je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois,
mauvais caractère, mais fidèle en amitié
mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis"
pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
Ubuesque! Depuis mardi dernier, 32 salariés sont enfermés à l'intérieur du restaurant de l'avenue des Champs-Elysées à Paris.
«Pas de commentaires, la direction fera un communiqué». Quand ça ? «Pas de commentaires». C'est la réponse que fait la direction quand on l'interroge sur l'ubuesque situation du Bistro romain de l'avenue des Champs-Elysées, à Paris.
Depuis mardi, 32 salariés sans papiers, qui voulaient tenir un piquet de grève à l'intérieur du restaurant pour réclamer leur régularisation, sont bloqués à l'intérieur.
Avec l'aide de vigiles et de trois huissiers qui se relaient 24 heures sur 24, la direction les maintient enfermés. Sauf s'ils veulent cesser la grève et partir, bien sûr.
Selon la CGT, près de 110 salariés en situation irrégulière travaillant au Bistro romain se sont fait connaître. Le syndicat assure que la direction veut empêcher la propagation du mouvement aux autres restaurants du groupe Flo (173 établissements dont les Hippopotamus, et Tavernes de maître Kanter).
Par vitrolles13127 :: mercredi 14 mai 2008 à 00:07 :: sans papiers
La chasse au jeune étranger est ouverte à Lyon…
… ou comment on fabrique un sans-papier pour pouvoir expulser.
Mahdi Dif, 20 ans, souffre d'un cancer du tibia gauche (sarcome d'Ewing), décelé alors qu'il avait 16 ans. Après avoir attendu un an une prise en charge médicale et un visa, il est venu en France en juin 2005 pour échapper à l'amputation, et a pu être opéré à l'hôpital Cochin de Paris. Depuis, il vit avec une prothèse du genou qui doit être très régulièrement surveillée. Il est suivi à l'hôpital Léon-Bérard. La COTOREP le reconnaît handicapé à 80 % et lui verse une petite allocation.
Madhi est venu régulièrement d'Algérie en France, il a eu une carte de séjour au titre de «étranger malade». A 17 ans, il a été scolarisé en collège et en 2006 a été élève du lycée La Sauvagère à Lyon 9ème. A cette rentrée, il est peu venu en cours parce qu'il a dû travailler pour se payer une chambre en foyer et vivre… Quand il a eu 19 ans, fin 2007, la préfecture a refusé de renouveler le titre de séjour et lui a délivré une Obligation à quitter le territoire français, confirmée par le Tribunal administratif.
Il a été arrêté lors d'un contrôle à la sortie du métro Guillotière le samedi 26 avril dernier et placé au centre de rétention Saint-Exupéry.
Samedi 10 mai, Mahdi a été emmené à l'aéroport pour être expulsé. Il a refusé d'embarquer.
Mahdi est actuellement en rémission de son cancer mais pas guéri. Ça pourrait être une bonne nouvelle, même relative. Sauf que c'est sur le constat de cette rémission que la préfecture a décidé son renvoi au mépris des conditions de soin en Algérie. Un certificat médical récent précise : «L'intéressé risque à tout moment un descellement de la prothèse... Ce qui nécessiterait une réintervention urgente et rapide dans le centre hospitalier qui l'a opéré. Au cas où ce patient se trouverait en Algérie dont les capacités sanitaires sont limitées, le pronostic vital serait mis en jeu et le résultat serait catastrophique sur sa santé.»
On comprend pourquoi Mahdi ne veut pas partir en Algérie en ce moment.
Cet aspect humain n'est pas pris en compte par la préfecture, il faut faire le chiffre !
La justice sera-t-elle plus humaine ? Madhi passe ce matin devant le Juge des Libertés qui décide de la poursuite de la rétention. Jugera-t-il que la préfecture n'a pas fait diligence et qu'elle a déjà eu 15 jours pour expulser qu'elle n'a pas su mettre à profit, libérera-t-elle Madhi ?
MERCREDI 7 MAI à 17h devant le World Trade Center (siège de la représentation européenne) 2 rue Henri Barbusse, 13001 MARSEILLE
APPEL AUX PARLEMENTAIRES EUROPEENS à signer ici www.directivedelahonte.org version papier en pièce jointe
Au mois de mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.
Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.
Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression. En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes. En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.
Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.
Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.
Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.
Lorsd'expulsions par avion, ils bénéficient de "miles", accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles.
Si ce système n'est pas illégal, le ministère de l'Intérieur envisage de modifier ces règles prochainement.
- le 23/04/2008 - 21h23
Les policiers escortant les immigrés en situation irrégulière lors de leur expulsion par avion bénéficient de "miles", ces points accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles. "Ce système n'est pas illégal", souligne-t-on au ministère de l'Intérieur, confirmant ainsi une information du Canard enchaîné. Mais le ministère ajoute qu'"avant même la parution de l'article, le ministère avait déjà envisagé de modifier sur ce point précis le prochain contrat" avec les transporteurs.
Sur quelque 23.000 expulsions par an, toutes ne se font pas en avion, et seul un tiers de celles réalisées par voie aérienne nécessite une escorte, de un à trois policiers, précise le ministère. "Voilà de quoi se constituer assez vite un joli stock de voyages gratuits sur le dos des clandestins", affirme le journal, qui cite des agents d'escale d'Air France à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. "Sans compter que de nombreux flics bénéficient, du coup, du statut Gold, réservé aux hommes d'affaires qui voyagent régulièrement aux frais de leur entreprise", ajoute l'hebdomadaire.
Air France, qui transporte l'immense majorité des immigrés expulsés par avion, s'est refusée à tout commentaire. En juillet 2007, plusieurs syndicats d'Air France-KLM et le Réseau éducation sans frontières avaient tenté en vain de convaincre direction et actionnaires de la compagnie de refuser "l'utilisation des avions du groupe" pour ces expulsions.
Nouveau rassemblement demain en soutien aux grévistes de la faim au « camp » de rétention du Canet !
Ils étaient 65 grévistes de la faim aujourd'hui (soit la moitié des détenus), en grande majorité sur les bâtiments du rez- de- chaussée. Il y aurait eu des incidents vers midi et les policiers auraient usé de lacrymos.
Nous n’avons ce soir aucun élément nouveau en ce qui concerne l’avancée des recours.
Nous appelons donc à rassemblement en signe de solidarité demain mardi à 18h devant le « Camp » de rétention.
Nous restons aussi très vigilants quant au sort que pourrait réserver la Préfecture aux deux pères de famille présents dans le centre.
Centre de rétention : boulevard des Peintures, 13014 Marseille, à 2 minutes du métro Bougainville par le Bd Danielle Casanova.
Monsieur LAOUFI Adel, arrivé en France en 1988, à l'âge de 15 ans, est aujourd'hui au Centre de Rétention du Canet à Marseille.
Il est père de famille de 2 enfants Français, sa femme étant aussi Française.
Durant ces 20 années, il a fait plusieurs demandes de régularisation qui n'ont jamais abouti à un titre de séjour.
Ses enfants sont scolarisés dans une école de Marseille et sa femme, gravement accidentée il y a quelques années, ne peut subvenir aux besoins de la famille.
Il s'est fait arrêté jeudi dernier lors d'un « banal » contrôle policier et le Juge a confirmé sa rétention en vue de son expulsion pour l'Algérie.
RESF appelle l'ensemble des citoyens opposés à la politique de l'immigration:
- à se rassembler pour protester face à ce nouveau déni du droit de vivre en famille
MARDI 15 AVRIL à 10H
devant le C.R.A ( boulevard des Peintures, métro Bougainville)
Philippe CHOUARD, membre de l'ASTI et de la CIMADE à Aix en Provence, 74 ans, ingénieur retraité de Cadarache, officier de réserve, militant infatigable des droits de l'homme, et notamment des droits des étrangers, a été interpellé à Aix-en-Provence, le 2 avril 2008 vers 17 heures 30, et placé en garde à vue, alors qu'il distribuait des tracts appelant à la manifestation de l'UCIJ (Unis contre l'immigration jetable) pour le 5 avril 2008 à Marseille.
Il est accusé du classique "outrage à agent".
Toute la nuit, des appels téléphoniques solidaires ont inondés le commissariat d'Aix en Provence, plus prompt à arrêter les militants des droits de l'homme qu'à renseigner sur son état de santé. Continuons d'appeler : 04 42 93 97 00.
A l'heure qu'il est (8h), Philippe CHOUARD est toujours en garde à vue. Un rassemblement a commencer à se former devant le commissariat pour demander sa libération. Le procureur de la République doit maintenant décider dans la journée de le faire libérer, de prolonger sa garde à vue de 24h (!), ou de le mettre sous mandat de dépot (sait-on jamais dans cette République en libertés surveillées ??)
Le RESF13 dénonce cette atteinte intolérable à la liberté d'expression et la criminalisation de l'action militante et citoyenne, nouvelle politique d'intimidation du gouvernement. La solidarité avec les étrangers n'est pas un délit.
Réunion de crise le jeudi 3 avril 2008 à 19h30, 27 rue Félibre Gaut à Aix (Aix Solidarité)
Par vitrolles13127 :: mercredi 27 février 2008 à 12:03 :: sans papiers
Mobilisation contre l'expulsion d'un jeune gay géorgien
Festigays et Tapages, associations homos de Strasbourg, ainsi que la Ligue des droits de l'homme, se mobilisent pour éviter que Louka Koutateladze, un homosexuel de 23 ans, soit expulsé vers la Géorgie. Louka a en effet été arrêté à son domicile de Lure (Haute-Saône) le 19 février pour être emmené au centre de rétention administrative de Geispolsheim (Bas-Rhin), et il devrait être présenté jeudi prochain au consulat de Géorgie à Paris, dont la préfecture sollicite un laissez-passer afin de pouvoir l'explulser vers son pays d'origine.
Louka Koutateladze dit avoir fui la Géorgie à la suite d'agressions physiques et de harcèlement par les forces de l'ordre, en raison de son homosexualité. Son témoignage est corroboré par un rapport de l'International Lesbian and Gay Association (Ilga). Il a trouvé refuge en France en juillet 2006 mais n'a pu obtenir de papiers et il a été débouté de son recours auprès du tribunal administratif de Besançon (Doubs). Son retour en Géorgie constituerait une menace grave sur sa vie.
Les associations appellent à envoyer au préfet de Haute-Saône, François Lamy, par mail ou par fax, un message afin de lui demander qu'il délivre à Louka une autorisation de séjour sur le territoire français.
100 personnes ont manifesté, le 1er janvier 2008, pour dénoncer les conditions de détention dans les centres de rétention administratif, en particulier à Vincennes (94) et au Mesnil Amelot (77), où depuis une semaine des sans-papiers ont commencé une grève de la faim.
Par vitrolles13127 :: vendredi 28 septembre 2007 à 17:28 :: sans papiers
Deux enfants sans-papiers privés de cantine
NOUVELOBS.COM |
Deux enfants se sont vus refuser l'accès à la cantine de leur école, à Digoin en Saône-et-Loire, en raison d'une procédure d'expulsion.
Lors de la Journée mondiale de réfugiés (Sipa)
Deux enfants de 5 et 3 ans, sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière, se sont vu interdire l'accès à la cantine de leur maternelle. Le maire UMP de Digoin (Saône-et-Loire), Maxime Castagna ne souhaitait pas "se mettre en travers" de la justice, a-t-on appris vendredi 28 septembre auprès de RESF. "La mère des deux enfants, une Congolaise enceinte de 8 mois d'un citoyen français, a reçu une lettre signée par le maire, indiquant que Gracia et Beni ne seraient plus admis à la cantine de leur école à partir du 27 septembre, sans donner de motif", a indiqué un membre de RESF (Réseau éducation sans frontières), Jean-Michel Labonne.
"Decision scandaleuse"
Contactée par l'AFP, la mairie a expliqué "qu'elle ne souhaite pas se mettre en travers d'une procédure préfectorale, cette famille étant sous le coup d'une reconduite à la frontière" depuis le mois juillet, selon le directeur général des services de la ville, Philippe Chicault. Accueillir les enfants à la cantine équivaut à aller "dans le sens inverse d'une décision de justice", a-t-il ajouté, tout en soulignant que la procédure de reconduite à la frontière ne justifie pas à elle seule le refus d'inscrire ces enfants à la cantine. Une quinzaine de personnes ont manifesté vendredi 28 septembre vers midi devant l'école maternelle Centre de Digoin pour protester contre "cette décision scandaleuse, entachée d'irrégularité". RESF envisage de porter l'affaire devant le tribunal administratif. (Avec AFP)
Par vitrolles13127 :: jeudi 05 avril 2007 à 00:59 :: sans papiers
Florimond Guimard est militant RESF, et enseignant à Marseille. Il doit comparaître le 20 avril au tribunal correctionnel d’Aix en Provence, à 14H30. Son délit ? Avoir milité…Pour preuve, des centaines de témoins…Et pourtant, il est poursuivi pour fautes aggravées, violences en réunion avec arme à destination sur les forces de l’ordre. En fait, le crime de Florimond, c’est d’empêcher les expulsions. Il affirme n’avoir jamais touché un policier, et revendique avoir toujours été un modèle de pacifisme. Il risque pourtant trois ans de prison. Voilà une pétition que vous pouvez signer et relayer, un appel à mobilisation et les paroles de ce jeune prof qui voulait juste croire en un monde meilleur. C’est un reportage d’Eloise Lebourg , une de nos correspondantes.
Par vitrolles13127 :: jeudi 28 décembre 2006 à 18:47 :: sans papiers
Les dernières infos
France (Société) La situation de Karim devrait être régularisée d'ici la fin de l'année
«Vous pouvez appeler le gamin. Il est régularisé», a annoncé par téléphone Nicolas Sarkozy le 23 décembre dernier à Josiane Balasko, marraine républicaine de Karim*, jeune Algérien de 18 ans menacé d'expulsion depuis août 2006 par la préfecture de la Gironde. Cette heureuse nouvelle est intervenue le lendemain de la décision de la cour administrative d'appel de Bordeaux qui confirmait l'arrêté de reconduite à la frontière de Karim (lire Quotidien du 22 décembre). Me Landete, avocat du jeune homme, attend de recevoir à son cabinet, d'ici la fin de cette année 2006, le document officiel d'admission au séjour de Karim à «titre humanitaire». Le principe de ce type de régularisation repose sur un renouvellement «automatique» d'une année sur l'autre. «Lorsque Josiane Balasko m'a appelé pour m'annoncer que le ministre de l'Intérieur allait régulariser ma situation, je n'y croyais pas. J'étais choqué. Cette histoire dure depuis un moment et il a juste fallu d'un coup de téléphone pour que mes problèmes disparaissent… Je suis heureux, mais toujours stressé. J'attends d'avoir les papiers entre les mains», a confié Karim. Le jeune homme voit donc enfin le bout du tunnel après cinq mois d'acharnement juridico-administratif, grâce à une décision du ministre de l'Intérieur qui vient casser celle du tribunal administratif. Cependant, la parution de sa photo non-floutée le 12 décembre dans le quotidien régional Sud Ouest à l'occasion de son parrainage républicain à Bordeaux a gravement compliqué sa situation. En effet, le quotidien algérien El Watan aurait repris cette photo, portant à la connaissance des parents en Algérie la situation de leur fils en France. «Ma mère m'a appelé parce qu'il y avait un article sur moi avec ma photo dans un journal algérien. Mes parents n'étaient pas contents. Ma mère m'a dit que mon père ne voulait pas de moi à la maison parce que j'étais homo. Elle a ajoutée qu'il me tuerait.». Enfin, l'oncle et la tante, installés dans l'agglomération bordelaise, chez qui Karim est accueilli depuis son arrivée en France le 17 octobre 2004, ont appris avec la parution de cette photo dans Sud Ouest à la fois la situation dans laquelle leur neveu se trouvait et, dans le même temps, son homosexualité. «Tu es la honte de la famille. Avant d'aller voir un avocat, c'est un médecin que tu aurais dû consulter afin de te faire soigner», aurait dit l'oncle au jeune homme avant de le mettre à la porte, selon Matthieu Rouveyre, conseiller municipal socialiste à Bordeaux. Depuis le 23 décembre, l'élu s'est rapproché du cabinet d'Alain Rousset, président PS du conseil régional d'Aquitaine, afin de tout mettre en œuvre pour lui trouver un hébergement. Il semblerait que le conseil régional mette à disposition, d'ici la rentrée scolaire début 2007, une chambre dans une résidence lycéenne à proximité de son école. Pour l'heure, le réseau de solidarité qui s'est tissé autour de lui continue de fonctionner. Karim est hébergé chez des amis à Bordeaux. Pendant ses vacances de fin d'année, il travaille dans un hôtel. Sa situation est effectivement sur le point d'être régularisée, mais au prix d'un très lourd tribut. Rejeté par ses proches en Algérie et aujourd'hui en France, ce jeune homme de 18 ans aura vécu son cauchemar dans un isolement quasi total sans jamais se plaindre. Son seul vrai confident aura été et reste son petit ami Dorian*. «L'avenir? J'envisage une vie normale comme tout le monde. Finir rapidement mes études et trouver un travail. N'importe quoi.» *Les prénoms ont été modifiésCopyright tetu.com
Par vitrolles13127 :: dimanche 24 décembre 2006 à 00:19 :: sans papiers
Josiane Balasko a contacté le ministère de l'Intérieur pour Karim menacé d'expulsion
Josiane Balasko, marraine symbolique d'un jeune algérien homosexuel menacé d'expulsion, a contacté le ministère de l'Intérieur pour évoquer le dossier de Karim dont l'arrêté de reconduite à la frontière a été confirmé vendredi par la cour administrative d'appel de Bordeaux, a-t-elle annoncé samedi à l'AFP.
"J'ai contacté dès hier soir (vendredi) quelqu'un place Beauvau qui m'a dit qu'il allait appeler la préfecture de la Gironde et me rappeler ensuite pour me tenir au courant. Je n'ai pour l'instant aucune nouvelle", a déclaré l'actrice.
"J'ai parrainé ce jeune homme car il risque d'être renvoyé dans un pays où il n'a plus d'attaches, où de plus il risque trois ans de prison en tant qu'homosexuel. Il relève du droit d'asile", a-t-elle déclaré ajoutant que Nicolas "Sarkozy peut faire un geste pour des gens comme lui".
La cour administrative d'appel de Bordeaux a estimé vendredi que l'arrêté de reconduite à la frontière pris par le préfet de la Gironde le 31 août contre Karim "n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation" et a donc cassé la décision du tribunal administratif qui autorisait le jeune homme à demeurer sur le territoire français.
Matthieu Rouveyre, parrain de Karim, conseiller municipal PS de Bordeaux et président de la Lesbian et Gay Pride de Bordeaux a annoncé de son côté: "Nous organisons la résistance, on va cacher Karim, il ne peut absolument pas rentrer en Algérie. Sa mère l'a appelé au téléphone il y a trois jours, après que sa photo soit parue dans El Watan, pour lui dire que s'il rentrait son père le tuerait".
Par ailleurs, pour l'inter-LGBT (lesbienne-gay-bi et trans) "les arguments retenus par la cour d'appel sont très contestables: les menaces encourues par Karim (en Algérie) ne sont pas théoriques".
Brigitte Lopez, du Réseau éducation sans frontières (RESF 33), "voit là un signe évident de durcissement de la situation pour ces jeunes, arrivés en France encore mineurs.
Lors des deux audiences administratives, l'avocat de Karim, Me Pierre Landète, avait indiqué que son client avait fuit la région de Tizi-Ouzou, où il résidait avec ses parents, en raison de persécutions à caractère homophobe. Arrivé en France en 2004 avec un visa touristique, il vivait chez un de ses oncles, français, dans la région bordelaise. Il est scolarisé depuis dans un lycée de Pessac (Gironde).
Par vitrolles13127 :: samedi 23 décembre 2006 à 12:36 :: sans papiers
Le samedi 23 Decembre 2006
Karim est un lycéen de 18 ans de nationalité algérienne, mineur selon sa loi algérienne. Depuis trois ans, il vit à Bordeaux avec son oncle et sa tante, tous deux Français. Karim suit une scolarité, il s'est fait de nombreux amis et, plutôt bon élève, il s'est rapidement intégré. Pour ces seules raisons, Karim aurait dû être admis au séjour, au titre de sa vie privée et familiale : il avait été contraint de rompre toute attache avec son pays d'origine. En effet, en quittant Tizi Ozou, sa ville d'origine, c'était surtout les menaces et les mauvais traitements qu'il fuyait, sa famille et son entourage ayant découvert son homosexualité.
Entré sur le territoire français avec un visa, Karim en a demandé la prolongation afin de rester en situation régulière, puis il a sollicité l'obtention d'un titre de séjour. La préfecture de Gironde a rejeté sa demande, et l'a invité à quitter le territoire le 31 août dernier. Toutefois, le 12 septembre dernier, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé cet arrêté de reconduite, en réfutant tous les arguments de la préfecture, qui a commis selon le juge une « erreur manifeste d'appréciation ».
Bien qu'alerté par les associations, le ministre de l'Intérieur a cependant demandé au préfet de Gironde à faire appel de la décision. Celui-ci reproche à Karim de faire de son homosexualité le motif de sa régularisation, alors que pour Karim, il ne s'agit que de l'explication de son départ d'Algérie. L'intention est donc clair : il s'agit pour Nicolas Sarkozy, en toute conscience, d'obtenir son expulsion à tout prix, quitte à l'extraire de la famille et des proches qu'il lui reste, et à l'exposer à de graves dangers pour son intégrité physique ou morale.
Nous demandons au ministre de l'Intérieur de mettre fin à l'acharnement administratif subi par Karim et de régulariser sans délai sa situation. Nous demandons que soit respecté, partout en Europe, le droit à une vie privée et familiale pour tous les résidents étrangers.
Signez la pétition demandant la régularisation de Karim !
Par vitrolles13127 :: samedi 23 décembre 2006 à 03:18 :: sans papiers
France (Société) La cour d'appel de Bordeaux renvoie un gay algérien dans son pays où il risque la prison
Il n'y aura pas de trêve de Noël pour Karim. La cour administrative de Bordeaux vient de rendre son jugement et de confirmer aujourd'hui l'arrêté de reconduite à la frontière qui frappe Karim, jeune gay algérien âgé de 18 ans (lireQuotidiendu 20 décembre). Alors que Karim a fui son pays il y a plus de deux ans, après des violences subies en raison de homosexualité, la cour administrative d'appel n'a même pas cherché à entendre les risques qu'il encourt en Algérie en cas de renvoi dans son pays. Karim est donc toujours sous le coup d'une reconduite à la frontière, que la préfecture peut mettre en oeuvre dès qu'elle le souhaite. «Nous ne nous attendions pas à ce que la décision tombe aussi vite. L'Inter-LGBT va prendre rapidement contact avec le ministère de l'Intérieur afin de demander à Nicolas Sarkozy de prendre en compte le caractère exceptionnel de la situation de Karim, a déclaré à Têtu Alain Piriou, porte-parole de l'Inter-LGBT. Les associations qui se sont mobilisées pour Karim sont plongées dans une très grande colère. Cette décision est une négation pure et simple de la situation dans laquelle se trouve Karim. D'un côté, il y a les arguments administratifs et juridiques, mais de l'autre le caractère humain et c'est d'ailleurs pour ce seul motif qu'un ministre de l'Intérieur pourrait aller au-delà d'une décision de justice. C'est cette porte que nous laissons ouverte à Nicolas Sarkozy. S'il décide de la refermer, cela relèvera de sa seule responsabilité.» Matthieu Rouveyre, conseiller municipal PS à la mairie de Bordeaux et parrain républicain de Karim est très choqué: «Je suis écœuré. J'en ai les larmes aux yeux. Il n'est pas possible de faire ça à un gamin dans sa situation. Nous allons entrer en résistance et nous servir de cette colère pour tout faire afin que Karim reste ici. Nous allons trouver une solution. Nous ne pouvons pas le laisser partir.» Pour marquer votre soutien à Karim, vous pouvez signer une pétition en sa faveur sur le site créé à cet effet.
Un courrier officiel (entête du Ministère de la Défense) adressé à plusieurs maires de communes rurales de l’Isère a été envoyé par la Gendarmerie. Il encourage les maires à dénoncer les étrangers résidents sur leur commune.
Région de Gendarmerie Rhône Alpes Groupement de l’Isère Compagnie de La Tour du Pin CBT Pont de Beauvoisin BTP ST Geoire en Valdaine
Le 8 mars 2006
Monsieur le Maire de la commune de
Dans le cadre de la lutte contre les étrangers en situations irrégulières, je vous prie de bien vouloir nous faire parvenir par courrier ou fax une liste détaillée des étrangers, résidents sur votre commune.
Dans cette optique nous souhaiterions être destinataire du cadre administratif de leur séjour (carte de résident, etc...), ainsi que des validités de ces dernières.
Enfin, nous sommes à l’écoute de toute information utiles [sic] quant à la présence supposée de recours au travail clandestin sur divers chantiers en cours sur votre commune.
Par avance merci de votre collaboration dans ce domaine.
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes respectueuses salutations,
Signé Eric V. Gendarme, Officier de Police Judiciaire BTP ST Geoire en Valdaine