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je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois,
mauvais caractère, mais fidèle en amitié
mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis"
pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
Paul Wermus, le samedi 7 juin 2008 à 04:00
Ce titre est pour le moins provocateur…Le Nègre vous emmerde fut la réponse qu’Aimé Césaire réservait aux racistes. Cette formule lapidaire reste juste aujourd’hui, même après la mort du chantre de la négritude.
Vous êtes sans pitié envers la classe politique ?
Tous les leaders sont allés enterrer Aimé Césaire en Martinique, comme s’il était un politicien martiniquais, alors que c’est aussi un grand auteur français. Mais n’oubliez pas que pour un politique, un bon adversaire est un adversaire mort.
A vous entendre, ces politiques n’avaient rien à faire à ses funérailles…
La présence de François Bayrou à son enterrement était indécente, car lorsqu’il était ministre il a supprimé un texte de Césaire des programmes scolaires. On se rappelle que Ségolène Royal avait comme président à son comité de soutien de Montpellier Georges Frêche, un homme qui déclara qu’il y avait trop de Noirs dans l’équipe des Bleus. Enfin, est-ce que Dominique de Villepin, surnommé le chantre des bananiers, avait une légitimité pour parler du poète
Vous faites campagne pour qu’Aimé Césaire entre au Panthéon…
Cette idée fait son chemin, elle aurait même été retenue par le gouvernement… mais à cause d’une fuite, Ségolène se l’est appropriée et le gouvernement, depuis, fait machine arrière.
Vous persistez dans votre démarche ?
On peut très bien entrer au Panthéon avec un cénotaphe (une tombe vide), ce fut le cas de Condorcet. Mon ambition ? Que le poète soit accueilli au Panthéon cette année.
Vous n’êtes vraiment pas tendre pour Bayrou et Villepin…
Ils ont défendu la théorie de l’enracinement qui me rappelle des choses nauséabondes. En clair, les théories de Maurice Barrès. Pourquoi n’exhume-t-on pas Rousseau pour le rendre aux Suisses et Jaurès aux Albigeois ?
Etes-vous un penseur de droite ou de gauche ?
Je ne suis pas un homme de gauche quand je vois Ségolène Royal minimiser les propos de Georges Frêche et je ne suis pas un homme de droite lorsque j’entends certains défendre le projet de loi sur le rôle positif des colonies. En clair, il y a des cons et des salauds à droite comme à gauche.
Votre plume vous fait-elle vivre ?
Entre les chiffres et les lettres, j’ai choisi depuis longtemps, plus qu’un calcul financier, mes livres sont une bonne raison de vivre.
Et l’Académie, ça vous tente ?
Pourquoi pas un jour, mais je me trouve encore trop jeune, d’ailleurs Césaire m’appelait toujours jeune homme.
Les Français sont-ils racistes ?
Ils le sont sûrement plus qu’ils ne le pensent et moi je suis là pour le leur rappeler.
J’apprends via le nouveau blog de MontpellierPlus que notre chef de région a encore dérapé pour notre plus grand bonheur…

En effet, lors d’une conférence de presse en début d’après midi à propos d’une convention entre l’ANPE et le conseil régional Languedoc-Roussillon que Georges Frêche s’est lâché :
“Nous sommes un pays merveilleux ! Les Français se soulèvent pour l’indépendance des Tibétains ! Et bientôt les Basques, les Bretons, les Alsaciens, et les Ch’tis ! Avec le film, il manque pas grand chose ! Mais les Ch’tis sont intelligents, ils savent qu’ils ont intérêt à rester Français.”
Le père Georges visiblement aussi en forme qu’un lendemain de match de l’équipe de France de football un poil trop noire à son goût ne s’est pas arrêté là, il a fallu qu’il en mette une couche sur la classe politique (qui appréciera j’en suis sûr) :
“Merkel (chancelière allemande NDLR) dit qu’elle boycotte, Brown (Premier Ministre anglais) dit qu’il ne boycotte pas. En France on change d’avis toutes les semaines ! On passe pour des zozos ! Vingt ans de travail des entrepreneurs en Chine foutus en l’air !”. Sarkozy dit beaucoup de conneries sur la Chine. Mais Ségo elle en dit mille fois plus ! Voilà qu’elle veut libérer le Tibet avec son mousqueton ! Oui je soutiens Ségo, mais les yeux ouverts !”
“Que Sarkozy vienne ou pas aux JO, je vais vous le dire, les Chinois, ils s’en carrent ! Ils savent même pas où est la France ! ”
Puis sur la presse :
“Je lis que des conneries dans la presse. C’est le Tibet qui a envahit la Chine il y a 2000 ans, mais pour le savoir il faut avoir étudié l’histoire de l’Asie. Enfin ça m’étonne pas, on n’apprend rien dans les écoles de journalisme”
Et comme à son habitude, le roi des Septimaniaques a conclu sa démonstration avec une brillante boutade :
“Les Chinois ont éteint la flamme. Mais c’était pour économiser le gaz ! Ils vont bientôt adhérer chez les Verts ! Bientôt l’Internationale Verte !”
Il est vraiment fort ce Georges
Le PS a perdu dimanche un siège de sénateur dans ce département. Une première sous la Ve République.
Dans le but de déloger les SDF de son centre-ville, la mairie d’Argenteuil (Val-d’Oise) a acheté cet été des répulsifs nauséabonds appelés «Malodore», «une solution triste» mais nécessaire selon la mairie que dénonce le PS qui condamne «une chasse aux pauvres».
Depuis trois ans, le maire Georges Mothron (UMP) prend chaque été un arrêté pour interdire le centre d’Argenteuil aux SDF. Cette année, pour la première fois, la mairie a reconnu vendredi s’être procuré du «Malodore» pour éloigner les SDF vivant notamment aux abords du centre commercial du coeur de ville.
«La mairie utilisera ce produit si elle ne trouve aucune autre solution, notamment sociale, pour éloigner des SDF occupant une sortie de secours du centre commercial. Ils posent des problèmes de sécurité et gênent les riverains. C’est une solution triste dont on espère se passer», a expliqué à l’AFP Philippe Metezeau, premier adjoint au maire.
Selon plusieurs sources, la mairie a demandé en juillet à ses agents de la voirie d’asperger de répulsif les lieux de prédilection des SDF dans le centre-ville. Mais elle a essuyé un refus net des employés municipaux.
«Le carton de Malodore précisait que le produit était toxique et irritant, et qu’il ne fallait pas le respirer, alors, les agents ont décidé de ne pas le diffuser, car ils veulent bien +chasser des rats mais pas des SDF+», raconte un agent de la mairie sous couvert d’anonymat.
Suite à ce refus, une partie du répulsif a été donné à des agents d’entretien de la galerie marchande «Côté Seine», ce que reconnaît la mairie. La direction de «Côté Seine» a précisé à l’AFP que ses employés avaient bien diffusé le répulsif au niveau des sorties de secours du centre commercial où les SDF ont leur habitudes.
Livré sous forme de concentré à diluer et à pulvériser, «Malodore» est une exclusivité de la société Firchim, spécialisée en produits d’entretien.
«C’est un produit pas dangereux qui laisse une rémanence nauséabonde pendant plusieurs semaines. On l’utilise normalement pour éviter que des gens en état d’ébriété ne stationnent près d’endroits dangereux, sous les ponts ou près des routes», a expliqué à l’AFP le responsable de Firchim, Pierre Pasturel. Selon lui, d’autres collectivités utilisent «Malodore» à cet effet.
Secrétaire nationale à l’égalité des chances du PS et candidat aux législatives à Argenteuil en juin, Faouzi Lamdaoui a dénoncé à l’AFP la «scandaleuse chasse aux pauvres» du maire et «des moyens contraires à la dignité humaine».
En 2005, l’un des arrêtés anti-mendicité de M. Mothron, évoquant une «gêne olfactive anormale» liée à la présence des SDF, avait été annulé par la préfecture.
L’arrêté pris le 6 août et qui court jusqu’en 2012, fait l’objet d’une requête en annulation déposé à la préfecture par Valentin Texeira, militant Verts
la vedette à l’homme du jour, Michel Guibal, candidat PS aux législatives sur la première circonscription, qui inaugurait sa permanence électorale ce week-end, au Plan du Palais, en plein cœur de l’Écusson. Il y avait là le ban et l’arrière-ban des élus et des responsables socialistes, dont André Vézinhet, Jean-Pierre Moure, Hélène Mandroux, Robert Navarro, Philippe Saurel et peut-être 250 militants venus encourager Michel Guibal et sa suppléante, Josette Claverie. Objectif partagé : leur assurer, si tout le monde s’y met, qu’ils peuvent faire mordre la poussière à Jacques Domergue, le candidat UMP, malgré les 2 000 voix d’écart qui feraient défaut, sur le papier, pour remporter une circonscription historiquement classée à droite. « Quand le festival de Cannes de la politique sera terminé, on va rentrer dans la réalité », a dit Robert Navarro, selon lequel ce n’est pas en courant en tous sens, comme le fait Sarkozy déguisé en jogger, qu’on va résoudre les problèmes du pays. De son côté, Hélène Mandroux a qualifié Domergue de « Courage fuyons », l’a accusé d’avoir trahi le secret médical en se répandant sur Marc Dufour - qu’elle n’a pas cité -, et s’est fait applaudir en insistant sur le fait que Michel Guibal a le cœur à gauche, « comme tout le monde ». Enfin, le sénateur président du conseil général, André Vezhinet, candidat sur la 2e, a qualifié Domergue de personnage « malsain », de « couard » et a prédit des lendemains qui risquent de déchanter si la ville, « la clé de voute de tous les défis », devait être menacée par un Domergue en position de force. Et puis, Georges Frêche a parlé, annonçant la couleur dans ces termes : « Je vais essayer d’être percutant. » Il a commencé par un tour d’horizon politique sur Ségolène, Hollande, l’effondrement du PC, de l’extrême gauche, des Verts... « Nous n’avons plus d’alliés. » « J’ai vu les gens du Modem, à titre personnel, pour passer un accord avec eux pour les législatives, les municipales, les régionales. » Une annonce choc. Robert Navarro a alors esquissé un sourire à arrondir les angles, du genre "n’accordez pas trop d’importance à ce qu’il dit, il adore lancer des ballons d’essai". De son côté, en revanche, Hélène Mandroux a eu un rire un peu trop appuyé, jaune, lequel a provoqué le courroux de Georges Frêche, qui a levé la voix : « Mais tu te figures quand même pas que Guibal va être élu sans les voix du Modem ! » Puis s’adressant à tous : « Faudrait savoir ce que vous voulez ! Vous voulez gagner ou vous voulez témoigner ? Le PC, les Verts, c’est terminé. » Un peu plus tard, à Vezinhet qui répondait à une des digressions de Frêche sur les investitures par un : « C’est pas toi qui décides... », Frêche a répliqué : « Non, mais j’ai mon mot à dire et l’avenir te le montrera. » Ph. B[/SIG].
Georges Frêche secoue les caciques du PS
Le président de l’Agglo et de la Région aime bien prendre les siens à rebrousse-poil, quitte à casser, non sans jubilation, les ambiances convenues. Aussi a-t-il, après les avoir laissé s’exprimer en restant tranquillement assis sur une chaise, volé
Petite surprise à 15 jours du 1er tour des élections présidentielles... Jean-Luc Romero président d'Aujourd'hui, Autrement (parti associé aux Radicaux de l'UMP), annonce son soutien à François Bayrou. Voici un extrait du communiqué publié sur son site :
« La droitisation constante de l’UMP au cours de cette campagne, la décision inacceptable de l’Assemblée nationale d’accorder 5 ans d’allocations chômage aux députés battus, le double langage de l’UMP sur la lutte contre les discriminations - M. Vanneste n’a jamais été sanctionné par l’UMP et a reçu le soutien du secrétaire national aux élections, Alain Marleix, qui a signé sa proposition pour revenir sur la pénalisation de l’homophobie ! - ont achevé de le convaincre que François Bayrou est aujourd’hui le seul candidat à porter une vision humaniste, tolérante et nouvelle de notre pays. »
Pour lire le communiqué cliquez ici.
que de lâcheté, de conciliabulles, d'arrangements, et ceux qui l'ont appuyez devant le TGI de montpellier, ces fameux témoins de moralité, on ne les exclut pas?
ET theo balalas ancien de l'oas, du FHAINE, responsable maintenant des adhésions a la fédération ps de marseille, nous en faisons quoi monsieur jean Noël guerrini, madame segolene royal,monsieur obino, monsieur hacquart? ETc.....
LE COLLECTIF DOM EXIGE L’EXCLUSION DE FRECHE DU PS ET SON DEPART DU COMITE DE SOUTIEN A SEGOLENE ROYAL
Samedi 27 janvier va se jouer un moment historique pour l’Outre-mer. Le 17 novembre, un élu de la République, Georges Freche, a lancé un appel à la discrimination raciale visant les joueurs « noirs » de l’équipe de France. Le Collectif DOM a immédiatement déposé plainte et demandé l’exclusion de Georges Freche du parti socialiste et sa démission de tous ses mandats. Sous la pression du Collectif, Ségolène Royal, après avoir tergiversé, a dû elle aussi se déclarer pour l’exclusion de Georges Frêche. Mais rien n’est joué. Seule la pression de l’Outre-mer peut faire bouger les choses au moment où Ségolène Royal se trouve aux Antilles. La commission nationale des conflits se réunit samedi 27 janvier au parti socialiste à 9 heures 30. Le Collectif DOM exige que Georges Freche soit immédiatement et définitivement exclu et qu’il quitte la présidence du comité de soutien à Ségolène Royal. Des militants socialistes manifestent régulièrement devant le siège de leur parti pour demander l’exclusion de Georges Freche. Le Collectif DOM viendra samedi 27 janvier devant le siège du parti socialiste samedi 27 janvier à 9 h 30 (10 rue de Solférino, Paris 7e, métro Assemblée nationale ligne 12) pour exiger l’exclusion de Georges Freche et son départ du comité de soutien à Ségolène Royal. Si Georges Frêche n’est pas exclu immédiatement et définitivement du PS et s’il ne quitte pas le comité de soutien à Ségolène Royal, le Collectif DOM, qui a accordé mercredi une trêve de 72 heures à Ségolène Royal après l’intervention de Victorin Lurel, appellera tout l’Outre-mer à la mobilisation générale et en particulier les Guadeloupéens au moment où Ségolène Royal se trouve en visite de campagne sur leur île.
Pour le Collectif DOM
Claude Ribbe, président
Communiqué du Collectif DOM
Le Collectif DOM diffère de 72 heures son appel à la mobilisation générale contre le voyage de Ségolène Royal aux Antilles.
Le Collectif Dom, à la demande expresse d’un de ses membres, Victorin Lurel, président de la région et député de la Guadeloupe, secrétaire national du parti socialiste à l’Outre-mer, et membre de la campagne de Ségolène Royal, a accepté de différer de soixante douze heures son appel à la mobilisation de l’Outre mer. Cet appel sera inéluctable au cas où Georges Frêche ne serait pas exclu du parti Socialiste samedi 27 janvier 2007, à l’issue de la réunion de la commission des conflits de ce parti.
Après être intervenu auprès de Ségolène Royal à propos de ses déclarations inacceptables du mercredi 17 janvier par lesquelles elle estimait que le retrait temporaire de M. Frêche permettait d’ « en rester là », et après avoir ainsi contribué à infléchir l’attitude de la candidate concernant Georges Frêche, M. Victorin Lurel est intervenu mardi 23 janvier auprès du Collectif Dom pour lui demander de « juger sur pièces » et d’attendre avant d’appeler à une mobilisation de l’Outre mer contre Ségolène Royal comme il avait été prévu.
M. Lurel a proposé une rencontre en urgence du Collectif avec Ségolène Royal. Le Collectif accepte le principe de cette rencontre, mais seulement dans l’hypothèse où Georges Frêche serait exclu clairement et définitivement du parti socialiste le 27 janvier. Une fois l’hypothèque Frêche levée, le Collectif rencontrera volontiers madame Royal, de même qu’il rencontrera les autres candidats à l’élection présidentielle.
Au cas où Georges Frêche ne serait exclu définitivement, le Collectif considérerait que cette décision du parti socialiste engagerait pleinement la candidate à la présidentielle. Il y verrait un acte de guerre contre l’Outre-mer et en tirerait immédiatement toutes les conséquences. Contrairement à ce que semble estimer Christiane Taubira, qui n’est pas élue des Antilles et dont la récente nomination par madame Royal au poste énigmatique de « déléguée à l’expression républicaine» ne saurait donner qualité pour s’exprimer au nom de l’Outre-mer, l’émotion liée à l’affaire Frêche est très vivement ressentie en Guadeloupe et en Martinique où personne ne peut s’empêcher d’y voir lien avec la visite précipitée de Ségolène Royal. Cette dernière aurait dû avoir la sagesse d’attendre la décision de la commission des conflits de son parti pour entreprendre son périple en toute sérénité.
Le Collectif appelle solennellement Aimé Césaire, que madame Royal souhaite rencontrer en Martinique, à la plus grande vigilance tant que Georges Frêche, soutien actif de la candidate socialiste et raciste déclaré, n’est pas exclu du PS. Le Collectif appelle également tous les footballeurs de l’équipe de France et en particulier Lilian Thuram, membre du Haut conseil à l’intégration, qui ne s’est pas exprimé pour le moment sur l’affaire Frêche, à demander publiquement que le président de la région Languedoc Roussillon soit définitivement exclu du parti socialiste dès samedi 27 janvier pour les propos tenus le 14 novembre sur les joueurs « noirs » de l’équipe.
Le Collectif DOM remercie Victorin Lurel pour ses prises de position courageuses et s’étonne que l’élu de la Guadeloupe soit invisible dans la campagne de Ségolène Royal alors qu’il fait pourtant partie de son équipe.
Le Collectif invitera dans les prochains jours l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle à présenter leur programme dans le cadre des états généraux de l’Outre-mer.
Pour le Collectif DOM
Claude Ribbe, président
Communiqué du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais
Dimanche 21 janvier 2007
Le Collectif DOM appellera l’Outre Mer à se mobiliser si Ségolène Royal entreprend son voyage aux Antilles avant l’exclusion définitive de Georges Frêche.
Le 14 novembre 2006, lors du conseil de l’agglomération de Montpellier qu’il préside, M. Georges Frêche, par ailleurs président socialiste de la Région Languedoc-Roussillon, et déjà connu pour avoir traité des harkis de «sous-hommes», déclarait : « Bientôt, y'aura 11 noirs sur 11 en équipe de France. C'est une catastrophe pour le sport français…. Moi, ça me peine ! »
Ces propos racistes ignobles ont immédiatement amené de Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais à déposer une plainte pénale, actuellement en instruction, et à demander au parti socialiste d’exclure immédiatement M. Frêche.
Mercredi 17 janvier 2006, Madame Ségolène Royal, candidate socialiste à l’élection présidentielle, a salué la décision prise la veille par Georges Frêche de se mettre en congé du parti pendant la campagne présidentielle. Elle précisait : «Ce qu'il a fait est bien, on peut en rester là». Cette phrase laissait clairement entendre qu’elle ne souhaitait pas que Georges Frêche soit exclu le 27 janvier, lors de la réunion prévue par la commission des conflits du parti socialiste.
Suite aux propos tenus par Ségolène Royal le 17 janvier et informé qu’elle a projeté de se rendre aux Antilles du 24 au 27 janvier 2007, le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais a pris des dispositions pour une mobilisation massive de l’Outre mer au cas où Ségolène Royal entreprendrait son voyage avant l’exclusion claire et définitive de Georges Frêche. Il n’est pas pensable qu’un politicien tenant des propos racistes ait une chance, une fois réintégré dans son parti, de devenir ministre de l’Outre-mer ou ministre des Sports dans un gouvernement nommé par Madame Royal.
Avertie officieusement de la position du Collectif, Ségolène Royal a finalement jugé plus prudent de déclarer dimanche 21 janvier qu’elle souhaitait que Georges Frêche soit exclu. « Je désapprouve que George Frêche n'ait pas été suspendu plus tôt, mais la procédure suit son cours», a-t-elle ajouté.
Ce spectaculaire revirement ne suffit pas. Si elle ne se prive pas de distribuer facilement les cartons jaunes au moindre propos qui la blesse, Ségolène Royal a attendu plus de deux mois pour réagir aux déclarations de Georges Frêche qui, lui, n’a toujours pas reçu son carton rouge.
Il serait indigne que la candidate du parti socialiste se rende outre mer tant que Georges Frêche n’a pas été clairement et définitivement exclu du Parti Socialiste.
Le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais a pris acte que plusieurs personnes impliquées dans la campagne de Ségolène Royal soutiennent publiquement Pascal Sevran, auteur de propos racistes, chantre de l’eugénisme et du tourisme sexuel. Il a par ailleurs noté que Ségolène Royal n’a pas cru utile, lors de son voyage au Sénégal, de se rendre à Gorée pour y évoquer la mémoire des esclaves déportés aux Antilles. Il a pas gardé non plus le souvenir d’un empressement particulier de Madame Royal, lorsqu’elle était ministre déléguée de l’Enseignement scolaire et participait à un gouvernement qui – fait rarissime sous la Cinquième République – ne comprenait aucun ultramarin, à inscrire l’histoire de l’esclavage dans l’enseignement obligatoire.
Il ne suffit pas d’être née au Sénégal, d’avoir eu un père officier supérieur de la «Coloniale» en poste à la Martinique, une «nounou» antillaise pour élever ses enfants et le ralliement tardif d’une Christiane Taubira «empêchée» de se présenter à l’élection présidentielle, pour prétendre a priori aux suffrages de l’Outre mer.
Le Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais s’inscrit dans la tradition républicaine qui proscrit toute distinction de couleur entre Français et il sera, à ce titre, auditionné par la CNIL le 30 janvier 2007.
Il tient donc à avertir les candidats à l’élection présidentielle et en particulier Madame Ségolène Royal qu’il est particulièrement attentif aux positions qui seront prises pendant la campagne sur le racisme, la prétendue « question noire » et l’introduction de statistiques ethno-raciales en France.
D’ici là, si Ségolène Royal envisageait de se mettre en route pour les Antilles ou la Guyane sans que Georges Frêche ait été préalablement exclu à titre irrévocable du parti qu’elle représente, ce voyage serait interprété comme un affront à l’Outre mer. Une pareille avanie obligerait le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais à appeler immédiatement toutes les associations ainsi qu’Aimé Césaire à prendre leurs responsabilités. Par ailleurs, les trois millions de Français de l’Outre mer ou originaires de l’Outre mer vivant en métropole se souviendraient certainement de cette vexation au moment de voter.
Le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais ne doute pas que la candidate du Parti socialiste aura la sagesse de reporter son voyage aux Antilles après l’exclusion de Georges Frêche, comme le fit le ministre de l’Intérieur qui attendit que l’article 4 de la loi du 23 février 2005 soit abrogé avant de se rendre en Martinique et en Guadeloupe.
Pour le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais
Claude Ribbe, président.
Dérapages : Georges Frêche fait des émules ... dans le Tarn
2 commentaires
Pour information,
Voici les propos tenus par Jacques Valax, candidat investi par le Parti Socialiste dans la 1ere circonscription du Tarn (celle -historiquement de Jean Jaurès) - Albi/Carmaux : (Journal "l’écho du Tarn", 11/01/2007), "Jacques Valax lance sa campagne" (p.5) : Extraits :
Jacques Valax a aussi directement évoqué des thèmes peu ou pas abordés dans les rangs socialistes.
"Depuis six mois, devant les commerces du quartier Lapanouse à Albi, 25 jeunes boivent des bières, pissent ... Je me bats pour que la police intervienne. Sans résultat. Ce quartier populaire est abandonné. Accepterait-on cette situation sur la place du Vigan en plein centre ville ? Nous sommes dans une société à deux vitesses. Autre exemple, à l’école primaire de Cantepau [quartier populaire de la ville] à Albi, on ne trouve plus aucun petit français. Un pays est fichu et condamné lorsque son école est à deux vitesses !"
(article de M. Louison)
Le passage entre guillements correspond aux propos tenus par Jacques Valax, avocat et candidat du PS lors du lancement de sa campagne ...
Peut-on laisser passer ce genre de propos pour le moins choquants et discriminatoires ?ainsi les jeunes scolarisés dans l’école de Cantepau, de toutes origines, selon ce "monsieur" ne seraient pas français ? N’y-a-t-il pas matière à poursuites judiciaires ? Décidément, les dérapages de G. Frêche font des émules ...
Qu’en pensent les lecteurs de "Bellaciao", notamment ceux militants dans des orgas antiracistes (Mrap...) ?
salutations antiracistes et progressistes.
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LEMONDE.FR avec Associated Press | 16.01.07 | 17h07 • Mis à jour le 16.01.07 | 17h34 | |||
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Racisme ordinaire, indulgence ou indifférence ?
Le quotidien Libération titrait sa une du lundi 18 décembre "Racisme antinoir: l’indulgence coupable". Et d’illustrer cette première page avec une photo d’une tête d’homme noir dont le bas du visage n’est pas visible. Le journal faisait évidemment référence aux derniers propos de Georges Frêche et de Pascal Sevran.
Georges Frêche, loin de s’excuser, persiste et signe en tentant d’expliciter son propos dans de multiples conférences de presse. Et de menacer par la même occasion son parti de révélations explosives. La direction socialiste annonce des débats, une enquête, des mesures...Une procédure qui consiste finalement à noyer le poisson. Quant à Pascal Sevran, il n’aura que balbutié quelques excuses, après avoir quelque temps défendu son argumentaire. Encore plus étrange, son livre, aujourd’hui sous le feu des projecteurs, ne date pas d’hier. En effet, le livre est sorti en janvier et a fait l’objet d’une promo assez remarquable avec notamment un passage à Vivement Dimanche en présence de... Nicolas Sarkozy, qui alors exprimait sa profonde sympathie à l’animateur, et où l’on apprenait leur amitié, loin d’être quelconque. Arrêt sur images est passé par là pour rafraîchir cette mémoire. Saluons donc au passage le service que peut rendre la télévision, parfois tant décriée.
Mais cette polémique, enfin polémique qui n’est plus à l’ordre du jour, n’illustre-t-elle pas un comportement bien plus vaste qui fait honneur à l’arrogance, à la provocation et à "l’insulte facile", quand ce n’est pas un délit plus grave, un racisme qu’on qualifiera peut-être de plus subtil, mais qui est pour le moins xénophobe, une défiance envers les "minorités visibles" ? Lesquelles s’organisent et forment par exemple le CRAN (Conseil représentatif des associations noires). On y a vu un communautarisme, une enfermement, un repli identitaire. Peut-on donc parler aussi d’un communautarisme blanc ? Tout porte à le croire... Société fragmentée, elle n’a jamais autant transpiré ce filet de haine qui n’a jamais cessé de suinter des blessures passées. On tente de les cicatriser à l’aide de pansements comme la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité). La gangrène ne semble pas être réduite pour autant. Elle ne fait qu’empirer et s’immiscer dans le sens commun, devient une opinion partagée. Faute de désinfectant, on ne trouve pas mieux qu’employer le chalumeau ou le kärcher pour parer au délitement de la société dans ses plus grands tréfonds.
Et le dernier sondage de TNS-Sofres ne fait que confirmer cette hypothèse, 26% des Français d’accord avec les idées de J.-M. Le Pen, et 29% de le juger non dangereux pour la démocratie. Mes détracteurs ne manqueront pas de tenter de me persuader que la "droite nationale" n’est ni raciste ni xénophobe, elle veut simplement imposer l’immigration zéro et rendre la France aux Français.
Mais quelle signification à ce sondage, quand on s’aperçoit que des républicains confondus de l’UMP, du PS se mettent désormais aussi à relayer un discours aussi désobligeant, à vomir, devrais-je dire... La société n’est pas en train de se tirer une balle dans le pied, elle est déjà unijambiste. A quand un front commun contre le sectarisme et l’obscurantisme, d’idées qui nous ont tant fait de torts dans le passé ? Les Français ne cèdent-ils pas finalement face à leur frustation et à leur désespoir ? Quelle réponse politique est apportée aujourd’hui ?
Autant de questions dont les réponses semblaient si fermes dans le passé, et qui paraissent se diluer dans cet environnement si putride.
La France, oui, me fait mal. Elle porte communément tort à notre idéal qui avait pourtant fait l’objet de grandes batailles, de grands principes indestructibles. Mais le temps vient à bout de tout, même du monolithe construit dans la roche la plus dure. Des empires se sont effondrés sur eux-mêmes, le tour est-il venu pour les démocraties de creuser leur tombe ? Système philosophique, politique, qui devait être à même d’amener les conditions optimales du vivre-ensemble, il n’a été le théâtre que d’amertumes ravalés et de slogans ambigus. Oui, l’universalisme révolutionnaire est mort, certitude embaumée qui est à la bannière de cette décadence des mots.
Georges Frêche et Pascal Sevran partagent les mêmes éclats honteux et la même verve affreuse. Ils ont un autre point commun: le silence ou le soutien de personnalités du PS. Sevran reçoit la sympathie de Delanoë : le fan des chansons d'avant-guerre n'aurait «jamais été effleuré par la moindre pensée raciste» . Concernant Frêche, même si le PS n'est pas unanime sur la question, il n'en reste pas moins très lent à prendre la moindre décision, se rendant par son silence complice d'un racisme trop ordinaire. Est-ce à penser que les outrages de Sarkozy seraient plus graves que le racisme de la gauche ? Suis-je prêt à partager ces silences ou ces soutiens en votant utile ? Je crains que non. Suis-je donc prêt à m'abstenir ? Je crains que oui, poussé par mon honnêteté et mon rêve d'une France plus sincère.