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je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois,
mauvais caractère, mais fidèle en amitié
mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis"
pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.

Laurent Fabius (Reuters)
PARIS (AFP) — L'ancien Premier ministre Laurent Fabius a jugé lundi "tout à fait surréaliste" le débat sur le libéralisme au sein du Parti socialiste voyant "un peu de tactique" dans l'affrontement à ce sujet entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal.
"C'est assez surréaliste parce que j'ai cru comprendre jusqu'à maintenant que Bertrand Delanoë et Ségolène Royal avaient les mêmes positions sur le sujet", a déclare M. Fabius sur RMC, voyant "un aspect un peu tactique là-dedans¨.
Selon le député de Seine-Maritime, "le débat doit porter sur des questions de fond (...) plutôt que d'inventer des oppositions qui sont un petit peu factices". "La vraie question, c'est de savoir si les socialistes sont capables de répondre aux problèmes sociaux et aux problèmes économiques qui se posent aujourd'hui", a-t-il dit.
"J'aimerais bien qu'on évite ce pugilat (entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, ndlr) et je ne crois pas que ce soit une bonne chose qu'on nomme à la tête du PS quelqu'un qui automatiquement sera candidat en 2012", a-t-il ajouté.
Pour sa part, M. Fabius "soutient plutôt les reconstructeurs, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui n'ont pas envie de se situer dans une espèce de pugilat ou de duel".
Il a rappelé qu'il n'était pas candidat à la direction du PS mais qu'il "n'écartait rien" pour la présidentielle.
Vidéo et texte intégral du discours prononcé par Laurent Fabius lors de la journée nationale d’échanges et de reflexions de Rassembler à gauche, à Paris.
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Chers Amis, Chers camarades,
Je commencerai par une anecdote qu’on m’a rapportée récemment. Un des dirigeants du Parti Socialiste est à son bureau. Le téléphone sonne. « Comment vas-tu ? » demande son correspondant. « Ca va très très bien », répond le dirigeant socialiste. « Ah bon, tu n’es pas seul ! Rappelle-moi quand tu pourras parler librement... » Librement et amicalement, c’est ainsi que nous avons échangé aujourd’hui, par-delà les chapelles et les querelles. Librement, c’est ainsi que je veux m’adresser à vous et, à travers vous, à nos concitoyens.
Cinq mois après la victoire de N. Sarkozy et la défaite de S. Royal, notre pays voudrait croire à une amélioration, mais nos concitoyens commencent à constater les faits et doutent en profondeur. Beaucoup de dirigeants socialistes, eux, sont déboussolés. Quant aux militants et aux sympathisants de gauche, comme vous, ils veulent se battre. Ils veulent une opposition active, responsable cela va de soi, capable non seulement de critiquer une méthode ou un calendrier mais de dénoncer avec force le contenu de la politique gouvernementale et de contre-proposer. Qu’entend-on partout ? « Il faut ré-no-ver ». Nous sommes, bien sûr, tous d’accord avec cette aspiration rénovatrice. Mais il faut beaucoup plus : en réalité, et c’est le sens de notre rencontre aujourd’hui et de celles qui suivront, l’urgence est à la reconstruction. Nous avons besoin de déconstruire la droite et de reconstruire la gauche. Nous devons être, nous sommes des reconstructeurs.
* * *
Face à nous, le Président de la République a une stratégie précise.
Au départ, c’est la fameuse et fausse théorie du « choc de confiance ». L’idée martelée que, grâce notamment à près de 15 milliards d’euros de transferts fiscaux en faveur surtout des plus riches, 100 milliards de francs chaque année, grâce à l’affichage énergique d’une volonté de rupture, la croissance repartira automatiquement, l’emploi et le pouvoir d’achat avec. Le problème, c’est que cette stratégie utilise des moyens injustes et qu’elle est contredite par les faits. Au point que l’on est en train de s’apercevoir que le "paquet fiscal" de la droite pourrait bien devenir le "boulet fiscal" de la France.
Pouvoir d’achat érodé, prévisions de croissance gonflées, déficit commercial rouge foncé, déficits budgétaire et social encore plus élevés qu’annoncés : cet illusionnisme sent la fuite en avant pour aujourd’hui et le plan d’austérité pour demain.
"Le réel, disait le psychanalyste Lacan, c’est quand on se cogne". Et bien la droite va se cogner au réel. Elle sera confrontée, c’est pour les prochains mois, à un "contre choc de méfiance". Elle allumera des contre-feux. Pour réduire le plus possible les interventions et services publics, puisque c’est son obsession idéologique, elle invoquera, elle évoque déjà la montée de l’individualisme : comme si le recours au collectif était contradictoire avec la satisfaction des individus ! Elle tentera de diviser les fonctionnaires, en leur promettant une ristourne si les postes de leurs collègues sont supprimés, si elle parvient à ses fins. Il y aura bien au bout du compte moins de fonctionnaires et pas mieux payés. Les Français en général pourront "gagner plus s’ils travaillent plus" ? Non, il faudra travailler plus sans gagner plus ; souvent même, on devra travailler plus et plus longtemps, pour finir par gagner moins, en salaire, en retraite et, une fois toutes les ponctions opérées, en pouvoir d’achat. Le SMIC sera remis en cause, le contrat de travail aussi puisque, dans cette conception, l’avancée économique ne peut exister que par le recul du social. Quant à l’Europe, elle sera à la fois courtisée et accusée de tous les maux pour excuser les échecs gouvernementaux.
La politique gagnante pour la France, ce n’est pas cela. Ce n’est pas de favoriser les plus aisés et de ponctionner les autres. La mesure de toute chose dans la société, ce ne peut pas être seulement l’argent. Notre vision, notre projet sont différents. C’est la priorité donnée à l’éducation et à la culture, au lieu de les amputer, à la recherche au lieu d’agir petit bras, à l’innovation et à l’investissement au lieu de la rente, à la personne humaine. C’est un Etat qui se remet en cause en corrigeant les inégalités au lieu de les creuser. Ce sont des collectivités locales stimulées et non pressurées. C’est une Sécurité Sociale consolidée et non pas amputée pour faire place aux assurances privées. Ce sont le logement et la sécurité améliorés. C’est la construction d’une Europe plus sociale, plus écologique, plus démocratique. C’est l’indépendance à l’égard de toutes les puissances, y compris les Etats-Unis. Disons-le tranquillement, mais disons-le clairement.
La France possède des atouts : notre productivité, notre démographie, notre qualité de main d’œuvre, nos services publics, notre géographie, mais notre pays a besoin de réformes profondes, justes, concertées. Nous avons besoin de renforcer l’offre des entreprises, en particulier les PME, sans amputer le pouvoir d’achat. D’où l’absurdité injuste de mesures telles que la taxation médicale, les hausses de prix tous azimuts, l’augmentation de la TVA (rebaptisée maintenant - jusqu’où va l’invention sémantique ! - « TVA pouvoir d’achat » !) et divers reculs sociaux intervenus ou programmés, contre lesquels il va falloir mobiliser. Nous avons besoin de rassembler le pays dans un effort de dynamisation, de réforme et de justice, plutôt que d’opposer les catégories entre elles : jeunes contre vieux, centre villes contre quartiers, travailleurs contre chômeurs, nationaux contre étrangers, salariés du public contre secteur privé. Nous avons besoin d’une politique de résultats plutôt que d’une politique de médias.
Je mentionne les médias parce que leur maniement joue un rôle majeur dans la stratégie présidentielle. Là aussi, il nous faut déconstruire sérieusement la méthode. Premier temps : le pouvoir sélectionne divers thèmes, en fonction notamment des sondages, pour que le Président les investisse. Deuxième temps : un des thèmes est retenu, on met alors en scène l’ implication personnelle du chef de l’Etat, on mesure l’impact sur l’opinion, on poursuit si c’est positif, sinon on change aussitôt de thème. Le bombardement médiatique est si puissant et le tournoiement des thèmes si rapide que, malgré le courage de beaucoup de journalistes, les médias et l’opinion ont réduits au rôle de suiveurs. Le but est d’éviter à tout prix le temps de l’analyse critique des faits.
L’utilisation systématique de l’émotionnel et du compassionnel vient en renfort. Face à une catastrophe, à un fait divers, à la douleur, chacun est touché. On se dit : "et si c’était ma famille ? mes proches ?" Parfois, on participe à une action de solidarité. Mais on reste discret. Par décence. Là, c’est l’inverse : la compassion d’Etat est érigée en méthode de gouvernement. Après chaque fait divers retentissant, un ministre annonce une nouvelle loi alors qu’il devrait d’abord faire appliquer celles qui existent. Pendant ce temps, l’opium fait son effet : on ne s’interroge ni sur les causes, ni sur les vraies solutions. Déjà, on zappe et on passe à autre chose. Seuls comptent les images et les sondages.
Tout est organisé pour favoriser cette stratégie. Aujourd’hui, vous le savez sans doute, l’expression du Président de la République dans les médias audiovisuels n’est pas décomptée. Le gouvernement, la majorité, l’opposition, oui ; le Président, non ! Or le vrai chef de l’exécutif et de la majorité, plus encore que dans le passé, c’est lui. Il serait donc normal, comme cela a été demandé, que son temps d’intervention audiovisuelle et celui de ses collaborateurs soient désormais comptabilisés, et que soit accordé un temps équivalent à la majorité et à l’opposition. Un texte devrait le prévoir. Ce texte court, j’ai même commencé à l’écrire. « L’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion est une des conditions de la démocratie. Afin d’en assurer le respect, les radios et les télévisions doivent comporter dans leur programme un équilibre entre trois temps d’intervention et assurer des conditions de programmation comparables : celui du Président de la République, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition ». Je souhaite qu’un article de ce type sur la démocratie médiatique soit inscrit dans la Constitution. Cet aspect est devenu plus décisif pour l’équilibre des pouvoirs que beaucoup de subtilités juridiques dont on discute. Je propose l’adjonction de ce texte et je propose d’en faire un des éléments déterminants de notre vote sur la réforme des institutions.
La tactique dite « d’ouverture » complète enfin la stratégie présidentielle. Ont été convaincues d’entrer au gouvernement - sans trop de mal, semble-t-il - des personnalités anciennement classées à gauche. Il n’a pas été question - ce qui aurait constitué une vraie « ouverture » - de modifier le contenu de la politique de la majorité afin de tenir compte de l’opposition. Non : il s’agit exactement du contraire. Il s’agit d’essayer de disqualifier la gauche en prétendant que la politique de la droite recueille désormais l’assentiment général. Comment qualifier ces transfuges ? Pour moi, c’est une sorte de « club des papillons ». Car, au-delà de leur diversité, ils me semblent présenter deux caractéristiques communes : être attirés par la lumière et voleter de conviction en conviction - comme les papillons volètent de support en support. Le PS a hésité sur l’attitude à adopter. Elle est pourtant simple. Dans les instances, commissions et procédures de la République, nous devons occuper toute notre place ; en revanche nous devons refuser toute participation directe ou indirecte à l’exécutif. La démocratie, c’est d’abord la clarté.
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Déconstruire la droite, reconstruire la gauche. Pour cela, il faut ne pas tout mélanger, les valeurs, les propositions, la stratégie.
Nos valeurs, nous devons les revendiquer. Elles n’ont pas pris une ride. L’exigence d’égalité, qui constitue le ciment de la gauche, reste pour nous centrale notamment dans la mondialisation financière qui charrie tant d’inégalités et d’injustices. La liberté n’existe pas s’il n’y a pas d’égalité, face aux pressions et oppressions de toutes sortes - et je veux dire notre haut le cœur devant la répression de la « révolution Safran » par les criminels du régime militaire birman. La solidarité est aussi une de nos valeurs fortes, au sein de notre pays comme avec les autres (c’est cela l’internationalisme), ainsi qu’avec les générations futures (cela s’appelle le vrai développement durable). Car il ne s’agit plus seulement pour la gauche de changer le monde mais de sauver le monde... en le changeant. La laïcité enfin, valeur-trésor en réplique aux intégrismes de tous bords. Les voilà les valeurs de la gauche, bien plus en phase que la dérèglementation, la financiarisation ou l’ultralibéralisme chers à la droite si on veut faire face aux défis contemporains. Il faut défendre ces valeurs, ne pas en avoir honte, ne pas baisser la tête mais les populariser, les revendiquer. Il faut une gauche décomplexée.
Certains de nos propositions concrètes, elles, devront parfois s’adapter. Car le monde a changé. Quand la France souffre comme aujourd’hui d’un décrochage manifeste de croissance par rapport à ses principaux concurrents, la question de l’innovation et de la compétitivité doit être précisément traitée. Quand le système de production et d’échanges est transformé en un gigantesque Monopoly où les entreprises s’achètent et se vendent en un clic, où les salariés sont des variables d’ajustement, où le stress frappe au point de pousser à l’irréparable, le défi de la régulation publique doit être relevé. Quand la situation des comptes publics est grave et que le pouvoir fait de la cavalerie financière, on doit réagir : par exemple, dans la position actuelle de notre pays il faut dire qu’il n’est pas sérieux d’opérer une baisse massive de recettes publiques si elle n’est pas compensée par des ressources équivalentes. L’expérience aussi nous a marqués. Par exemple, la politique environnementale qui, pour nous, convenons-en, a longtemps été périphérique doit devenir essentielle. Puisqu’un Grenelle de l’Environnement se prépare, puisque le risque n°1 est le dérèglement climatique lié au gaz carbonique, je souhaite que nous placions désormais au coeur de nos propositions concrètes une pollutaxe climat énergie, dissuadant particulièrement les émissions de CO2. De même, nous devons apporter des réponses nouvelles aux questions liées à l’allongement de la durée de la vie, la santé, la dépendance, les retraites : pour garantir celles-ci, je souhaite que, là où la droite fait reposer tous les efforts sur les revenus du travail, nous proposions que les revenus du capital soient également soumis à contribution. Proposons concrètement à gauche et proposons moderne.
Il faut enfin clarifier notre stratégie. Elle reste confuse à l’approche des élections municipales. Alors, précisons. Nous sommes pour le rassemblement à gauche ; nous n’écartons pas par principe de ce rassemblement des personnes ou des forces qui ne s’y trouvaient pas auparavant mais à la condition incontournable qu’existe une cohérence politique. Cohérence nationale, c’est-à-dire refus des accords à la carte. Cohérence de projet, c’est-à-dire affirmation d’objectifs nationaux et locaux communs avec ces partenaires et d’abord le rejet de la politique économique, sociale et fiscale actuelle. Force est de reconnaître que cette cohérence n’existe pas aujourd’hui. Toute autre attitude nous transformerait en un simple mouvement opportuniste avec à terme à la clé de sérieuses déconvenues électorales.
Revendiquer nos valeurs, adapter nos propositions concrètes, clarifier notre stratégie : voilà le chemin pour reconstruire. C’est un parti socialiste à 35 % des voix au premier tour qu’il faut bâtir, un parti diversifié dans son recrutement et ses dirigeants, en phase avec les associations et les syndicats, sachant écouter ses élus locaux mais aussi les fédérer. Un parti qui fasse l’amalgame entre l’expérience et le renouvellement. Un parti à la fois protestataire et gestionnaire. Un parti socialiste qui sera - chacun de ces termes compte - internationaliste, alter-européen, écologiste, éducationnel, paritaire, pour répondre aux grands défis du nouveau siècle. Quand je réfléchis à plus long terme, j’ai même à l’esprit un mouvement rassemblant encore plus largement que le PS aujourd’hui les sensibilités de la gauche, un mouvement socialiste et progressiste. C’est dans cette perspective de l’unité la plus large qu’il faut reconstruire. J’entends parfois parler de « nouvel Epinay ». Pourquoi pa,s à condition qu’on se souvienne qu’à Epinay François Mitterrand avait conçu comme un tout indissociable la reconstruction du parti socialiste et son ancrage déterminé à gauche.
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Deux remarques avant de conclure.
L’accumulation des déficits et des dettes, l’abondance des promesses fallacieuses, l’ampleur des problèmes vécus par les Français, tout cela me conduit à penser que, mise en difficulté par les faits, la droite cherchera à regagner sur un autre terrain sa popularité menacée. Ce terrain, ce pourrait être d’essayer de nous piéger en concentrant le débat sur la façon d’être plutôt que sur les résultats de l’action. Ne tombons pas dans ce piège Ce terrain, ce pourrait être aussi, de façon plus précise, l’immigration. Là aussi, je propose que nous soyons clairs. Quatre lois de la droite en quatre ans ! Le ministère de l’identité nationale, la traque des enfants de sans papiers et maintenant les scandaleux tests ADN, contraires à notre droit de la bioéthique, contraires à notre approche de la famille et à mon sens contraires aux principes de la Constitution. Cela suffit ! Et pourtant, l’évocation de quotas d’immigrés par métiers et par régions discutés annuellement par le Parlement constitue la dernière trouvaille gouvernementale. Du pain bénit pour un pouvoir qui n’oublie pas ce qu’il doit aux voix d’extrême droite ! Pensez donc : chaque année un débat serait organisé au Parlement sur l’ampleur des quotas d’immigrés ! Comme si pour certains l’immigration était moins une question qu’un filon ! Or voici qu’un certain nombre de socialistes tombent dans le panneau. Et bien, au nom même de nos valeurs et de notre souci d’efficacité, nous devons répondre. L’immigration ne doit pas être pas une braise sur laquelle le pouvoir souffle lorsqu’il se révèle défaillant, c’est une question sérieuse qui doit être traitée sérieusement, c’est une question humaine qui doit être traitée humainement, c’est une question européenne et sur laquelle je souhaite notre mobilisation.
La reconstruction du Parti socialiste et la réussite de nos propositions alternatives passent enfin par une réflexion lucide sur l’Europe. Débat riche. D’ici quelques mois, lorsque le texte en aura été complètement écrit, nous aurons à nous déterminer sur le traité constitutionnel « corrigé ». Nous n’avons oublié ni les arguments échangés de part et d’autre, ni la consultation populaire. Mais de grâce, ne nous enfermons pas dans la seule problématique institutionnelle ! Ne dispersons pas nos forces dans la mécanique procédurale ! Ce dont l’Europe a besoin, c’est surtout d’un cap et d’une stratégie. Nous devons partir d’une donnée économique nouvelle : l’affirmation des pays émergents, dont le réservoir de main d’œuvre est quasi-illimité et la force de frappe économique, financière et même technologique désormais considérable, alors que l’Europe cultive souvent une vision irénique de la mondialisation. Intégrons une autre donnée, politique : les principaux acteurs de la scène internationale ne sont plus ceux du concert européen des nations, Etats-Unis en plus. Désormais le libéral-communisme de la Chine, la puissance énergétique de la Russie, la multitude démocratique de l’Inde, le Brésil, l’Iran, d’autres s’imposent comme des acteurs clefs. Face à ces réalités, l’Europe doit être plus audacieuse et moins naïve. Face aux dumpings chinois ou autres, pourquoi serions-nous un continent passoire ? Face à la crise financière venue des Etats-Unis, pourquoi la Banque centrale européenne est-elle moins active que la Réserve fédérale ? Face à l’affaiblissement des ressources en pétrole ou en gaz, pourquoi la Commission européenne semble-t-elle parfois s’ingénier à favoriser la vente à la découpe de nos grands groupes ? Beaucoup d’entre nous ont été critiqués dans le passé pour avoir proposé que l’Union Européenne soit à la fois offensive et défensive, à travers sa monnaie, sa politique commerciale et de concurrence, l’harmonisation fiscale plutôt que le dumping généralisé, l’exigence de réciprocité des normes sociales et environnementales. Je crois comprendre que les préventions contre ces thèses commencent de reculer ? Affirmer sans arrogance la souveraineté européenne, ce n’est pas être protectionniste. Mais nous devons aussi être offensifs. Proposer par exemple une Communauté européenne de la Recherche et de l’Innovation, ces deux matières premières du futur, Communauté qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effectivement mise en place, notamment avec les pays de l’Euro. C’est une idée forte et neuve. J’espère qu’elle sera reprise par la France lors de sa présidence de l’Union.
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Chers amis, j’ai été plutôt silencieux ces derniers mois car je voulais laisser le pouvoir « faire ses preuves ». Dans la période qui vient, je ne souhaite pas me mêler aux luttes intestines et souvent fratricides. En revanche je ferai entendre ma voix dans le débat politique de fond, pour une gauche décomplexée, moderne, fidèle à ses valeurs et rassembleuse. J’ai pris des positions ces dernières années, je les assume. Beaucoup d’entre vous ont partagé ces choix. Personne n’est infaillible mais lorsque nous regardons le chemin parcouru, que voyons-nous ? Il n’était pas inutile, me semble-t-il, comme je l’ai fait il y a déjà assez longtemps de proposer le premier aux socialistes le terme et le contenu de la « social-écologie », en insistant sur le caractère transversal et non pas latéral que devait avoir la préoccupation de l’environnement. Il n’était pas superflu plus récemment, face à la montée des communautarismes, d’exiger un coup d’arrêt sur les signes religieux à l’école, qui fut à l’origine de la loi laïque que l’on sait. Il était significatif de proposer de mettre au coeur de nos débats la question des délocalisations, de montrer qu’elles étaient une réalité et non un fantasme, qu’elles appelleraient une riposte d’ampleur à tous les échelons et non des rustines. Il était audacieux il y a deux ans, quand la question fut posée à tous les Français, de refuser au nom de l’Europe sociale que soient gravées dans le marbre d’une Constitution la politique monétaire de la Banque centrale européenne et le primat de la concurrence libre et non faussée, politiques désormais jugées contre-productives par beaucoup. Et il ne fut tout à fait inutile, il y a quatre mois, entre les deux tours des législatives, de débusquer la volonté gouvernementale de financer ses déficits par l’augmentation de la TVA. Ces positions ne nous ont pas valu que des soutiens sur le moment, mais elles ont une cohérence : la conviction qu’est juste, efficace, moderne pour notre pays et pour l’Europe ce qui permet une meilleure régulation collective dans l’espace et dans le temps plutôt que ce qui la détruit. C’est donc une certaine idée de la gauche, de la France et de l’Europe. Je compte la faire vivre dans les grands débats de demain.
J’ai utilisé à cet égard l’expression de « sage actif ». Certains ont retenu la notion de « sage » et oublié en chemin « l’ actif ». Mieux vaut sans doute inverser l’ordre des termes : je serai donc un « actif sage », un responsable engagé qui vous demande d’être engagés.
Qu’on ne compte pas sur moi pour disputer la coupe de France des people ou le championnat d’Europe des paillettes. Ce n’est pas ma conception de la politique, ni mon tempérament. En revanche, je suis d’accord pour la solidité, la crédibilité et la solidarité ; d’ailleurs dans le monde qui vient et sur la durée, existe-t-il une autre voie pour assurer à son pays un vrai progrès ?
Chers amis, Chers camarades, il s’agit ensemble de reconstruire pour reconquérir. Je suis en unité de pensée et d’espérance avec vous et avec des millions de nos concitoyens. Bon travail.
« Je serai un reconstructeur. »
Un nouveau pouvoir s'est installé, j'ai trouvé normal de le laisser faire ses armes. Et puis, après nos défaites à la présidentielle et aux législatives, un temps de latence me semblait nécessaire.
Que comptez-vous dire ?
Je ne veux pas me mêler des disputes internes au PS. Ce qui m'intéresse, ce sont les analyses et les propositions de fond. Je serai donc un « actif sage ». Un reconstructeur.
Prônez-vous, comme d'autres, la refondation du PS ?
J'utilise le terme de reconstruction. Les valeurs de la gauche, comme l'égalité, la laïcité, l'internationalisme sont modernes et doivent être conservées. En revanche, certaines de nos propositions, dans un monde qui a changé, doivent être modifiées. Et notre stratégie doit être clarifiée, car elle a été plutôt floue dans la dernière période.
Reconstruction, mais pas droitisation ?
Non, le PS doit rester le grand parti de la gauche. Je n'exclus pas qu'à terme s'opère un rassemblement encore plus large, dans une formation socialiste et progressiste, des différentes sensibilités de la gauche. Pour le moment, si l'on doit discuter avec d'autres, il faut que ce soit sur des bases claires. Je n'envisage d'accord aux municipales que national et sur une cohérence de projets.
Donnez-nous quelques exemples de propositions...
Pour financer durablement les retraites et la protection sociale, nous devons proposer de soumettre les revenus financiers à cotisation sociale. En matière d'environnement, il faut aller rapidement vers une « pollutaxe » décourageant les émissions de carbone. Je propose également de lancer le projet d'une Communauté européenne de la recherche et de l'innovation, avec les pays de la zone euro. Sur le terrain de la démocratie, je propose d'inscrire dans la Constitution l'exigence d'équilibre des temps de parole dans les médias audiovisuels, en y intégrant le chef de l'Etat.
Le débat budgétaire, un bon moment pour l'opposition ?
En tout cas, c'est une occasion perdue pour redresser en profondeur la situation. Beaucoup de Français connaissent des difficultés de pouvoir d'achat, ils voient arriver les reculs sociaux, ils vont s'apercevoir que le slogan « Travailler plus pour gagner plus », c'est en réalité « Travailler plus pour ne pas gagner plus » et même souvent gagner moins. Le Premier ministre parle de faillite de l'Etat mais il décide de transférer près de 15 milliards d'euros par an aux plus aisés ! L'injustice est patente. Le réveil risque d'être pénible.
Fabius, c'est toujours une ligne de gauche au PS ?
Je ne m'enferme pas dans des carcans idéologiques. Je regarde les principaux problèmes - l'environnement, l'allongement de la durée de la vie, le financement de la solidarité. Ils ne peuvent être résolus que par la régulation, que propose la gauche, et non par la démolition des règles. Ces dernières années, plusieurs de mes positions ont été anticipatrices. J'ai parlé le premier de social-écologie, j'ai réclamé une loi sur les signes religieux à l'école, j'ai posé en amont la question des délocalisations, j'ai soulevé le lièvre de la TVA dite « sociale »... Il y a une cohérence dans ces positions.
Comment le PS doit-il aborder son congrès en 2008 ?
En essayant de clarifier les questions de fond et de dépasser certaines fractures. C'est une bonne chose que la réunion de demain convie toutes les sensibilités du PS.
Y aura-t-il une motion Fabius ?
Je ne me pose pas ce genre de question aujourd'hui.
Comment jugez-vous les premiers mois de la présidence Sarkozy ?
Beaucoup d'énergie est déployée, et même parfois une certaine fébrilité, mais on n'observe pas de résultat positif sur le plan économique et social, au contraire. Sur le plan international, je suis préoccupé : le discours présidentiel sur l'Afrique n'était pas pertinent, la tension est dommageable avec nos voisins allemands. Nous devons aussi éviter un flirt inopportun avec le président Bush. Enfin j'ai trouvé légères les déclarations récentes à l'emporte-pièce contre l'Iran. Au total, si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le prétendu choc de confiance risque d'aboutir à un contre-choc de méfiance.
A savoir : Question écrite au Premier ministre, à propos de la décision prise par le Gouvernement, qualifiée de « franchise médicale » et qu'il vaudrait mieux appeler « taxation des soins ».
25 septembre 2007
Par cette taxation, le gouvernement fait comme si les malades - et non les professionnels - étaient les ordonnateurs des dépenses consacrées à se soigner. Elle est censée trouver sa justification tantôt dans la lutte contre le cancer et la maladie d'Alzheimer tantôt dans les déficits sociaux, alors que les sommes en cause sont sans commune mesure. Enfin, elle rompt avec le principe de solidarité, puisque ce sont les malades qui paieront pour les malades et non plus les bien portants qui seront solidaires des patients. Cette taxation est l'exemple d'une mesure injuste et qui ne résoudra rien.
M. Laurent FABIUS pose au Premier Ministre une question simple à laquelle il lui demande de répondre simplement : s'engage-t-il oui ou non, au nom du Président de la République et du gouvernement, à ce que cette taxation des soins ne dépasse pas dans le futur le maximum de 50 euros ?
13 novembre 2006
A quelques jours du 1er tour du vote de désignation du candidat socialiste, Laurent Fabius s’adresse directement aux militantes et militants dans une lettre ouverte.
Cliquez ici pour télécharger cette lettre au format PDF (pour impression et diffusion)
Chère camarade, cher camarade,
Je t’écris cette lettre car, à l’heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m’accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.
Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l’extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nousréussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s’ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l’urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?
Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d’alternance, pas une gauche d’apparence. Il faut d’urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.
Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C’est le sens de ma candidature.
L’ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s’il est à l’unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l’opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l’Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J’ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l’égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.
La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d’autant plus de chances de l’emporter qu’il aura inlassablement défendu l’identité républicaine de la France, et d’abord la laïcité, aujourd’hui mise en cause dans les quartiers, à l’hôpital, à l’université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l’école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.
La volonté de mettre réellement en œuvre notre projet socialiste. Notre projet, c’est notre force face à la droite. Il est l’œuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l’urgence sociale et donne des outils pour préparer l’avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j’ai contribué à sa rédaction et que je l’ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d’achatet à l’emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l’Etat ; priorité réelle à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l’Union européenne. Je crois, moi, qu’il est prioritaire de nous battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en œuvre.
Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n’est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n’ont pas changé, ce sont celles de l’humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j’ai appris de notre expérience politique collective, j’ai entendu les Français et d’abord ceux qui espèrent en la gauche. J’ai tiré les leçons de 2002. J’ai pris la mesure de la dérive libérale de l’Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l’engagement réel d’une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu’il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s’allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j’ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.
Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c’est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l’emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.
La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n’est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n’est pas non plus un héritage immobile : c’est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en œuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n’accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l’égalité d’accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l’école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l’innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d’abord l’Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C’est cela la France forte et solidaire que je défends.
Chère camarade, cher camarade,
Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c’est la leçon de vie et d’action que j’ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.

Cette lettre a d’abord été publiée en exclusivité par le journal Metro
Chère camarade, cher camarade,
Je t’écris cette lettre car, à l’heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m’accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.
Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l’extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nous réussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s’ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l’urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?
Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d’alternance, pas une gauche d’apparence. Il faut d’urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.
Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C’est le sens de ma candidature.
- L’ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s’il est à l’unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l’opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l’Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J’ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l’égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.
- La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d’autant plus de chances de l’emporter qu’il aura inlassablement défendu l’identité républicaine de la France, et d’abord la laïcité, aujourd’hui mise en cause dans les quartiers, à l’hôpital, à l’université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l’école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.
- La volonté de mettre réellement en œuvre notre projet socialiste. Notre projet, c’est notre force face à la droite. Il est l’œuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l’urgence sociale et donne des outils pour préparer l’avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j’ai contribué à sa rédaction et que je l’ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d’achat et à l’emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l’Etat ; priorité réelle à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l’Union européenne. Je crois, moi, qu’il est prioritaire de nous battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en œuvre.
Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n’est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n’ont pas changé, ce sont celles de l’humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j’ai appris de notre expérience politique collective, j’ai entendu les Français et d’abord ceux qui espèrent en la gauche. J’ai tiré les leçons de 2002. J’ai pris la mesure de la dérive libérale de l’Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l’engagement réel d’une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu’il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s’allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j’ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.
Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c’est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l’emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.
La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n’est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n’est pas non plus un héritage immobile : c’est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en œuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n’accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l’égalité d’accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l’école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l’innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d’abord l’Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C’est cela la France forte et solidaire que je défends.
Chère camarade, cher camarade,
Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c’est la leçon de vie et d’action que j’ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.
J’ai confiance dans nos chances de succès en 2007. Dans les atouts de notre pays. Dans la capacité de mobilisation de notre peuple. Confiance dans notre Parti socialiste. Je crois en la politique. Sois libre et avançons ensemble, à gauche, pour gagner !
Laurent Fabius
Laurent FABIUS : le vote utile pour faire gagner la gauche en 2007
Le samedi 11 Novembre 2006
A la une : Laurent FABIUS, le rassembleur de la gauche contre l'idéologie dominante.
Dans une longue interview publiée par le journal Le Monde, Laurent FABIUS revient sur ses principales propositions et sur son projet pour la gauche et pour la France.
Le second tour "opposera sans doute Ségolène Royal et moi-même, c'est-à-dire deux visions politiques différentes, l'une qu'on pourrait appeler le blairisme régionalisé et l'autre qui est tout simplement socialiste".
"Le changement climatique constitue une véritable arme de destruction massive. Le prochain président de la République devra susciter des transformations majeures pour y répondre et entraîner l'Europe dans le même sens. S'il existe un domaine où le libéralisme a failli, c'est bien celui-là."
"A droite, et parfois aussi à gauche, beaucoup professent que ce sont le coût du travail et le coût de l'Etat social qui sont les causes de tous nos maux. L'idéologie dominante ne voit donc de salut que dans la baisse de l'un et de l'autre. Je pense plutôt que la source de nos difficultés économiques résulte de la mauvaise spéculation de notre économie et de l'insuffisance de notre effort de formation et de recherche. La solution est alors dans le redéploiement, l'innovation, la formation. C'est ce que l'idéologie dominante appelle mon "archaïsme"..."
"Je souhaite adosser à la Constitution une charte de la laïcité applicable notamment à l'hôpital."
Carnet de campagne :
Les propositions de Laurent Fabius pour l’Europe, l’international et l’écologie.
L’Hebdo des socialistes du 10 novembre présente les propositions des trois candidats à l’investiture sur les questions européennes, internationales et environnementales. Retrouvez ici l’analyse de Laurent Fabius et ses réponses aux questions des militants.
Laurent Fabius dialogue avec l'outremer
Depuis longtemps, Laurent Fabius s'est engagé en faveur de l'outremer. Loin des visions parfois généralistes et floues de la situation des français ultramarins, il a souhaité engager le dialogue avec les militants socialistes d'outremer.
Retrouvez ici ces échanges et les propositions de Laurent Fabius : pour les lire en ligne, cliquer ici, pour les télécharger sous forme de fichier PDF (123 ko), cliquer ici.
Face au constat d'échec des politiques menées par le gouvernement, Laurent Fabius insiste sur la nécessaire continuité territoriale, un développement économique tenant compte de la situation spécifique de ces territoires et de leur situation géographique, la lutte contre les discriminations et le chômage. Ses propositions font ainsi largement échos aux besoins et aux demandes exprimées sur le logement, le pouvoir d'achat, la laïcité et les services publics.
Edito: engagement pour l'Ecole et respect pour le travail des enseignants.
A l’heure où l’école publique et les enseignants font l’objet des mauvais coups du gouvernements et de critiques injustes voire caricaturales, Laurent Fabius a souhaité redire son attachement à leur fonction dans la République et son soutien à leur travail au quotidien et sur le terrain. Comme il a déjà eu l’occasion de le faire à de très nombreuses reprises, en particulier dans la lettre qu'il leur a écrite au lendemain du 21 avril 2002.
Rendez-vous :
Laurent FABIUS tiendra son dernier meeting à Paris à l'occasion du rassemblement des comités de soutien des 26 sections de Paris le dimanche 12 novembre 2006 à 17h00 à La Bellevilloise, salle Jean Jaurès, 19-21 rue Boyer - 75020 Paris (invitation en pièce jointe).
Venez nombreux !
Avant cela, Laurent Fabius sera l'invité de l'émission "Dimanche Plus" (Laurence Ferrari) sur Canal+, en clair à partir de 12h40.
Analyse :
Communiqué de presse de François Loncle, député de l’Eure, ancien Président de la Commission des affaires étrangères. François Loncle réagit aux propos de Ségolène Royal sur le nucléaire iranien.
Pour nous, c'est Laurent Fabius: 10 bonnes raisons de voter Laurent Fabius..
Cliquez ici pour télécharger ce document (format PDF) qui explique à partir de dix enjeux clefs pourquoi Laurent Fabius est le seul à apporter des réponses précises pour un vrai changement à gauche.
A consulter et diffuser largement :
Les 7 engagements pour 2007 de Laurent Fabius.
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Laurent FABIUS : le vote utile pour faire gagner la gauche en 2007
Le vendredi 10 Novembre 2006
A la une : Laurent FABIUS très applaudi lors du débat régional de Toulouse.
Laurent Fabius a appelé, jeudi soir lors du dernier débat régional organisé près de Toulouse" à mener "une campagne pour une République et un socialisme déployés". Dans un contexte très corseté et très contrôlé, Laurent Fabius est parvenu à susciter l'enthousiasme de la salle.
"Si la grande voix du socialisme s'atténue ou se tait (...) vers qui vont se tourner les déclassés, les faibles et les sans-droits ? Ils se tourneront vers le pire, la droite extrême. Pour qu'ils se tournent vers nous, il faut que nous menions campagne pour une République et un socialisme déployés", a lancé l'ancien Premier ministre aux militants en leur disant "c'est pourquoi j'ai besoin de vous".
"La solidarité sera la base de la République que nous voulons construire", a-t-il affirmé. "Je veux une République solidaire, exactement inverse à celle du candidat de la droite", a-t-il insisté, "une République solidaire des générations futures et de toutes les catégories sociales".
M. Fabius a souligné que "le socialisme c'est le social et le social c'est le salarial". Il s'est engagé s'il est élu Président de la République à prendre comme premières mesures de "revaloriser les petites pensions, les moyennes pensions et les petits salaires". S'il s'est déclaré favorable à une conférence salariale, Laurent Fabius a cependant mis en garde les militants estimant qu'il "n'est pas réaliste compte tenu de l'état de notre société, qu'en faisant s'assoir autour d'une table syndicats et le Medef se réaliseront les augmentations". "Seule l'impulsion de l'Etat permettra cette augmentation des salaires".
"Que les précédents dirigeants aient la décence de rendre les profits scandaleux qu'ils ont faits", a poursuivi le député de Seine-Maritime en citant le cas des dirigeants d'EADS et d'Airbus devant un auditoire tout acquis.
Il a dit "oui à la démocratie participative, mais non à la démocratie approximative".
Par ailleurs, Laurent Fabius a insisté son idée de défense de laïcité. "Je veux une République laïque et non socialement divisée". "Notre pays possède un atout extraordinaire dû au combat de nos aïeux, la laïcite, toutes les guerres de ce monde sont celles de la religion. Nous ne devons pas céder un pouce en ce domaine", a-t-il martelé. "Il n'y aura pas de victoire sans le rassemblement de toute la gauche. Soyons généreux, tendons la main et rassemblons-nous", a-t-il conclu.
Pour moi, il ne faut pas seulement désirer l’avenir, il faut le construire.
Laurent Fabius était interrogé par Marc Tronchot sur Europe 1.
L'ex-Premier ministre a indiqué qu'il "sentait" un deuxième tour. "Si ce qui l'emporte auprès des militants uniquement l'aspect médiatico-sondagier, ce sera compliqué pour Dominique Strauss-Kahn et pour moi. Si en revanche, les militants se prononcent librement sur le fond, je pense que je gagnerai", a-t-il dit.
Edito: Laurent Fabius et le socialisme de l’avenir.
Nous savons bien qu’une partie de la presse relate la campagne pour la désignation interne à charge contre Laurent Fabius. A l’heure des bilans des débats, certains commentateurs ont trouvé leur nouvel angle d’attaque. Laurent Fabius incarnerait une gauche dépassée, une gauche qui en serait restée aux années 80.
C’est John Monks, le Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, qui apporte la meilleure réponse. Il s’exprimait dans Libération, le 5 octobre 2006. « [Les élites] pensent que l’Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde qu’en bradant l’Etat-providence, qu’en réduisant les services publics et qu’en brisant le pouvoir des syndicats à gérer les changements. Cette opinion se retrouve chez des hommes politiques de centre gauche comme Tony Blair, Gerhard Schröder et au PS. A part, peut-être, Laurent Fabius... »
Bon nombre de nos élites, y compris de gauche, ont tellement intériorisé les contraintes du libéralisme dominant, que tout discours qui propose d’adopter une attitude de résistance et reconquête face à ses méfaits est automatiquement taxée d’archaïsme.
Mais qu’est-ce qui est archaïque ? Regardons autour de nous. Blair est un social-démocrate moderne. En Grande-Bretagne, les inégalités ont explosé sous son gouvernement. Et sa prétendue réussite économique est en réalité très fragile, comme on le découvre aujourd’hui. Schröder est un social-démocrate moderne. Il a réformé la protection sociale dans le même sens que la droite. José Luis Zapatero est un social-démocrate moderne. Peut-on citer une seule grande réforme sociale conduite en Espagne depuis son arrivée au pouvoir ? Quand à Romano Prodi, il est déjà en difficulté.
Tous ces leaders, comme Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, font partie de la grande famille de la gauche. Ce sont des camarades et des amis et il faudra travailler avec eux. Mais ils incarnent une gauche en retard sur les réalités du capitalisme financiarisé actuel, une gauche qui a renoncé à peser réellement face au libéralisme dominateur.
Comme l’a dit John Monks, Laurent Fabius est probablement le seul leader européen à avoir compris que face à un libéralisme de plus en plus dur, on ne peut plus en rester aux demi-mesures, aux compromis traditionnels et aux recettes habituelles.
C’est pour cela qu’il a voté « non » au référendum sur le Traité constitutionnel. C’est pour cela qu’il propose aujourd’hui une ligne de résistance, de transformation et de reconquête. C’est pour cela qu’il est le seul aujourd’hui à qui on peut faire confiance pour adapter la France et la gauche aux enjeux du 21ème siècle. Il est en avance sur tous les autres. Mais bien entendu, ceux qui sont en retard ne peuvent pas le comprendre.
Rendez-vous :
Laurent FABIUS tiendra son dernier meeting à Paris à l'occasion du rassemblement des comités de soutien des 26 sections de Paris le dimanche 12 novembre 2006 à 17h00 à La Bellevilloise, salle Jean Jaurès, 19-21 rue Boyer - 75020 Paris (invitation en pièce jointe).
Venez nombreux !
Ils voteront Laurent Fabius :
Didier Mathus : "Pourquoi je soutiens Laurent Fabius"
Didier Mathus est député de la Saône-et-Loire
"Je crois à la fidélité en politique. Proche de Laurent Fabius depuis plusieurs années, je ne suis pas pour autant un supporter. Si j’ai de l’amitié pour l’homme, c’est d’abord par fidélité pour les idées qu’il défend et pour l’idéal de transformation sociale que porte le Parti socialiste que je soutiens la candidature de Laurent Fabius."
Tribune publiée par Paul Quilès, député du Tarn, ancien ministre sur sur Libération.fr.
Les militants doivent se poser deux questions : qui est le mieux armé pour battre la droite? Qui est le mieux armé pour remplir la fonction présidentielle?
Djamel Keriche : "Il faut un Président sans ambiguïté à gauche, cet homme est Laurent Fabius"
Djamel Keriche, ancien secrétaire de section de Chambéry (Savoie), est âgé de 27 ans. Il est aujourd’hui le Président national de l’Association pour l’Intégration des Jeunes Issus de l’Immigration (AIJIIR.)
Christian Chapron : "Pourquoi je soutiens Laurent fabius"
Christian Chapron (NPS) est maire de Torcy (Seine-et-Marne) et délégué national du Parti Socialiste.
Jérôme Auslender est mandataire départemental de NPS dans le Puy-de-Dôme.
Henri Laviole : "Pourquoi je voterai Laurent Fabius"
Henri Laviole est président de Rénover Maintenant Landes. Il a choisi de voter pour Laurent Fabius.
Analyse :
Claude Roiron : Quelques principes pour refonder l’école de la République
Claude Roiron est secrétaire nationale chargée de l’Éducation
"L’école a toujours été la priorité des socialistes et elle doit le rester car c’est là où tout se joue, à la fois le destin commun d’une nation mais aussi la possibilité unique pour chaque individu d’acquérir les principes essentiels de sa liberté et de sa vie. Tel est le rôle de l’école non pas tant d’assurer l’égalité des chances, qui ne dépend évidemment pas d’elle, mais de garantir la promesse de la République d’un égal accès à un droit à l’éducation pour tous."
Pour nous, c'est Laurent Fabius: 10 bonnes raisons de voter Laurent Fabius..
Cliquez ici pour télécharger ce document (format PDF) qui explique à partir de dix enjeux clefs pourquoi Laurent Fabius est le seul à apporter des réponses précises pour un vrai changement à gauche.