attends sagement

or pleine page, laurent joffrin, veut donner une lecon de socialisme, et nous aider a le refonder ce vieux parti, oui nous n'avons rien compris



SOCIALISTES OUVREZ LES YEUX! dit il le bougre

rien que cela , le segelomaniaque veut nous dire comment faire!!!!!



lui qui a terminer le sale boulot à libération, qui à lourdé , viré , appliqué dans l'entreprise libération le dernière mouture du gentleman rothschild

un journaliste peut il par 'éthique' diriger sereinement un journal et s'impliquer aussi directement dans un parti , dont je rappelle au passage que grâce a joffrin et d'autres nous sommes allés dans le mur

ah ces bobos...
jba

a gauche, toujours cette eternelle tentation!!!!!

Par vitrolles13127 :: mardi 25 septembre 2007 à 01:28 :: debats

A Gauche l’éternelle tentation centriste

Source : Monde Diplomatique - Juin 2007 

La défaite de Mme Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle française du 6 mai dernier a relancé de très vieux débats sur l’identité du Parti socialiste. Face aux attraits de M. Nicolas Sarkozy, capable de séduire le Front national et d’enrôler des personnalités comme M. Bernard Kouchner, les dirigeants de gauche semblent singulièrement désorientés. Certains d’entre eux recommandent une adhésion plus ostensible à l’économie de marché et une alliance avec le centre. L’idée n’est pas vraiment inédite...

« Un printemps français. » Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, la quasi-totalité des éditorialistes a célébré, à la manière de Jacques Attali dans L’Express, une bipolarisation de la vie politique française autour de deux formations « modérées ». Laquelle ferait, enfin, de la France une « démocratie moderne » [1]. La nomenklatura médiatique s’est en particulier réjouie des mauvais résultats des candidats situés à la gauche du Parti socialiste (PS). Selon Bernard‑Henri Lévy, dans son « Blocnotes », la marginalisation du courant antilibéral a permis de « casser la gauche pour vaincre la droite », de « briser l’homonymie qui donne le même nom ‑ la "gauche" ‑ aux héritiers de Lénine et de Jaurès » [2].

La défaite de Mme Ségolène Royal au second tour de l’élection a ensuite conduit ces même faiseurs d’opinion à déplorer l’« immobilité doctrinale » du PS et sa « négligence à l’égard du centre. » D’après Jacques Julliard, directeur adjoint du Nouvel Observateur, la candidate aurait perdu « parce que la gauche est trop à gauche pour s’élargir vers le centre, seul lieu où elle pourrait gagner des renforts ».

Même tenu par un ancien historien comme Julliard, le discours de la « modernisation » et de l’élargissement du PS est avant tout... idéologique. Négligeant l’importance du « vote utile » dans le résultat de Mme Royal au premier tour, cette thèse avance qu’il n’y aurait plus de « renforts » à la gauche du PS. Mais surtout, bien qu’elle se prétende innovante, son analyse rejoue une rengaine très ancienne. Dans l’histoire socialiste, la question de l’« ouverture » s’est en effet posée à maintes reprises. Or les précédents se sont souvent révélés coûteux, à la fois politiquement et électoralement.

Condamnés à vivre ensemble.

Entre mai 1947, date de la révocation des ministres communistes par le président du conseil socialiste Paul Ramadier, et le retour au pouvoir du général de Gaulle onze ans plus tard, la « troisième force » gouverne le pays. Il s’agit d’une coalition de socialistes et de centristes qu’on prétend alors « condamnés à vivre ensemble » face aux assauts des gaullistes et des communistes. Le gouvernement déclenche la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Il réprime aussi, parfois férocement, nombre de grèves, dont celle des mineurs en 1947‑1948. Au moment de mourir, en 1958, ce régime ne compte guère de défenseurs, y compris chez les socialistes.

Anticipant l’élection en 1965 du président de la République au suffrage universel, des journalistes « modernisateurs » de L’Express (Jean‑Jacques Servan‑Schreiber, Françoise Giroud) et des technocrates du Club Jean‑Moulin tentent, à partir de septembre 1963, d’imposer à la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO, le parti socialiste de l’époque) la candidature de Gaston Defferre, maire de Marseille grâce à une coalition municipale socialo‑centriste. Ils espèrent ainsi ressusciter un rassemblement de « troisième force » susceptible d’endiguer la tentation montante d’une alliance entre la SFIO et le Parti communiste français (PCF). Le projet échoue. Profitant du vide ainsi créé, François Mitterrand devient le candidat de la gauche unie dès le premier tour de l’élection présidentielle de décembre 1965. Il obtient alors 32,24 % des suffrages, contre 42,72 % au général de Gaulle, lequel est réélu.

En 1 969, le maire de Marseille se présente à l’élection présidentielle suivante, avec le soutien de Pierre Mendès France, dont il a promis de faire son premier ministre en cas de victoire. La modernisation idéologique et la « rigueur » financière sont une nouvelle fois à l’ordre du jour : « On les voit tous les deux, raconte un observateur, assis derrière une table comme deux instituteurs assénant des leçons d’économie à grand renfort de statistiques [3]. » Le score obtenu (5,08 % des voix) paraît d’autant plus humiliant que le candidat communiste, Jacques Duclos, 73 ans, plein de faconde, prosoviétique et médiocrement soucieux de gestion orthodoxe, réunit, lui, 21,52 % des suffrages. Créé en 1969, dans le sillage de la déroute de Defferre, le PS fait le choix de l’union de la gauche au congrès d’Epinay en 1971. Cette stratégie le conduit, dix ans plus tard, à la victoire le 10 mai 1981. Et Defferre devient ministre de l’intérieur...

La question des alliances se pose de nouveau à partir de 1984, quand les communistes quittent le gouvernement. Le PS, qui détient la majorité des sièges à l’Assemblée nationale entre 1981 et 1986, est devenu hégémonique à gauche. Mais, l’année précédente, le « tournant de la rigueur » a eu lieu, rapprochant, sur le fond, socialistes et centristes. En juin 1984, l’éditorialiste de centre droit Alain Duhamel peut féliciter le chef de l’Etat du chemin parcouru : « De 1981 à 1984, François Mitterrand a effectué un impeccable quart de tour à droite idéologique [4]. »

Quelques semaine plus tôt, le sociologue Alain Touraine, intellectuel marquant de la « deuxième gauche » [5],faisait lui aussi part de sa satisfaction : « Le mérite de notre gouvernement sera de nous avoir débarrassés de l’idéologie socialiste. (...) Ce n’est pas l’alliance socialo‑communiste qui transformera la France, c’est l’alliance de la gauche modernisatrice et soucieuse de justice sociale avec le courant libéral innovateur et ouvert sur la concurrence internationale [6]. » Jugement avisé ? Le 17 juin 1984, à l’occasion des élections européennes, le PS n’obtient que 20,75 % des voix ; son partenaire communiste à peine plus de la moitié (11,20 %). En revanche, la droite triomphe avec 43,02 %, et le Front national, inexistant trois ans plus tôt, accède sans coup férir au rang de formation importante (10,95 %).

En mai 1988, au terme de deux années de cohabitation tendue avec un gouvernement de droite dont il exploite les outrances libérales et autoritaires, Mitterrand est réélu à l’Elysée. M. Michel Rocard, qui devient son premier ministre, nomme dans son équipe d’« ouverture » ‑ c’est le terme alors consacré ‑ M. Bernard Kouchner, populaire dans les sondages mais incapable de se faire élire député quel que soit l’endroit où on le parachute, ainsi que plusieurs personnalités de centre droit (MM. Jean‑Pierre Soisson, Olivier Stirn, Michel Durafour) qui avaient participé, sous le septennat de M. Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981), aux gouvernements dirigés par MM. Jacques Chirac et Raymond Barre.

Dans ses Mémoires, M. Pierre Mauroy, premier secrétaire du PS en 1988, est revenu sur ce moment politique « Pour un peu, la victoire du 8 mai [1988] n’aurait signalé que le renoncement des socialistes à leurs propres valeurs. (...) Le PCF voyait dans l’ouverture la résurgence de la "troisième force" dont il dénonçait la tentation depuis tant d’années. Il m’était très difficile de lui donner entièrement tort tant les conditions de cette ouverture restaient floues et, à bien des égards, inexplicables [7]. » A Matignon, M. Rocard mène une politique contestée dans son propre camp. En septembre 1989, le ministre de l’équipement et des transports, M. Michel Delebarre, estime, par exemple, que les socialistes auraient tort de gouverner « pour se faire attribuer dans quelques mois, ou dans quelques années, une médaille de bonne gestion sur les critères de la droite [8] ».

Renvoyé de Matignon en 1991, M. Rocard recommande, le 17 février 1993, un « big bang politique » à l’occasion d’un discours prononcé à Montlouis‑sur-Loire. L’ancien premier ministre invite ses camarades à abandonner un « discours monolithique », leurs « rites » de « société close », une « conception du monde tout entière basée sur des rapports de production, sur des rapports de classe ». Débordant de ce diagnostic sévère, il préconise un « vaste mouvement, ouvert et moderne » s’étendant « à tout ce que l’écologie compte de réformateurs, tout ce que le centrisme compte de fidèles à une tradition sociale, tout ce que le communisme compte de véritables rénovateurs, et à tout ce que les droits de l’homme comptent aujourd’hui de militants actifs et généreux ».

L’ensemble débouche sur un vibrant appel : « voter pour nos candidats le 21 mars 1993, ce ne sera plus voter pour le PS d’hier, ce sera donner sa chance à la renaissance de demain. » Quelques mois plus tard, bien que M. Rocard ait perdu son siège de député, comme les quatre cinquièmes des parlementaires de son parti, il devient premier secrétaire du PS. Il conduit à ce titre la liste de celui‑ci aux élections européennes de juin 1994. Son score (14,54 %) fut le plus mauvais jamais réalisé par les socialistes à un tel scrutin.

La modernisation de la gauche sous forme d’« ouverture » ou d’oeillades au centre n’est donc pas, on le voit, une idée tout à fait neuve... Et ses résultats ne furent pas non plus toujours probants. Pourtant, les médias et nombre d’intellectuels (médiatisés) n’ont cessé d’exiger du PS qu’à l’instar de la socialdémocratie allemande, en 1959, lors de son congrès de Bad Godesberg, il opère lui aussi son aggiornamento.

Il y a dix‑sept ans déjà, M. Henri Emmanuelli, l’un des dirigeants de l’aile gauche du PS, répliquait avec agacement à cette sommation monotone : « Nous avons fait notre Bad Godesberg. Nous l’avons fait le 23 mars 1983 à 11 heures du matin. Le jour où nous avons décidé d’ouvrir les frontières et de ne pas sortir du SME [système monétaire européen], nous avons choisi une économie de marché [9]. »

Soit, objecte‑t‑on alors : le problème ne tient pas tant aux politiques conduites par le PS depuis 1983 ‑ dont il semble en effet difficile de contester le caractère modéré, voire néolibéral ‑ qu’à un discours « radical » qui persisterait en dépit de la réalité et de ses « contraintes ». Mais, depuis son congrès de l’arche de la Défense, en décembre 1991, le PS a formellement abjuré son ambition révolutionnaire d’autrefois et, du même pas,théorisé son ralliement à l’économie de marché : « Nous avons changé. (...) Oui, nous pensons que l’économie de marché constitue le moyen de production et d’échange le plus efficace. Non, nous ne croyons plus à une rupture avec le capitalisme. (...) Nous sommes conscients que le capitalisme borne notre horizon, pour la décennie à venir et sans doute pour bien longtemps encore. Mais nous sommes également décidés à en corriger les excès », expliquait M. Mauroy, alors premier secrétaire du PS, dans sa préface au nouveau manifeste de son parti [10].

Ainsi, même dans les textes, le PS affiche une identité doctrinale réformiste depuis au moins quinze ans. Il faut dorénavant avoir bonne mémoire pour se souvenir de « changer la vie », la formule empruntée au poète Arthur Rimbaud qui résumait le projet socialiste de 1971. Et pour retrouver un PS qui évoquait l’« idée toujours neuve d’une société sans classes » et rendait hommage à ses militants, « armée de volontaires mobilisés contre la fatalité de l’histoire et qui avancent, la tête pleine des révolutions qui ,font pencher le monde du côté de la liberté [11] ».

Au demeurant, loin d’avoir été seulement victime d’une révolution conservatrice, le PS s’en est fait l’instrument. « Les glorieuses années 1980, rappelle par exemple l’économiste Frédéric Lordon, ont été celles de la grande conversion économique. 1983 : le tournant de la rigueur et sa parenthèse jamais refermée ; 1984 : la nouvelle vocation des entreprises nationalisées , c’est de faire du profit comme les autres ‑ c’est‑à‑dire de finir privatisées ; 1986 : l’Acte unique ‑ l’Europe sera un grand marché ou ne sera rien ; quant aux Etats, ils se soumettront au droit européen de la concurrence libre et non distordue ; 1986 encore : la déréglementation financière ‑ c’est la Bourse, donc c’est moderne et vivifiant. » Les années 1990 ont prolongé un tel bilan, « de la monnaie unique façon Delors à l’actionnariat salarié façon Fabius, en passant par les privatisations Jospin et les stock‑options Strauss‑Kahn [12] ».

Parfois, cette orientation a rencontré des résistances. Quand, par exemple, une brochette d’intellectuels et d’essayistes déjà partisans d’une orientation « réaliste » ‑ voire libérale (Pierre Rosanvallon, Alain Minc, Alain Touraine, Jacques Julliard, Laurent Joffrin) se retrouvèrent, en novembre-décembre 1995, pour célébrer le plan Juppé et fustiger les grévistes [13]. Plutôt qu’un défaut de « pédagogie » de la part de ces penseurs et publicistes à qui les dirigeants du PS ont toujours fait les yeux de Chimène, M. Rocard a préféré incriminer les mauvaises dispositions des élèves qu’ils s’efforçaient d’instruire : « Notre projet historique est de promouvoir la libre entreprise. Mais ce n’est pas facile, parce que nous devons faire ça avec un peuple qui n’a pas de culture économique [14]. »

Longtemps, la gauche a eu des principes forts ; on lui propose de les troquer pour des valeurs floues. Au risque de déporter son imaginaire vers le centre... voire au‑delà. Lors de la dernière campagne présidentielle, Mme Royal a promis de « réhabiliter la valeur travail », de faire des Français un « peuple d’entrepreneurs », de réfléchir à des « fonds de pension collectifs » destinés à financer les retraites, elle a fustigé l’« assistanat » et l’« idéologie punitive du profit ». Un tel esprit d’« ouverture » aurait dû séduire les commentateurs. Mais, pour qui prescrit les limites du « politiquement pensable », ce genre de bonne volonté ne va jamais assez loin. Comme si le dessein inavoué était de profiter de chacun des revers de la gauche pour la défaire un peu plus ‑ son unité, ses utopies, ses ambitions.

Par Grégory Rzepski et Antoine Schwartz

[1] Cf. Henri Maler et Grégory Rzepski, « Le sacre du printemps ou le banquet des éditorialistes »

[2] Le Point, Paris, 26 avril 2007.

[3] François Stasse, cité par Eric Roussel, Pierre Mendès France, Gallimard, Paris, 2007, p. 500.

[4] Le Monde, 12 juin 1984.

[5] Lors du congrès de Nantes du PS (juin 1977), M. Michel Rocard a estimé que la gauche française avait été, à travers l’histoire, constitutée de « deux cultures » : l’une « jacobine, centralisatrice, étatique, nationaliste et protectionniste » ; l’autre, la sienne, la « deuxième gauche », « régionaliste, décentralisatrice, méfiante devant les réglementations et soucieuse d’expérimentations ».

[6] Le Nouvel Observateur Paris, 11 mai 1984.

[7] Pierre Mauroy, Mémoires, Plon, Paris, p.339‑340

[8] Le Monde, 3 septembre 1989.

[9] Emission « Objections », France Inter, 9 février 1990. Cité dans Serge Halimi Quand Ia gauche essayait, Arléa, Paris, 2000, p. 364.

[10] Un nouvel horizon, Projet socialiste pour la France, Gallimard, Paris, Paris, 1992, p. 11.

[11] Parti socialiste, Projet socialiste : pour la France des années 80, Club socialiste du livre, Paris, 1980, p. 9.

[12] Frédéric Lordon, « La compulsion de répétition », Oulala.net, 5 mai 2007.

[13] Lire Philippe Videlier, « Des intellectuel, sonnants et trébuchants », Le Monde diplomatique janvier 1996.

[14] Newsweek, New York, 16 juin 1997.

Logo : Philippe Berry "L’équilibre des éléphants" (1999). * Respectivement coanimateur d’Action-Critique-Médias (ACRIMED et chercheur en sciences sociales.

A voir aussi : Le Monde Diplomatique

benoit hamon derape

Par vitrolles13127 :: samedi 22 septembre 2007 à 16:46 :: debats

samedi, septembre 22, 2007

benoit hamon dérape

c'est bien connu, lorsque l'on a plus d'idée, on attaque sur le physique, Benoit hamon  traite le président de la république française "d'homme de petite taille", quel audace, qu'elle bravitude, qu'elle lâcheté 

je suis  contre nicholas sarkozy politiquement , mais je ne me battrais jamais contre son physique ou autre qui relève de la sphère privée,

 je ne savais pas hamon, psychiatre ou autre psy, voila quel   est l'état de délabrement du PS

 

je remarque une chose, cela m'a été appliqué il y a u an a vitrolles et je ne suis qu'a peine surpris, car en plus, ils en rajoute une couche, après c'est le mode de vie sexuelle qu'ils attaque les socialos, et dire je je suis socialiste qui n'ai pas renouvelé ma carte et heureusement.

je dis ici , clair et net, que je désapprouve l'attitude du ps, et je soutiens nicholas sarkozy, et tant que les attaques politiques seront du meme acabit, je désapprouverai ces propos qui s'assimile a du racisme

jb

l'heure de la délation a sonné

Par vitrolles13127 :: mercredi 19 septembre 2007 à 22:46 :: debats

Quand l'inspection d'académie veut
recenser les élèves sans-papiers

NOUVELOBS.COM | 19.09.2007 | 16:30

Un mail envoyé lundi matin aux directeurs d'école leur demandait de faire parvenir "dans la journée" une liste des élèves sans-papiers. Devant le tollé, un autre mail envoyé l'après-midi annulait le premier.

L'inspection d'académie du Haut-Rhin a adressé lundi un courrier aux directeurs d'école du département exigeant qu'ils recensent, "dans la journée", leurs élèves sans-papiers, apprend-on mercredi 19 septembre auprès de plusieurs sources. Cette demande a déclenché un tollé dans le milieu enseignant.

Le mail a été envoyé lundi matin. Un autre mail, envoyé dans l'après-midi après plusieurs protestations, indiquait que le premier avait été envoyé par "erreur" et était "sans objet".

Gilles Hargous, du syndicat Sud Education, proteste vivement: "On ne peut que dénoncer cette chasse aux sans-papiers qui se poursuit dans l'optique de faire du chiffre et de transformer les 'instits' en serviteurs zélés de l'Etat et en délateurs".
Cette pratique s'inscrit selon lui "dans la droite ligne de la 'base élève'", une base de données destinée à recueillir diverses informations sur les élèves et accessible aux maires.
"Cela peut se transformer en fichier pour aller récupérer les enfants et les familles à leur domicile pour les expulser", avance-t-il, soulignant qu'un "nouveau pas dans la chasse aux sans-papiers et aux immigrés" avait été franchi.

 
"Grosse bourde"


"C'est une grosse bourde, un grave dysfonctionnement d'un service particulier", expliquait de son côté  l'inspection d'académie du Haut-Rhin, assurant que la demande n'émanait "ni de l'inspecteur, ni du recteur, ni du préfet, ni du ministère" de l'Education nationale.
Les années précédentes, "quelques cas de familles et d'enfants en situation irrégulières avaient été signalés et dans le cadre d'une demande de bilan portant sur l'année dernière, un service a cru bon de recenser les cas pour cette année", a-t-on encore ajouté, qualifiant de "décision hasardeuse" l'envoi de ce mail.

De son propre chef


Le rectorat de l'Académie de Strasbourg a publié un communiqué pour expliquer les raisons de ce cafouillage administratif.

Interrogé par nouvelobs.com, le directeur de cabinet du recteur de l'Académie de Strasbourg, Richard Franco, explique que "quelqu'un (à l'inspection académique du Haut-Rhin) a interprété une demande de son supérieur hiérarchique". Et cette personne aurait envoyé un mail de cette teneur de son propre chef ? "Tout à fait. C'est malheureux mais c'est ce qui s'est passé. C'est une erreur". Richard Franco précise que "lorsqu'il a été informé de cette initiative inappropriée, l'inspecteur de l'académie du Haut-Rhin a immédiatement demandé aux établissements de ne pas en tenir compte en envoyant un rectificatif".

"Le personnel éducatif n'a pas
à jouer les auxiliaires de police"

par Gilles Hargous,
secrétaire académique du syndicat Sud Education pour l'Alsace

NOUVELOBS.COM | 19.09.2007 | 16:02

Que pensez-vous des méthodes de l'administration et du (premier) mail que les directeurs d'école du Haut-Rhin ont reçu ?

- Ce mail a provoqué un véritable tollé. De très nombreux directeurs d'école ont eu des réactions très vives après avoir reçu ce courriel. De nombreuses contestations sont remontées auprès des services de l'inspection d'académie. Le SNUIPP (Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC) et la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques) sont également montés au créneau. On peut se féliciter de la réaction des directeurs et des professeurs qui se sont insurgés. Je pense que l'ampleur de la réaction a incité le rectorat et l'inspection d'académie à réagir aussi vite.
Le fait que les directeurs d'école aient reçu, le lundi 17, ce mail de la part de l'un des services de l'inspection d'académie du Haut-Rhin peut prêter à diverses interprétations, surtout dans le contexte actuel. Nous sommes dans la droite ligne de ce qui se passe au niveau national.
Sud Education s'est indigné de cette tentative d'utilisation – pour le moins douteuse - de données [le fichier dit "base élèves",, NDLR] qui sont en principe réservées aux directeurs d'école et aux professeurs. C'est effectivement très surprenant de demander ce type de renseignement à des directeurs d'établissements scolaires.
L'inspection d'académie a envoyé un démenti lundi après-midi pour expliquer les raisons de cet envoi malencontreux. Cela étant, il y aura probablement une enquête interne qui tentera de déterminer les raisons du "pourquoi une telle erreur?".
Nous ne sommes pas là pour juger, cependant, il est certain que c'est tout de même un type de pratique qui rentre dans un contexte de politique général. Il y a véritablement une chasse à tous les sans-papiers, parents comme élèves. On ne peut donc que s'insurger contre cette méthode qui est à mettre en parallèle avec l'instauration, à l'échelle nationale, d'un fichier "base élèves" qui a été mis en place dans un certain nombre de départements et qui sera généralisé à partir de septembre 2009.

A quoi correspond ce fichier ?

- Ce fichier rentre dans le cadre de la loi "prévention délinquance". La Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), qui n'a qu'un rôle consultatif, ne s'est d'ailleurs pas opposée à la mise en place de la "base élèves", ce qui nous a pour le moins surpris.
C'est un fichier dans lequel on demande aux directeurs d'école de fournir un certain nombre d'informations sur les élèves scolarisés dans leurs établissements. On leur demande, notamment, de référencer le pays d'origine, la culture d'origine, la nationalité de l'élève mais aussi des comportements déviants éventuels chez ces élèves étrangers.
Ce fichier sera accessible aux maires des communes dans lesquelles ces écoles se trouvent.
Cela pose un gros problème et nous ne pouvons que condamner la mise en place d'un tel fichier dont on ne sait absolument pas à quelles fins il sera utilisé.

Dans l'hypothèse où ce mail a bien été commandé par la hiérarchie du ministère de l'Education, est-ce un hasard qu'il ait été envoyé par l'inspection académique du Haut-Rhin, l'un des départements les plus favorables à Nicolas Sarkozy ?

- Il est vrai que nous sommes une académie pilote dans bon nombre de dispositifs. Donc nous pouvons, effectivement, nous poser la question, mais je crois que nous n'aurons jamais la réponse.
Cela étant, on peut se dire que dans une région fortement ancrée à droite, cela peut être un terrain particulièrement favorable pour la mise en place de certains dispositifs.
Une chose est certaine : ce n'est pas aux directeurs d'école ou aux professeurs de faire la chasse aux sans-papiers, ni même à y participer d'une manière ou d'une autre. Encore une fois, on ne peut que se féliciter de la solidarité et de l'humanisme dont on fait preuve les uns et les autres.
La scolarisation des élèves est obligatoire. Les chefs d'établissements inscrivent ces élèves et ce n'est pas au personnel éducatif de jouer les auxiliaires de police. Ce n'est pas notre rôle.

Propos recueillis par Nicolas Buzdugan
(le mercredi 19 septembre 2007)

certains encore comme 'spartakus', censurent encore, pour des problèmes bassement matériel, de droits d'auteurs sur des sujets concernant l'iran et ses pendaisons régulières d'homos, de femmes lapidés, mais comme le blog SPARTAKUS'

Par vitrolles13127 :: mardi 07 août 2007 à 00:53 :: debats

d'auteur, alors, ils sont mettre de leur informations qu'ils distille comme leur demande leur conscience, en ont ils????

 

IL faut que l'information passe, sinon, c'est encore et encore, la censure, et  l'effet escompté qui arrive, est l'inverse de ceu que ces prétendus webmaster font de leur résistance a l'infos

 

tout le monde n'a pas la chance

de détenir des infos, de connaître comment et ou rechercher l'info,

de payer  pour ensuite donner l'infos

 

iran, encore 12 pendaisons le 3.08.07 et 3 ont étés pendus en iran ce jour a teheran

Trois condamnés à mort ont été pendus lundi en Iran pour trafic de drogue et attaque à main armée dans la province du Sistan-Balouchistan, dans le sud-est du pays, ont rapporté les médias officiels.

Abdolaziz Esmail Zehi, Abdoljamal Shahbakhsh et Ali Akbar Shahbakhsh ont été pendus dans la prison de la capitale provinciale, Zahedan, selon le site web de la radio nationale.

Ces exécutions portent à au moins 154 le nombre de condamnés exécutés en Iran depuis le début de l'année, la plupart par pendaison et souvent en public, selon un décompte effectué par l'AFP à partir d'informations de presse et de témoignages.

Au moins 177 personnes ont été exécutées en 2006, selon Amnesty International qui précise que l'Iran est avec la Chine et le Pakistan l'un des trois pays qui a le plus recours à la peine de mort dans le monde.

La trahison, l'espionnage, le meurtre, l'attaque à main armée, le trafic de drogue, le viol, la sodomie, l'adultère, la prostitution et l'apostasie sont passibles de la peine de mort en République islamique.

12 condamnés a mort ont étés exécutes la semaine dernière pour être présumes coupables d'homosexualité, viol, drogue, sans qu'ils soient assistés lors de leur proces par un avocat,  hormis celui du régime iranien a la botte de la religion

je déplore qu'en France certains sites comme SPARTAKUS retiennent des documents,  vidéos,  sous le prétexte de 'droits d'auteur' surtout que je leur ai dis que je désirais participer financièrement, mais non est leur réponse.

 c'est  dégoûtant, il faut informer, et pour informer il faut partager, donner ces infos, ne pas les laisser a je ne sais quelle caste d'individus qui parce qu'ils payent des copyright croient détenir la vérité , surtout en ce qui concerne ce douloureux sujet en iran, la France, l'état français, mais aussi les médias tous confondus sont coupable autant que les bourreaux.

en iran des homos meurent, et pour des problèmes bassement matériel une chape de plomb envahit toute la presse, et maintenant internet....................... dernier espace de liberté je croyais naïvement.

honte a leurs auteurs,  car en plus, leur webmaster n'ayant pas le courage de dialoguer, m'envoie sont porte voix qui n'est autre que son ami...... ce sont des méthodes digne d'un passé révolu. s''apercevant de leur bévue, comme moyens d'attaque, ils choisissent de frapper sur mon orthographe, mon inculture............ écoeurant.

jean Bernard

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