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je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois, mauvais caractère, mais fidèle en amitié mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis" pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
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lettre ouverte à monsieur le maire Gilles Aicardi de cuges les pins, ainsi qu'à tout le conseil municipal

Par vitrolles13127 :: mardi 24 juin 2008 à 01:13 :: homophobie

lettre ouverte à monsieur le maire de cuges les pins, monsieur Gilles AICARDI ainsi qu'au conseil municipal de cuges les pins

 

fichier joint : cuges_les_pins.pdf
Fichier joint : sizzla_cappleton.pdf

 

monsieur le maire,

 

je viens de recevoir une alerte de l'association  'Tjenbé Rèd' , qui défend les droits des noirs, métisses, et questions LGBT.

 

il se trouve que les 6 au 9.08.08 VOUS ACCEUILLEZ au domaine 'le lion d'or' à cuges les pins,  divers chanteurs dans le cadre du concert ja'sound festival 2008

 

je me dois monsieur le maire  avec tout mon respect du  à votre fonction, porter à votre connaissance,  quelques derives de certains chanteurs présents qui seront à cuges les pins

 

'sizzla' chanteur notoirement connus pour ses propos homophobes dont les derniers concerts  ont étés annulés soit,  par les préfets ou les  mairies de Mulhouse ou montpellier. etc.......villeubanne

 

les textes de ces chansons sont un véritable appel au meutre, je cite de mémoire, il faut brûler les pd, les gazés, les cramer aux lance flammes ou mieux les pendre  par une longue ou petite corde suivant le sexe.

 

il en  est de même pour le chanteur capelton  et enfin d'autres qui sont dans les fichiers pdf ci-dessus.

 

permettez moi d'être étonné et choqué d'apprendre qu'une ville voisine de la mienne 'vitrolles' accueille un tel 'spectacle.

 

je sais que le PCF , ainsi que les verts, et le parti socialiste sont à la pointe du combat concernant  les luttes contre l'homophobie  et de tous les avancements pour les questions LGBT, monsieur jean marc coppola sénateur des bouches du rhône, que je connais pour sa présence assidu  à la gay pride à Marseille ne me démentira pas sur ce sujet.

 

j'ai essayé en vain de vous joindre, et ne trouve que ce moyen de communication  pour prendre langue avec vous

 

je vous prie d'agréer, monsieur le maire, mes salutations respectueuses.

 

vitrolles13127

 

 

vous comprendrez que pour des raisons évidentes de sécurité sur ma

personne, je ne décline pas ici mon identité ici.

berlin innaugure un monument dédié à la déportation des homosexuels par les nazis

Par vitrolles13127 :: mardi 27 mai 2008 à 16:49 :: homophobie

Berlin inaugure un monument en mémoire des homosexuels persécutés par le nazisme

 



j'ai une pensé émue pour monsieur pierre seel, seul déporté homosexuel à être reconnu pour avoir été déporté en raison de son homosexualité....

la France à la traîne qui a eu aussi sont lot de déportés homosexuels et dont aujourd'hui nous ne sommes pas acceptés aux commémorations, somme nous tout  juste tolérés,

ignoble court métrage avec monsieur jean Claude dreyfus celui qui collectionne les porcs.

Berlin inaugure un monument en mémoire des homosexuels persécutés par le nazisme

L'Allemagne inaugure aujourd'hui au coeur de Berlin un monument en mémoire des "Triangles roses", ces milliers d'homosexuels déportés ou torturés par les nazis et dont les souffrances ont longtemps été occultées. Le mémorial, érigé non loin de la Porte de Brandebourg et à quelques mètres du vaste champ de stèles en mémoire des victimes juives de l'Holocauste, rend hommage aux milliers de gays et lesbiennes persécutés entre 1933 et 1945 en raison de leur orientation sexuelle.

Selon les estimations, entre 5 000 et 15 000 homosexuels furent déportés dans les camps de concentration, où ils n'étaient pas assassinés immédiatement mais où la grande majorité d'entre eux, contraints de porter, en guise de signe distinctif, un triangle rose qui les plaçait au plus bas de la hiérarchie des camps, est morte d'épuisement et de mauvais traitements.

Cette politique, que les nazis appliquèrent par volonté de "purifier" la race aryenne, donna lieu à des expérimentations médicales sur les déportés gays, soumis à des injections hormonales, voire des lobotomies ou des castrations.

Le mémorial, conçu par le duo d'artistes norvégo-danois Ingar Dragset et Michael Elmgreen, sera inauguré mardi par le maire de Berlin Klaus Wowereit, avec le ministre de la Culture Bernd Neumann, et des représentants des communautés juive et tzigane.

Ce projet de 450 000 euros, financé par l'Etat fédéral, est une sculpture de béton percée d'une fenêtre oblique, à travers laquelle les passants pourront regarder une vidéo en noir en blanc, mettant en scène un baiser "perpétuel" entre deux hommes.
Cette vidéo confèrera au monument une "dynamique", car le film pourra être régulièrement renouvelé, explique Günter Dworek, de la Fédération des gays et lesbiennes d'Allemagne (LSVD), l'un des instigateurs du projet. De fait, il est prévu que dans deux ans, un nouveau film prendra place sur l'écran, montrant un baiser entre deux femmes.

Sur la façade du monument, un long texte reviendra en détails sur les souffrances "sans précédent dans l'Histoire" infligées par le régime hitlérien aux homosexuels, en vertu d'un article du code pénal abrogé seulement en 1969 - l'homosexualité n'étant totalement dépénalisée en Allemagne que depuis 1994.

Sous le régime nazi, une administration chargée de la lutte contre l'homosexualité avait ouvert quelque 100 000 procédures et prononcé plus de 50 000 condamnations pour "lubricité", "onanisme" et "actes contre nature". "Un simple baiser entre hommes pouvait conduire à des persécutions", rappelle le texte apposé sur le monument.

Après guerre, cet aspect des crimes nazis est resté largement occulté, notamment du fait de la persistance d'une législation discriminatoire envers les gays. "Les homosexuels ont été exclus des lois d'indemnisation votées dans les années 1950, car on a considéré à l'époque qu'ils avaient été persécutés en tant que criminels. Les rares à avoir été indemnisés malgré tout l'ont été tardivement, et ont reçu de faibles pensions", explique Günter Dworek.
"Aujourd'hui encore, dans de nombreuses parties du monde", rappelle le texte apposé sur le mémorial, "des hommes et des femmes sont persécutés en raison de leur identité sexuelle, l'amour homosexuel est passible de poursuites, et un baiser peut être dangereux".

le LCL est il vertueux JE me rappelle ses frasques payés par les français.

Par vitrolles13127 :: dimanche 25 mai 2008 à 01:50 :: homophobie

France (Droits)
Une agence du Crédit Lyonnais demande à un sex-shop gay de changer de banque

Par une lettre en date du 17 avril, la directrice de l'agence LCL située place de la Nation à Paris, a demandé au sex-shop gay le New Millénium, situé dans le onzième arrondissement et qui exploite un site de vente par correspondance, de changer de banque dans un délai d'un mois. La banque n'a pas donné la moindre explication. Le gérant a été particulièrement surpris par cette décision dans la mesure où ses relations contractuelles avec LCL avaient, dans le passé, toujours été très bonnes, et que son compte était créditeur.

Le 6 mai, Caroline Mécary, l'avocate de la société, a contacté la directrice de l'agence, puis a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) afin que LCL s'explique sur cette décision brutale. Dans sa lettre, l'avocate a notamment souligné que «l'orientation sexuelle» de l'activité avait pu jouer un rôle dans cette décision. Comme le souligne Jean Philippe Demirtjis, le gérant de la société: «Dans la mesure où 80% de [son] chiffre d'affaire est effectué par la vente à distance, la résiliation de [ses] contrats au LCL, et notamment le contrat de vente à distance sécurisé, entraînerait un dépôt de bilan de la société.»

Le 14 mai, la directrice de l'agence a contacté le gérant, et lui a demandé de reprendre contact avec elle. Me Mecary a dû menacer la banque d'alerter les médias. À la suite de quoi la banque a accordé à son client un délai de trente jours avant de procéder à la clôture des comptes…
 
Têtu, n'a pas, malgré plusieurs tentatives, pu joindre la directrice de l'agence. Un porte-parole de la direction générale du Crédit Lyonnais indique en revanche que cette directrice s'était sans doute livrée à «une interprétation erronée et extrême» des consignes de la direction quant à l'évolution des comptes de vente à distance. Le porte-parole a en effet précisé qu'il avait été demandé aux agences de modifier ces contrats afin que le logo «LCL» n'apparaisse plus sur les sites de ventes à distance pour des produits «de charme», mais qu'ils soient aussi bien à destination des homos que des hétéros. Et qu'il était disposé à ce que tous les protagonistes de cette affaire se rencontrent pour comprendre pourquoi une décision aussi brutale avait été prise…

Copyright tetu.com

rama yade reprends une idée du sénateur badinter

Par vitrolles13127 :: dimanche 18 mai 2008 à 00:20 :: homophobie

La France plaide pour une "dépénalisation universelle de l'homosexualité"

 

Selon Rama Yade, la France compte demander aux Nations unies d'agir pour dépénaliser l'homosexualité dans le monde. La secrétaire d'Etat a par ailleurs annoncé que le gouvernement français reconnaissait désormais officiellement la "Journée internationale contre l'homophobie", célébrée aujourd'hui.

Rama Yade, le 4 avril à l'Assemblée national (AFP)

Rama Yade, le 4 avril à l'Assemblée national (AFP)

La France compte demander aux Nations unies d'agir pour une "dépénalisation universelle de l'homosexualité", a déclaré samedi 17 mai la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, à l'occasion de la journée internationale contre l'homophobie.
Rama Yade, qui recevait des associations luttant contre les discriminations fondées sur l'orientation sexuelle, a déclaré qu'elle avait présenté "le principe d'une initiative européenne appelant à la dépénalisation universelle de l'homosexualité, qui serait portée devant l'Assemblée Générale des Nations unies" durant la présidence française de l'UE, au second semestre 2008.

Le gouvernement reconnait la journée contre l'homophobie

La secrétaire d'Etat "a annoncé aux associations que le gouvernement français reconnaissait désormais officiellement cette Journée internationale contre l'homophobie".
Elle s'est également "engagée à évoquer les cas d'homophobie constatés lors de ses déplacements à l'étranger", selon un communiqué de ses services.
Les organisations homosexuelles et de défense des droits de l'Homme se sont mobilisées à de nombreuses reprises pour que les demandeurs d'asile homosexuels iraniens ne soient pas renvoyés dans leur pays, en faisant valoir qu'ils risquaient d'y être persécutés, voire exécutés.

Les présidents polonais et ougandais en tête

L'organisation Human Rights Watch (HRW) a par ailleurs placés vendredi les présidents polonais et ougandais en tête de son palmarès des responsables mondiaux coupables de discrimination envers les homosexuels.
Le président polonais Lech Kaczynski s'est prononcé publiquement contre la reconnaissance des unions homosexuelles et son homologue ougandais Yoweri Museveni incite ouvertement à la discrimination envers les homosexuels, a souligné l'organisation basée à New York.

après villeurbanne, Mulhouse annule le concert de sizzla, merci Mme voynet!!! l'opportuniste

Par vitrolles13127 :: samedi 17 mai 2008 à 15:31 :: homophobie

Sizzla boycotté à Mulhouse

Après le Centre culturel œcuménique de Villeurbanne (lire Quotidien d'hier), c'est au tour du Noumatrouff de Mulhouse d'annuler le concert de Sizzla (photo) en raison des textes homophobes et racistes de certaines de ses chansons. L'artiste jamaïcain devait se produire le 20 mai mais, «à la lecture de la lettre ouverte de l'association Tjenbé Rèd qui nous a été adressée le 14 mai dernier, nous découvrons que le chanteur interprèterait encore lors de ses concerts certains de ses titres controversés qu'il ne remet pas en cause», indiquent les président et directeur de Fédération Hiéro, l'association gestionnaire du Noumatrouff. «Nous décidons en conséquence, concluent-ils, de ne pas mettre la salle à disposition du producteur de l'artiste afin d'être à la fois solidaire des seize associations de défense des droits humains signataires de la lettre ouverte mais également pour dénoncer ces dérives que nous condamnons fermement».

10 militants LGBT interpellés

Par vitrolles13127 :: vendredi 16 mai 2008 à 18:23 :: homophobie

Interpellations à Paris d'une dizaine de militants LGBT

Une dizaine de militants d'Act Up-Paris et du Comité de la Journée internationale contre l'homophobie (Idaho) ont été interpellés hier, jeudi devant l'Elysée et retenus quatre heures au commissariat du 8e arrondissement de Paris, annonce Louis-George Tin, président du Comité Idaho et lui-même interpellé. Vêtus de tee-shirts noirs portant les noms de pays réprimant l'homosexualité, les activistes manifestaient contre la non-reconnaissance par la France de la Journée internationale contre l'homophobie du 17 mai (reconnue notamment par le parlement européen, le Royaume-Uni, la Belgique, Costa-Rica et le Mexique). «Ne pas reconnaître la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, conclut Act Up-Paris sur son site, c'est nier la réalité des persécutions subies, c'est cautionner les exactions commises, et leurs nombreuses conséquences, en termes de santé et de discriminations

Plusieurs membres du gouvernement ont signé l'appel international pour une dépénalisation universelle de l'homosexualité, comme l'ont fait des personnalités telles que l'actrice américaine Meryl Streep, le chanteur britannique Elton John et l'ancien archevêque sud-africain du Cap et prix Nobel de la paix Desmond Tutu. Cependant, rappelle Act Up-Paris, la France n'accorde pas les mêmes droits aux LGBT et aux hétérosexuels et refuse l'asile à des LGBT menacés dans leur pays.

Le Comité Idaho doit rencontrer aujourd'hui vendredi 16 mai Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet du président Nicolas Sarkozy.

17 mai journée internationale contre l'homophobie

Par vitrolles13127 :: vendredi 16 mai 2008 à 01:19 :: homophobie

nos 'chers' parents, 'famille' nous préfèrent mort, ou junkie, ou cambrioleurs que homosexuel, c'est en France en 2008 à la veille de la 17 journée mondiale contre l'homophobie.

Par vitrolles13127 :: vendredi 16 mai 2008 à 00:06 :: homophobie
 
Réfugiés de l’homophobie
Chassés par leur famille, de jeunes gays se retrouvent à la rue. A Montpellier, une structure, unique en France, leur offre un toit et une écoute.
 
     

La chambre, rose et mauve, est bien rangée. Les lits jumeaux sont faits. Le dessus-de-lit blanc ressemble à un voile de pudeur. Mathieu (19 ans) et Sophian (21 ans), ne se connaissaient pas il y a une semaine. Ils partagent une chambre d’hôtel, à Montpellier, grâce à l’association le Refuge, une structure unique en France. Tous deux se sont retrouvés brutalement à la porte de chez eux quand leur famille a appris qu’ils étaient homosexuels.

Dans l’armoire, Sophian a mis ses effets personnels : un contrat de travail, une fiche de paie, un pantalon, un chargeur de portable et un «livre», dit-il en désignant le magazine people Voici. «C’est pas un livre», soupire Mathieu. Une paire de chaussures en cuir aux bouts pointus a échoué sur le balcon. Dans la salle de bains, quelques flacons offerts par l’association. Trésor précieux, car même désespérés, ces jeunes gens n’oublient jamais de se gominer. «Grâce à vous, mes cheveux brillent encore», a remercié Mathieu dans une carte postale à un donateur.

L’hôtel social compte trente-six places, dont quelques-unes dévolues au Refuge. «Etablissement complet», dit la pancarte à l’entrée. Du balcon, Mathieu regarde la rue d’un œil mélancolique. Sophian, lui, est tout excité, il parle vite, sourit beaucoup. Il s’imagine partir à Londres. Il était inscrit en bac pro de restauration quand il a déménagé. Il lui manque trois mois de cours qu’il compte récupérer à la rentrée. Mathieu, lui, ne se projette pas tant. Tous les matins, il fait le tour des restaurants et cafés de Montpellier avec son CV. Il a quitté l’école en troisième et était commis de cuisine, avant de partir de chez lui. Il y a encore trois semaines, il vivait avec sa mère et ses deux frères, en banlieue parisienne. «J’ai toujours caché le fait que je suis gay»,dit-il. Dans sa famille, chrétienne et pieuse, les «gens comme ça vont en enfer». Quand sa mère voyait des homosexuels à la télé, elle criait : «La fin du monde approche.» Alors Mathieu faisait attention à chaque geste, chaque mot. «Je ne me lâchais pas, je me contrôlais, pour éviter qu’ils aient des doutes.» Il ajoute avec un sourire douloureux : «Il faut croire que j’ai mal contrôlé.»

«Tu es mort pour moi»

Malgré les invectives familiales, Mathieu ne pensait pas que l’homosexualité, «c’était mal». «Ils disent que Dieu a créé tous les hommes, je me disais qu’il m’a créé comme ça.» Mais«je savais que le jour où ils le découvriraient, ce serait terminé».Un cousin a fouillé son téléphone portable, avec sa mère. Il y a trouvé «des traces». Mathieu en parle presque comme des indices d’un crime. Les proches, un clan de paroissiens, ont convoqué Mathieu. «On m’a dit que j’étais la honte de la famille, que j’étais un maudit, qu’il fallait que je me fasse soigner. Ils voulaient que j’arrête cette vie, que je me marie, que j’ai des enfants et une vie rangée.»Il a écouté les siens («des gens bien, solidaires quand tu as besoin d’eux») le morigéner. «Je me disais que j’étais en train de les perdre.» Il ajoute : «J’ai la haine, ma mère qui m’a élevé me dit : "Tu es mort pour moi, je ne te connais pas".» Le soir même, Mathieu se rend compte que son sac de sport a été sorti du placard et placé en évidence. Il passe une nuit, seul à pleurer, puis rassemble quelques fringues et s’en va au matin.

«Je ne savais pas où j’allais.» Il dort chez un copain. Puis durant trois mois, il couche chez ce qu’il appelle un «ami», puis chez un «autre». Enfin, il trouve le contact de l’association, spécialisée dans la «lutte contre l’isolement des jeunes victimes d’homophobie» à qui il envoie un message d’aide d’urgence. Le Refuge en reçoit un chaque jour. Il a emprunté de quoi payer le train pour Montpellier. «Je revis. Je ne suis plus obligé de chercher un coup à droite, un coup à gauche.» Il est presque incrédule d’avoir trouvé un endroit où «on ne se fait pas juger».

De l’errance au tapin

David a 20 ans. Souriant, joli teint, smart, chemise rose, petit pull en V. Il vient des beaux quartiers de Lyon. Famille aimante, père avocat, mère médecin, juifs pratiquants. A 18 ans, David ose dire à sa mère qu’il pense être gay. «Pour elle, c’était impensable. On s’est engueulés.» Elle : «Ne dis rien à personne. Tu es jeune, ça te passera.» Elle parle de «perversion», et lui prend rendez-vous chez un psy. «Moi aussi, je pensais que j’étais malade mental.» Le médecin «m’a dit que je n’étais pas cinglé. Ça m’a rassuré».

David a fait toute sa scolarité dans une école religieuse. «J’avais l’impression de jouer la comédie. Je me sentais limite schizophrène. J’avais deux vies séparées.»Il a même «tenté avec une fille», une petite copine officielle, pour être «normal». Mais «rien». Il n’a pas tenu longtemps. «Je m’intéresse à la mode, aux fringues, dès que je passe devant une glace, je ne peux pas m’empêcher de me recoiffer»,révèle-t-il ainsi pour affirmer son identité.

Encouragé par des copains de fac, plus libéraux que ses amis d’enfance, il convoque ses deux parents pour une explication : «Ecoutez, malgré le psy, je sais qui je suis, je ne suis pas un pervers, je suis quelqu’un de normal. Je suis homosexuel.» Ses parents restent inflexibles : «Si c’est ton choix de vie, tu ne fais pas partie de la famille, tu fais tes affaires et tu t’en vas.» «Ma sœur m’a dit "pédé, t’es plus mon frère".» Deux jours après, il était parti. Arraché à ses études de droit, David va travailler à Marseille, dans un bar gay. Il y rencontre un type qui l’héberge ensuite à Montpellier : «Ça se passait mal, il me trouvait trop envahissant.» Quand le Refuge l’a accueilli, il n’avait plus de solution. «J’ai failli tomber bien bas.» Il a pensé à se prostituer, et s’est rendu sur des lieux chauds de la ville mais a passé la nuit à sympathiser avec les travelos. Le Refuge, c’est aussi une «ressource contre le tapin», a compris le jeune homme. Parfois une nuit d’errance suffit. David a trouvé une place de barman et une colocation. Il va vendre ses «fringues de marque». Il pense que c’est une «phase transitoire». Il est l’un des seuls à imaginer reprendre contact avec sa famille. Mais depuis son départ, il n’a pas reçu un SMS, ni un appel de leur part.

L’association - qui projette de se développer à Paris - est née pour des jeunes comme Mathieu ou David. L’homosexualité, banalisée sur les écrans, reste encore souvent mal vécue dans les familles. Nicolas Noguier, le fondateur du Refuge, conventionné par l’Etat, s’appuie sur des chiffres de santé publique alarmants : un homo (ou bi) a treize fois plus de risque de faire une tentative de suicide qu’un hétérosexuel (1). «Or, l’absence de réponse à ces appels de détresse est criante», a-t-il constaté. «Beaucoup arrivent ici très formatés : ils se sentent obligés de passer par une pratique assidue des plans cul, ou parfois la prostitution, indique Jean-Baptiste Garcia, bénévole permanent. Ils voient souvent la sexualité comme quelque chose de sale, ont une vision très destructrice du corps. Cela entraîne des conduites à risques.» «Ils cherchent souvent des mecs qui aient le profil du client. Dans une relation de cul, s’ils peuvent se faire de l’argent en plus, c’est tout bénef», a aussi noté Frédéric Gal, autre bénévole.

Ici, ces jeunes en errance se posent, pour un mois au moins. L’association peut les loger dans un studio ou un petit appartement, un «univers sécurisant» ou, en urgence, en hôtel social. Ils sont accompagnés par une psychologue et aidés par la mission locale. Une quarantaine de jeunes ont trouvé un abri depuis 2003. Sept ont renoué avec leur famille, même si les «jeunes d’origine musulmane refusent toujours la médiation», a noté l’association. Un vit en couple à Montpellier depuis deux ans. D’autres ont réussi à trouver le chemin de l’autonomie. Pour Lorenzo, c’est plus difficile. Hébergé depuis novembre 2007, il a traité de «pute» sa formatrice et continue à trouver «des vieux» sur Internet. Il a eu des rapports sexuels non protégés, a planté le rendez-vous obligatoire pour aller chercher son colis alimentaire. Ce jour-là, la liste est longue. «On a tout exploré. Ton échec est le nôtre aussi», se désole Gal. «Je ne suis pas qu’un pourri», répond Lorenzo. Que faire ? «Des gens qui veulent l’appart, il y en a toute une liste d’attente», soupire un bénévole. Le soir même, Lorenzo envoie un texto au fondateur du Refuge : «Je n’ai plus d’estime pour moi mais personne n’en a. Suis une merde, c’est comme ça et j’espère pouvoir y passer, j’en peux plus.» Le portable de l’association reste ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Privé d’Internet, de portable

Maciej - qui se fait appeler «Matt» - et Abdel reçoivent dans l’appartement du Refuge. Le premier en rangers noires et chemise blanche impeccablement repassée, petites lunettes ; sa parka en camouflage militaire est pliée sur une chaise. Abdel, maigre et gracile, fait penser à un oiseau posé sur le canapé. Ils vivent en couple depuis quelques mois. Matt trimballe un passé fracassé de violences familiales et rêve de travailler «dans les douanes». Fils d’immigrés marocains, Abdel habitait à Montreuil et était un étudiant en histoire, passionné par cette matière. «A 16 ans, je suis tombé amoureux d’un garçon rencontré sur Internet, raconte-t-il. J’éprouvais le désir de le dire à ceux que j’aime. J’ai dit à ma sœur : "Je suis amoureux".» Sa sœur lui demande : «Elle s’appelle comment ?» «Kevin.» «Quand elle me traitait de "pédé", je lui disais : "C’est pas une insulte".» Elle l’oblige à quitter Kevin. Abdel se retrouve privé d’Internet, de portable. «Ma mère pensait qu’on avait essayé de me manipuler.» Il est choqué par ses déchaînements de vulgarité. Dans les familles maghrébines, il est souvent tabou de parler d’intimité. «Elle m’a dit : "Je préfère te savoir mort que vivant et homosexuel".» Abdel ne s’en est pas remis. Il a voulu être le fils que sa mère désirait. «J’ai essayé de faire croire que j’avais changé. Je ne sortais pas. Je n’avais pas de vie sentimentale, c’était frustrant, flippant.» Il fanfaronne même contre les pédés : «Je jouais l’homophobe.» Jusqu’à ce qu’il tombe sur une amie qui ne le laisse pas dire n’importe quoi. «J’ai fini par lui dire que j’étais homo. C’était un tel soulagement, je me sentais étouffer.» Après quelques semaines dans un centre d’hébergement d’urgence en région parisienne, Abdel et Matt ont atterri ici. Abdel continue à mentir à sa mère. Quand elle appelle, Matt doit se taire. «Dans ces cas-là, il faut que j’arrête de vivre, grommelle-t-il ; je ne peux même pas tousser.» Abdel enfonce la tête dans ses épaules et plaide pour sa mère, une dernière fois : «Je suis son unique fils.»

(1) Etude de Marc Shelly, médecin en santé publique à l’hôpital parisien Fernand-Widal, menée auprès de 933 hommes, âgés de 16 à 39 ans, validée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Certains prénoms ont été changés.

le chanteur homophobe sizzla débute sa tournée à montreuil, abec les 'regrets de la nouvelle maire, cumularde elle aussi,

Par vitrolles13127 :: jeudi 15 mai 2008 à 16:30 :: homophobie

le chanteur homophobe Sizzla débute sa tournée à montreuil 

ci dessous quelques paroles aimables pour nous les gays.
Brûle les hommes qui ont du sexe par derrière avec d'autres hommes... Bute les pédés, mon gros flingue va tirer... Pan ! Pan ! Les pédés doivent être mis à mort..."



Reggae homophobe : Sizzla a entamé sa tournée française à Montreuil

Sizzla, le chanteur de reggae jamaïcain connu pour ses appels au meurtre racistes et homophobes, s'est produit mercredi soir à Montreuil malgré les regrets de Dominique Voynet, nouvelle maire de la ville et la campagne de plusieurs organisations LGBT demandant l'annulation de ses concerts. Saisie la veille du concert par une "Lettre ouverte aux maires et aux responsables de salles de concerts accueillant la tournée de Sizzla en France", signée par seize organisations dont Tjenbé Rèd et Act Up-Paris, Dominique Voynet a déploré " que le chanteur Sizzla ait été programmé dans la ville de Montreuil " en condamnant " très fermement les propos racistes et homophobes que ce chanteur a tenu à de nombreuses reprises, ainsi que les incitations au meurtre que contiennent certaines de ses chansons ". La maire Verts a estimé que "la présence de ce chanteur est un affront aux valeurs républicaines auxquelles les Montreuillois sont profondément attachés ".

Des militants de Tjenbé Rèd et de CQFD - Fierté lesbienne ont marqué leur désaccord avec la venue de Sizzla en distribuant un tract aux quelques centaines de personnes présentes et en nouant le dialogue avec elles. Selon ces militants, un certain nombre de fans du chanteur sont tombés des nues en découvrant les textes de leur idole. Une jeune femme se trouve en état de choc en lisant les paroles que lui rapportent les protestataires, au point d'en avoir les larmes aux yeux, souffle coupé, ne trouvant plus ses mots : "C'est pas possible... Il a pas pu chanter ça... C'est pas possible... J'me sens mal...". D'autres spectateurs évoquent la promesse du chanteur de ne plus interpréter ses textes homophobes, comme il s'y était engagé le 15 avril 2007, lors de la signature du "Reggae Compassionate Act". En réalité, cet engagement a été rompu dès le 13 juin suivant à Berlin.
D'autres fans, enfin, détournent le regard et refusent de lire le tract qui leur est tendu.

Comme à Montreuil, les prochaines étapes de la tournée de Sizzla pourraient être l'occasion de manifestations de contestation. A Villeurbanne, le Centre culturel oecuménique a décidé d'annuler le concert prévu le 30 mai. Les associations LGBT mettent la pression sur l'étape du 20 mai à Mulhouse. Le maire Jean-Marie Bockel et Olivier Dieterlen, le responsable de la salle ainsi que le préfet du Haut-Rhin ont été saisis.

> Allemagne : Sizzla contourne l'interdiction d'entrée sur le territoire

Sizzla doit se produire en Allemagne dans les jours qui viennent malgré une interdiction d'entrée sur le territoire qui a été prise à son encontre à l'appel de la fédération allemande
gay et lesbienne (LSVD).
Sizzla serait entré sur le territoire allemand par la Hongrie, déjouant la vigilance du système de protection de l'espace Schengen qui fixe les frontières des pays de l'Union européenne qui y ont adhéré. Les associations LGBT d'outre-Rhin dénoncent cette violation et appelle les autorités à la vigilance.

cons de bo bo hétéros fascistes

Par vitrolles13127 :: mercredi 07 mai 2008 à 21:26 :: homophobie

Iles Caïmans : un touriste gay interpellé par la police pour avoir embrassé son ami en public

Un touriste gay américain a été interpellé par la police aux Iles Caïmans après avoir embrassé son compagnon en public dans la discothèque de l'hôtel où résidait le couple.
Aaron Chandler, un Américain de 23 ans, en vacances avec son partenaire a été mis en garde par la police dans un premier temps suite à une plainte de clients fréquentant le complexe hôtelier où il résidait. En cause un baiser - chaste - échangé par les deux hommes dans l'hôtel. La police locale a alors intimé l'ordre à l'homme de ne pas embrasser publiquement son ami.

Considérant que son comportement n'était pas différent des autres clients de l'hôtel, le couple n'a pas obtempéré. "Notre attitude n'avait rien qu'on puisse qualifier d'obscène; se tenir par la main ou échanger un baiser furtif", expliquent les deux hommes.
C'est dans la nuit qui suit l'avertissement, alors qu'un nouveau baiser est échangé dans la discothèque de l'hôtel, quiberon Chandler est interpellé et conduit en protestant au commissariat local sous le regard consterné de beaucoup de résidents. Il a été relâché ultérieurement sans charge à son encontre.

La situation semble d'autant plus curieuse que l'homosexualité entre adultes consentants est légale aux Iles Caïmans depuis décembre 2000. Ces îles sont un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni situé dans la mer des Caraïbes. L'homosexuel interpellé s'est néanmoins vu indiquer qu'il pouvait se comporter comme il l'entendait dans sa chambre, mais qu'il était inacceptable que deux hommes s'embrassent en public.

Aaron Chandler, qui est membre dirigeant d'une organisation de défense des droits homosexuels aux Etats-Unis, a adressé un courrier de protestation à l'office du tourisme de l'île pour protester contre la manière dont il a été traité.

"J'ai pensé que la remarque qui m'était faite était ridicule et je n'ai pas pris au sérieux que je risquais d'être arrêté pour cela", écrit-il. "Je ne me vois en train de me cacher simplement parce que quelques personnes sont plus homophobes que d'autres", conclut-il sa lettre.

qu'aurait fait le ps pour le cas minvielle, le meme chose que sarko

Par vitrolles13127 :: mercredi 07 mai 2008 à 00:22 :: homophobie

j'attends d'ailleurs les reactions

 

des elephantaux, des lioncaux, brefff tout le zoo socialiste

 

pire qu'en 39.45  ETRE DECHU  pour avoir épouser un homme

 

source tetu.com

 

 

Minvielle: «impensable» qu'un Français soit déchu de sa nationalité pour le PS
Le Parti socialiste a estimé lundi «impensable» qu'un Français, en l'occurrence Frédéric Minvielle, soit déchu de sa nationalité après un mariage homosexuel aux Pays-Bas et a appelé le gouvernement à revoir des procédures aussi inconséquentes». «Il est impensable qu'aujourd'hui dans un pays comme la France on puisse accepter de déchoir de ses droits à la nationalité un Français sous prétexte qu'il a contracté mariage avec un autre homme à l'étranger, quel que soit le pays impliqué», affirme le PS dans un communiqué.  «Bien que le ministère de l'Immigration ait entamé une procédure de réexamen de la situation de Frédéric Minvielle (Lire Quotidien du 5 mai), le Parti socialiste estime qu'il serait surtout bien avisé de revoir les procédures aussi inconséquentes avec tous les pays qui reconnaissent déjà les unions de couples de même sexe.» Pour le PS, cette affaire est une «preuve que le gouvernement français loin de militer pour l'union homosexuelle, considère avec mépris l'égalité des droits et ne cherche même pas à la garantir, ne serait-ce déjà au sein de l'Union européenne

les homosexuels ont ils encore des droits?

Par vitrolles13127 :: mardi 06 mai 2008 à 23:34 :: homophobie

L'affaire Minvielle jette le doute sur l'intérêt du pouvoir pour les droits gay

L'affaire Minvielle, ce Français déchu de sa nationalité après un mariage homosexuel aux Pays-Bas, jette le doute sur l'intérêt du pouvoir pour les revendications LGBT, alors même qu'un an après l'accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir, tous les dossiers gay sont en souffrance.
L'affaire Minvielle met en lumière le désintérêt du pouvoir pour les droits des homosexuels. Jean-Luc Romero déplorait dans les colonnes de Libération vendredi dernier que "la majorité préfère laisser trainer jusqu'au moment où on arrive à des cafouillages". "Elle évite ces questions en se disant qu'elles ne sont pas essentielles", estime le conseiller régional UMP d'Ile-de-France, en délicatesse avec son parti depuis quelques mois.

On sent bien à travers la réaction de Gay Lib, le mouvement gay interne à l'UMP, qu'une imaptience - pour ne pas dire un doute - s'empare des homosexuels qui ont cru aux promesses électorales de Nicolas Sarkozy et qui ne voient rien venir un an après son installation au pouvoir. "La situation inutilement blessante, humiliante et discriminante, dans laquelle se trouve notre compatriote Frédéric Minvielle aurait pu être évitée si l’Union - que nous voulons ouverte à tous les couples et qui pose le principe de l’égalité en droits et en devoirs avec les effets du mariage civil (hors filiation) - était déjà une réalité", considère Gay Lib qui presse la Ministre de la Justice de mettre "vite" en oeuvre ce projet inscrit dans le programme de Nicolas Sarkozy et de l'UMP.

Frédéric Minvielle lui-même, confie avoir voté Sarkozy et se trouver dépité aujourd'hui. "Je suis de droite, j'ai voté pour Sarkozy, il a montré qu'il était pour l'ouverture" en prenant des membres du Parti socialiste dans son gouvernement, "j'aimerais bien qu'il s'ouvre sur la question des homosexuels", déclare Frédéric Minvielle dans une entretien à l'AFP.
"Les droits des homosexuels acquis aux Pays-Bas, en Belgique et en Espagne, la France devrait les reconnaître aussi", ajoute-t-il, espérant que la présidence de l'Union européenne par la France serait "une belle occasion".

L'opposition a beau jeu de souligner l'inaction de la droite sur la question des discriminations qui frappent toujours les homosexuels. Le Parti socialiste a estimé hier que l'affaire Minvielle est une "preuve que le gouvernement français loin de militer pour l'union homosexuelle, considère avec mépris l'égalité des droits et ne cherche même pas à la garantir, ne serait-ce déjà au sein de l'Union européenne".

Alors que le Président de la République est aux commandes depuis un an exactement, il faut bien constater que la question de l'Union civile, tout comme celle du statut du beau-parent, restent en souffrance. Les contacts avec les associations LGBT sont au point mort et il est permis de s'interroger sérieusement sur l'attitude de la majorité face aux revendications homosexuelles pour la suite du quinquenat.
"En ce moment, il y a deux tendances, estime Jean-Luc Romero. Celle qu'on entend, c'est la majorité la plus dure. C'est la position de Christine Boutin, très conservatrice sur les questions de société. Dans la majorité, il y a aussi des gens plus ouverts, comme Roselyne Bachelot ou Nadine Morano. Mais cette tendance est trop timide et préfère zapper sur ces questions-là. "A mon avis, c'est une grave erreur. On se retrouve avec des positions ultra-conservatrices, en décalage avec l'évolution des Français".

Le doute plane, en effet, sur la réalisation de promesses faites par le candidat Sarkozy qui doit désormais compter avec une majorité parlementaire qui est loin de considérer l'égalité des homosexuels comme un sujet majeur - quand elle n'y est pas franchement opposée - dans un contexte de difficultés politiques durables.

la memoire des homosexuelles honorée à stasbourg

Par vitrolles13127 :: lundi 05 mai 2008 à 21:53 :: homophobie

Strasbourg : la mémoire des déportés homosexuels honorée

Une cérémonie a rendu hommage dimanche à Strasbourg, à la mémoire de quelque 4 000 alsaciens victimes du régime nazi, déportés, juifs, tziganes, personnes homosexuelles et usagers de la psychiatrie.
Elus, représentants des communautés juive et tzigane, réunis pour cet hommage annuel du "Yom Ashoah" ont pris la parole pour rappeler l'importance du "devoir de mémoire" à l'égard de toutes les personnes exterminées par le régime nazi, pour raison ethnique, religieuse, pour leur handicap ou leur orientation sexuelle.

La cérémonie s'est poursuivie par la lecture de 3 600 noms de juifs alsaciens et s'est terminée par des chants juifs et manouches.
Pour préserver les familles, les noms des personnes homosexuelles et des malades mentaux, assassinés ou disparus ne devaient pas être évoqués.

Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Terry Davis, a rappelé que "la Shoah est un héritage européen que nous devons assumer".
"Si nous sommes innocents aujourd'hui (pour les crimes commis), nous sommes responsable de ce que nous ferons de son héritage" a-t-il insisté, rappelant que 6 millions de personnes ont été péri dans le génocide.

homophobie détat, c'est à dire de vous tous les heteros français puisque le président de la république représente la France , qu'elle image affreuse nous donnons aux etrangers et nous donnons des leçons des droits de l'homme aux tunisiens, c

Par vitrolles13127 :: vendredi 02 mai 2008 à 23:52 :: homophobie

L'homosexuel déchu de sa nationalité pourra redevenir français en 2009

PARIS (AFP) — Frédéric Minvielle, qui a perdu sa nationalité française après un mariage homosexuel aux Pays-Bas, pourra retrouver s'il le souhaite sa nationalité d'origine en 2009, a-t-on appris vendredi alors que l'affaire suscitait de l'émotion jusque dans le monde politique.

Selon une source diplomatique interrogée par l'AFP, la dénonciation par la France des clauses d'une convention franco-néerlandaise relatives à la pluralité des nationalités sera effective en mars 2009.

A partir de cette échéance, M. Minvielle pourra donc "demander par déclaration sa réintégration dans la nationalité française", a précisé cette source.

Dans un entretien, donné à l'AFP peu avant ces précisions diplomatiques, M. Minvielle a annoncé qu'il était "prêt à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme", réclamant de la France qu'elle "respecte" son mariage.

"Si j'étais resté français, et que je mourais demain, Carl (son mari) ne pourrait même pas organiser mon enterrement en France", a-t-il ajouté.

"Je suis prêt à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme, mais j'espère que ça ne sera pas nécessaire", a-t-il dit, précisant que son avocate à Paris, Me Caroline Mécary, engagerait "dès lundi" une procédure judiciaire pour contester cette radiation.

Ce Français de 37 ans, installé aux Pays-Bas depuis 2002 et qui s'y est marié à un homme, s'est vu signifier la déchéance de sa nationalité française en 2007 un an après avoir acquis la néerlandaise, une décision qu'il conteste et qui scandalise les associations de défense des homosexuels en France.

Le consulat de France à Amsterdam a appliqué la disposition d'une convention bilatérale prévoyant que tout ressortissant d'un des deux pays acquérant la nationalité de l'autre pays perd sa nationalité d'origine, sauf en cas de mariage. Comme la France ne reconnaît pas le mariage homosexuel, cette exception n'a pas pu jouer.

Vendredi en fin de journée, la Chancellerie a toutefois annoncé que la France avait lancé fin 2007 une procédure de dénonciation de cette disposition de manière à ce qu'un tel cas ne se reproduise plus.

La France "renonce à appliquer cette disposition-là, une procédure a été lancée pour la dénoncer auprès du Conseil de l'Europe", a précisé à l'AFP Guillaume Didier, porte-parole de la Chancellerie.

Etablie en 1963 à Strasbourg par le Conseil de l'Europe, la "Convention sur la réduction des cas de pluralité de nationalités et sur les obligations militaires en cas de pluralité de nationalités", s'est appliquée au fur et à mesure de sa ratification par les pays membres qui le souhaitaient. Elle lie la France et les Pays-Bas depuis 1985.

Le ministère de l'Immigration qui "dès mercredi" avait réexaminé la situation de M. Minvielle, révélée par le magazine Têtu, a annoncé vendredi en fin d'après-midi qu'il se dessaisissait du dossier au profit de la Chancellerie et du Quai d'Orsay.

La porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale Aurélie Filippetti et le conseiller régional divers droite Jean-Luc Romero ont apporté vendredi leur soutien à M. Minvielle.

"Sa triste aventure plaide une nouvelle fois pour l'instauration du mariage homosexuel", a écrit dans un communiqué la députée PS de Moselle, tandis que M. Romero demandait "solennellement au gouvernement d'assurer enfin l'égalité des droits entre homosexuels et hétérosexuels".

la France championne dans l'hypocrisie et la discrimination

Par vitrolles13127 :: mardi 29 avril 2008 à 15:36 :: homophobie

France (Unions)
Marié à un homme aux Pays-Bas, il perd sa nationalité française
Frédéric était Français. Il ne l'est plus. Parce qu'il s'est marié à un homme aux Pays-Bas, le consulat de France lui a retiré sa nationalité car il n'a pas voulu reconnaître son mariage lorsqu'il a acquis également la nationalité néerlandaise. Selon une convention signée entre la France et les Pays-Bas, quiconque opte pour la nationalité de l'autre pays perd automatiquement sa nationalité d'origine, sauf s'il ou elle se marie avec une personne de l'autre nationalité, auquel cas la double nationalité est automatiquement accordée.

Or, le consulat d'Amsterdam (sur ordre du ministère des Affaires étrangères) a déclaré Frédéric célibataire ! et lui demande de rendre son passeport et sa carte d'identité. Il lui a aussi confirmé sa radiation des listes électorales. Frédéric, très attaché à son pays d'origine, vit très mal ce rejet.

Tanguy Le Breton, représentant des Français aux Pays-Bas, parle de «discrimination évidente». «On voit bien que les autorités françaises discriminent en fonction de l'orientation sexuelle. Dans ce cas précis, la discrimination est symboliquement terrible, puisqu'on déchoit les gays de leur nationalité. Il est grand temps d'engager un débat sur la question et mettre fin à ces discriminations.»

journée de la déportation, carton rouge pour les villes de lille, le mans,marseille,nimes,

Par vitrolles13127 :: lundi 28 avril 2008 à 16:43 :: homophobie

Journée du Souvenir de la Déportation : les délégations homosexuelles plus ou moins bien associées aux cérémonies

Des délégations homosexuelles ont été plus ou moins bien associées aux cérémonies du Souvenir de la Déportation, dimanche en France. Un recul a même été constaté au Mans par rapport aux années passées.
L'appel de plusieurs associations LGBT de voir figurer la déportation pour motif d'homosexualité dans le discours officiel, lu pendant les cérémonies d'hommage aux déportés n'a pas été entendu, comme on pouvait le craindre, dimanche lors de la Journée du Souvenir de la Déportation.

A Paris, toutefois, lors des cérémonies nationales, la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives a édité un programme illustré du tableau nazi des catégories de déportés, dont les homosexuels. Les associations de mémoire homosexuelle ont pris part aux cérémonies aux côtés du Secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, Jean-Marie Bockel et du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

La majorité des associations portant le souvenir de la déportation pour motif d’homosexualité ont été invitées aux réunions préparatoires en Préfecture et/ou aux cérémonies officielles, notamment à Angers, Bordeaux, Dijon, Lille, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Paris, Reims, Saintes, Tours…
Les responsables des associations ont souvent été invités à prendre place dans le carré réservé aux associations.

A Lyon, des invitations avaient été adressées à six associations LGBT. Un dépôt de gerbe unique a eu lieu au monument dédié au souvenir de la déportation, toutes les catégories de déportés ont été mentionnés lors de l’allocution de l’Adjointe au Maire de Lyon en charge de la mémoire à l’occasion du vin d’honneur dans les salons de l’Hôtel de Ville.

A Bordeaux, le Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH) était présent à la cérémonie à côté de cinq déportés survivants.

A Lille, les agents de la Brigade Anti-Criminalité ont demandé aux militants des Flamands Roses d’ôter leur badge (un rectangle composé d’un triangle rose et d’un triangle noir). L’intervention du responsable du protocole de la Préfecture a permis de régler ce problème. Un dépôt de gerbe distincte a eu lieu à l’occasion d’une cérémonie complémentaire.

A Marseille, en fin de cérémonie, une gerbe "aux triangles roses" a été déposée par Christian de Leusse du Mémorial de la Déportation Homosexuelle accompagné de Jean-Marc Astor (Les " Oublié(e)s " de la Mémoire et Lesbian & Gay Pride de Marseille), devant la plupart des personnalités restées pour rendre hommage aux déportés pour motif d'homosexualité, dont l'adjoint au Maire aux affaires militaires et anciens combattants.

A Toulouse, les "Oublié(e)s" de la Mémoire étaient présents lors de la cérémonie en compagnie d'une délégation de l'association Arc-En-Ciel Toulouse. Le nouveau maire de Toulouse, Pierre Cohen, a salué le porteur des triangles.

A Montpellier, plusieurs membres des associations les "Oublié(e)s" de la Mémoire, Mémorial de la Déportation Homosexuelle, du Collectif contre l'Homophobie ou du Chemin des Cîmes ont assisté aux cérémonies.


A Nice, le délégué du Mémorial de la Déportation Homosexuelle a été invité à la cérémonie mais il a été une nouvelle fois confronté au discours négationniste du président du Comité du Souvenir qui a indiqué qu’il " n’y avait pas eu de déporté français pour motif d’homosexualité " et qu’à ce titre il s’opposait à la participation financière des associations LGBT pour l’achat de la gerbe unique. Une cérémonie complémentaire et un dépôt de gerbe distincte ont eu lieu en présence des élus et d’une large partie du public.

A Nîmes, les associations LGBT ont participé au financement de la gerbe unique. Georges Muller, le délégué du MDH a été invité comme l’an dernier à déposer la gerbe avec les responsables des autres associations de déportés. Cependant, toutes les associations portant le souvenir de la déportation ont été citées au moment du dépôt de gerbe à l’exception notable du MDH.

Un incident a eu lieu lors de la cérémonie du souvenir au Mans. Alors que depuis six ans, une délégation de militants du Centre Gay et Lesbien du Mans était associée au Jour du Souvenir, cette délégation n'a été invitée à y prendre part cette année qu'après le départ de tous les participants officiels.
Le préfet de la Sarthe a justifié ce changement d'organisation en s'appuyant sur une directive ministérielle de 2001 qui était jusqu'alors aménagée.

bien que l'etat français est reconnu le fait de la déportation homosexuelle, des mairies font des résistances et se mette hors la loi, et vitrolles, meme pas en reves

Par vitrolles13127 :: lundi 28 avril 2008 à 15:47 :: homophobie


inauguration d'une rue pierre SEEL
envoyé par cjibe13


Reconnaissance très disparate des déportés homosexuels

Hier dimanche 27 avril, dans une vingtaine de villes, des associations LGBT ont participé à la 63e Journée nationale du souvenir de la déportation, dans des conditions allant de l'intégration au négationnisme le plus total.

À Paris, Le Mémorial de la déportation homosexuelle (MDH) et les Oublié(e)s de la mémoire (ODLM), les deux associations qui militent nationalement pour la reconnaissance de la déportation pour cause d'homosexualité, ont été officiellement invitées aux deux cérémonies. La direction de la Mémoire du patrimoine et des archives a même proposé une brochure sur laquelle figurait le tableau nazi des catégories de déportés, dont les homosexuels (photo). Les ODLM s'en félicitent et annoncent la participation de leurs délégations au titre d'«association de déportés» à Paris, à Marseille, à Toulouse et à Montpellier. Mais le MDH dresse un tableau nettement plus nuancé de «reconnaissance à géométrie variable selon les villes».

Ainsi, à Angers, Bordeaux, Nîmes, Montpellier, Lyon, les responsables des associations ont été invités à prendre place dans le carré réservé aux officiels. À Lille, des dépôts de gerbe en marge de la cérémonie officielle ont été organisées, mais un incident réglé par le protocole a opposé les Flamands roses avec la police au sujet du port du triangle rose.

À Nice, le délégué du MDH a été invité à la cérémonie, mais il a été une nouvelle fois confronté au négationnisme du président du Comité du souvenir, qui a indiqué qu'il «n'y avait pas eu de déporté français pour motif d'homosexualité» et qu'à ce titre, il s'opposait à la participation financière des associations LGBT pour l'achat de la gerbe unique.

À Nîmes, les associations LGBT ont participé au financement de la gerbe unique, mais n'ont pas été mentionnées parmi les autres associations.

Au Mans, le Centre gay et lesbien qui déposait une gerbe spécifique pendant la cérémonie les années précédentes, se l'est vu refuser et a dû attendre le départ du préfet pour y procéder. Maxime Marais, porte-parole du CGL du Mans, dénonce «une hiérarchisation des victimes du nazisme [qui] déshonore la France» et regrette que «les principes énoncés dans les discours [des associations d'anciens déportés] soient foulés au pied dans les minutes qui suivent, avec des lycéens pour témoins».

Une situation visiblement très différente d'une ville à l'autre qui s'explique selon Jospeh Zimet, nouveau conseiller chargé de la mémoire, au secrétariat d'État à la Défense et aux anciens combattants, «par le fait qu'il n'y a pas d'instruction ministérielle nationale. Les préfets ont pour mission de permettre une coexistence pacifique entre associations.» Visiblement tout n'est pas réglé. Si, de leur côté, les ODLM sont satisfaits d'être «reçus au ministère à la fin du mois de mai», le MDH à l'instar de Couleur Gaies à Metz, comptent «œuvrer pour qu'une plaque mentionnant tous les signes de déportation soit apposée à côté du monument dédié au souvenir de la déportation» à l'image de celle qui est installée, depuis quelques années, sur le monument parisien sur l'île de la Cité.

israel, 1er pays au monde à reconnaître l'extermination des homosexuels en 39.45 et maintenant l'adoption, chapeau, pour un pays que l'on dit intolerant, les socialistes français devraient prendre des leçons de tolérance et d'amour.

Par vitrolles13127 :: samedi 26 avril 2008 à 04:46 :: homophobie

Israël (Société)
Israël reconnaît l'adoption d'un enfant étranger par un couple gay

Les autorités israéliennes ont pour la  première fois reconnu la paternité légale d'un couple gay sur un enfant non-biologique adopté à l'étranger, a rapporté vendredi le quotidien israélien Haaretz. Cette décision crée un précédent en Israël, où seule l'adoption de l'enfant biologique d'un conjoint dans un couple homosexuel était jusqu'à aujourd'hui autorisée par les tribunaux israéliens. Le couple homosexuel avait adopté en 2000 aux États-Unis un enfant d'origine cambodgienne. Depuis 2001, le ministère israélien de l'Intérieur refusait d'inscrire l'enfant comme fils légitime du couple sur les registres d'état civil et de lui accorder la citoyenneté israélienne. Le conseiller juridique du gouvernement Menahem Mazouz, qui fait fonction de procureur général de l'État, a notifié dans une lettre envoyée au couple que l'État avait accédé à sa demande. En février dernier, M. Mazouz avait déclaré aux services d'adoption que l'Etat «n'avait aucune opposition à ce que des couples du même sexe adoptent un enfant» et avait donné des consignes pour que cette adoption soit traitée comme celle de couples homosexuels. Israël avait déjà reconnu en février 2006 le statut de parents légitimes à un couple de femmes dont l'une était la mère naturelle des enfants qu'elle élevait (Lire Quotidien du 20 octobre 2006).

nouvelles non homophobes en provenance des états unis

Par vitrolles13127 :: vendredi 25 avril 2008 à 23:21 :: homophobie

La justice autorise un tee-shirt «Sois heureux, pas gay» au lycée

Une cour d'appel fédérale a autorisé un adolescent à porter au lycée un tee-shirt «Sois heureux, pas gay» lors de la Journée de la vérité qui sera organisée lundi 28 avril en réaction à une journée contre les discriminations anti-homosexuelles. Depuis 1996, cette Journée du silence se tient chaque année en avril dans des centaines de collèges, lycées et universités à travers le pays, où les étudiants sont invités à garder le silence toute la journée pour réclamer plus de tolérance envers les homosexuels. Cette année, la journée doit avoir lieu ce vendredi 25 avril, et au lycée de Neuqua Valley dans l'Illinois, les élèves qui participeront et les professeurs qui les soutiendront en évitant de les interroger en cours ont prévu de porter un tee-shirt proclamant «Sois toi-même».

Depuis quatre ans, une association chrétienne organise le jour de classe suivant, en l'occurrence lundi prochain, une Journée de la vérité pour dire son opposition à l'homosexualité. Au lycée de Neuqua Valley, les participants ont préparé des tee-shirts «La vérité ne peut pas être réduite au silence». Tout en affichant une certaine neutralité, la direction du lycée a interdit à un élève, Alexander Neuxoll, de venir lundi avec son tee-shirt proclamant  «Sois heureux, pas gay» («Be Happy, Not Gay»), qu'elle juge insultant. Dénonçant une entrave à sa liberté d'expression, le jeune homme a saisi la justice, et mercredi soir, une cour d'appel l'a autorisé à porter son tee-shirt. Pour les juges, l'interdiction n'était pas justifiée parce que le slogan n'était que «mollement» négatif et ne risquait pas d'«empoisonner l'atmosphère».

les homosexuels à nouveaux fichés?

Par vitrolles13127 :: jeudi 17 avril 2008 à 04:07 :: homophobie

Fichage personnel : les syndicats de policiers entrent dans la polémique

Le nouveau logiciel police/gendarmerie, baptisé Ardoise, qui suscite l'inquiétude d'associations qui lui reprochent de présenter un risque d'"usage discriminatoire", provoque aussi l’effervescence au sein de plusieurs syndicats de police.
"Ardoise", le nouveau logiciel de renseignement de la police et gendarmerie nationale qui permet de rentrer des données personnelles - notamment concernant l'orientation sexuelle - sur les personnes ayant un contact avec leurs services dans le cadre d'une procédure, provoque l’effervescence au sein de plusieurs syndicats de police.
"Nous sommes scandalisés par ce logiciel, dont l’utilisation - en l’état - va à l’encontre des valeurs républicaines", estime David Barbas, porte-parole du Syndicat national des officiers de Police.

Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) a "exigé" ce mardi que le nouveau logiciel police/gendarmerie "soit amélioré". Ce logiciel "ne doit pas remettre en cause les droits fondamentaux des personnes", dit-il dans un communiqué, précisant qu'il s'agit d'une "version provisoire" à l'essai dans la police et la gendarmerie.
Alliance "exige" donc que celle-ci "soit améliorée afin que certaines indications (...) n'amènent pas à un usage discriminatoire" et que "toutes les mesures soient prises afin de garantir le respect de la vie privée des personnes mises en cause ou victimes".
Il demande au ministère de l'Intérieur "de donner des consignes en ce sens".

A l'inverse, Synergie, syndicat classé à droite et très favorable à Nicolas Sarkozy, indique "ne pas être choqué". "Le but n'est pas de créer un fichier discriminatoire mais de mieux cibler victimes et auteurs par type d'infraction", a indiqué Christophe Gesset, l'un des responsables du syndicat.

Le ministère de l’intérieur, quant à lui, se veut rassurant. Gérard Maubé, adjoint au chef de service central de documentation criminelle, explique dans le quotidien Métro : "A partir du moment ou l’infraction à un lien avec le statut de la personne, il y a un intérêt policier à renseigner, car derrière on améliore les élucidations de l’enquête. On ne pourra questionner la victime uniquement quand l’infraction a un lien avec son statut, dans le cas contraire, ce sera une faute professionnelle".

Le Collectif contre l'homophobie a saisi lundi la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) afin de s'opposer à fin de s'opposer à la mise en oeuvre par le ministère de l'Intérieur du nouveau système de renseignements.
L'Inter-LGBT et SOS Homophobie appuient cette demande.

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