je soutiens moi-meme, misanthrope, pas aigri, vitrollais, de gauche, la vraie, utopiste, emmerdant parfois,
mauvais caractère, mais fidèle en amitié
mon pire ennemi = moi , ma qualité, fidèle en amitié, et j'ai trop de doigts sur une main pour avoir des "amis"
pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
Par vitrolles13127 :: vendredi 05 septembre 2008 à 00:47 :: qui suis-je
censure chez les mulliez , le livre le secret des mulliez ainsi que le blog ont étés interdits immédiatement par la cour d'appel
comme je vous l'avais déjà dis, mon compagnon travaille dans le 'groupe' et j'ai donc bien sur acheté ce livre, puis que je me suis inscrit sur le blog ou je recevais des informations actualisés du groupe,
en appel, l'auteur à été condamné pour publicité pour son livre, ce qui est injuste , puisque un simple lien permettait d'acheter ce livre les autres grandes surfaces ou et ventes par internet, comme alapage, fnac ont boycotté ce livre, il était vendu donc en vente uniquement et exclusivement sur le site de bertrand gobin , l'auteur. ainsi qu'amazon.com
Lettre de Claude Bartolone aux signataires de "Reconstruire à gauche"
Le 3 septembre 2008
Chère camarade, cher camarade,
Mais que s’est-il donc passé à la Rochelle ? C’est la question que se posent les militants, sympathisants, électeurs qui ne s’y trouvaient pas et qui sont souvent déboussolés, voire dégoûtés. On les comprend : à lire les commentaires, les trois jours de l’université d’été n’auraient été que pugilat, divisions, repli du parti sur lui-même… Pour démêler le vrai du faux, j’ai pensé utile de te dire comment, avec Laurent Fabius et les camarades de notre sensibilité, nous avons vécu cette université d’été.
A la Rochelle , nous avons combattu la politique de N. Sarkozy en faisant des propositions pour une alternative crédible en France et en Europe. Dans « université d’été », il y a « université », autrement dit réflexion collective. Celle-ci a été riche, vivante, et il est regrettable que les médias n’aient pas davantage mis en avant la participation active de 4 000 militants, élus locaux, cadres fédéraux, responsables nationaux au sein des 21 ateliers qui ont rythmé le week-end. De nombreux amis ont participé aux tables rondes : Pervenche Berès (« le Manifeste du PSE 2009 »), Bariza Khiari (« le projet socialiste de coopération franco-méditerranéenne »), Guillaume Bachelay (« ce que les sociaux-démocrates peuvent faire du traité de Lisbonne »), Henri Weber (« où en est la présidence française de l’UE ? »), Alain Vidalies (« le code du travail en miette : le vrai projet Sarkozy-Fillon »), André Laignel (« Comment l’UMP étrangle les collectivités locales »), Claude Roiron (« l’école, la recherche, l’université : la droite contre le savoir »), Vincent Léna (« la solidarité urbaine : l’impensé de la droite »), Didier Mathus (« l’audiovisuel selon Sarkozy-Fillon »), moi-même (« quelle politique économique et sociale de gauche ? ») et d’autres encore. Avec conviction, nous avons fait partager aux camarades les analyses et les réponses de « Reconstruire à gauche ».
Je veux tout particulièrement attirer ton attention sur la séance plénière consacrée à l’Europe qui s’est déroulée dès l’ouverture de l’université d’été. Dans le grand auditorium, Laurent Fabius en était le grand témoin. Il a pu développer son diagnostic de la crise de la social-démocratie européenne, sa volonté de substituer le « juste échange » au libre échange pour développer nos économies et protéger nos modèles sociaux, sa critique de la politique européenne de N. Sarkozy qui préfère le magma institutionnel à la relance des politiques concrètes pour les Européens. Afin de mettre le PS et le PSE sur les bons rails en vue des élections européennes de juin 2009, Laurent Fabius a avancé cinq propositions précises sur l'Europe : une clause de sauvegarde sociale, une coopération renforcée en matière de recherche et d’innovation, une véritable communauté européenne de l'énergie, un programme européen d'investissements massifs et un espace Schengen de la défense. Dans la salle, les 400 militants présents ont, semble-t-il, approuvé ces orientations précises, tournées vers le futur, qui permettent de dépasser les oppositions du Oui et du Non au traité constitutionnel européen. Car tous les socialistes sont des pro-européens convaincus. Et la crise du modèle libéral exige un sursaut de la gauche européenne. Les médias, sans surprise, se sont fait peu l’écho des propositions concrètes formulées par Laurent. A chacune et chacun de nous, maintenant, de les marteler dans nos sections et nos fédérations. Et poser une question simple : à la Rochelle , quels autres dirigeants socialistes ont fait de même, c’est-à-dire voulu donner à nos militants des outils pour convaincre et tourner le PS vers les Français et vers l’avenir ?
Bien entendu, la Rochelle fut aussi l’acte I du Congrès de Reims. Pour toutes les sensibilités présentes, ce fut le moment d’échanger avec d’autres. Pour tous les animateurs des contributions générales, ce fut la possibilité de promouvoir leurs analyses et leurs propositions. Pour les militants et les dirigeants, ce fut aussi l’occasion de discuter des candidats possibles au poste de premier secrétaire. Et c’est normal ! Dans un peu plus de dix semaines, les militants du Parti socialiste auront à se prononcer sur la ligne politique, la stratégie d’alliances, la direction chargée de mettre le parti en ordre de marche pour préparer l’alternance. Cela mérite que des sensibilités expriment leurs souhaits ! Les projets politiques s’incarnent dans des femmes et des hommes, que départagent les adhérents. On peut se moquer de la passion socialiste pour le débat, comme le font les dirigeants de l’UMP. On peut aussi y voir une richesse, la marque de notre histoire, la preuve de notre vitalité démocratique.
Nous sommes allés à la Rochelle avec la volonté de participer au pôle des Reconstructeurs qui constitue le véritable espoir d’un changement du PS. Voilà près d’un an, lors de notre réunion à Sciences-Po le 29 septembre 2007 , nous avons fait le choix de rencontrer et de débattre avec d’autres sensibilités socialistes pour tenter, dans la fidélité à nos convictions, de reconstruire ensemble notre parti. Nous avons continué le travail et, au fil de nos réunions (en janvier 2008 au Sénat et le 1 er juin lors de la journée nationale des reconstructeurs), un rassemblement possible s’est dessiné. Nous avons publié des textes communs et des tribunes qui ont montré notre convergence sur l’avenir de l’Europe, sur la nécessité d’inventer de nouvelles réponses à l’heure de l’épuisement de la social-démocratie traditionnelle et sur la conception du parti. Au début, notre initiative a suscité l’incrédulité et a été accueillie par une certaine indifférence. C’est sans doute parce qu’elle apparaît maintenant comme plus crédible que certains se déchaînent contre elle !
Le week-end dernier nous avons donc échangé avec Martine Aubry et ses amis, avec les partisans de Dominique Strauss-Kahn, avec Arnaud Montebourg et ses camarades, ainsi qu’avec les membres du NPS, notamment Benoît Hamon , avec lesquels nous avons beaucoup de convergences. Nous l’avons fait dans un souci de double transparence : transparence à l’égard des membres de notre sensibilité (en conviant Martine Aubry, Jean-Christophe Cambadélis et Benoît Hamon à notre réunion plénière de sensibilité pour qu’ils nous disent ce qu’ils attendent du Congrès) et transparence à l’égard de la presse (en participant à un large déjeuner auquel tous les responsables avaient été conviés). Là aussi, je pose une question simple : y a-t-il une autre sensibilité du parti qui a, en marge de l’université de la Rochelle , ouvert ses portes à des camarades de sensibilités différentes ? Seuls les reconstructeurs ont fait véritablement le choix de l’ouverture, du dialogue, de la camaraderie, en privilégiant le débat sur le fond aux aventures médiatiques personnelles.
Dans ces réunions, il a été surtout question de l’avenir de la gauche . Nous partageons aujourd’hui un même diagnostic : après 20 ans sans victoire présidentielle et 11 ans sans victoire législative, il est vital de changer en profondeur le PS. C’est l’intérêt général du parti qui nous motive. Les Français comprendraient-ils qu’après ces échecs, on maintienne à peu près les mêmes personnes, les mêmes candidats, les mêmes synthèses et les mêmes orientations politiques ? Nous voulons un nouvel Epinay entre des sensibilités et des responsables qui partagent l’essentiel, c’est-à-dire l’ancrage à gauche du PS, le refus de la peopolisation de la vie politique et de la présidentalisation du parti, l’opposition vigoureuse au sarkozysme, et l’exigence d’une refonte de la social-démocratie européenne. Certes, nous ne sommes pas d’accord sur tout. Mais pour gagner des élections, il ne faut pas simplement rassembler des gens qui pensent la même chose. Il faut être capable d’entraîner des sensibilités diverses. Et pour cela, il est indispensable de réunir des militants qui peuvent avoir des approches différentes sur telle ou telle question. Vouloir rassembler uniquement « ceux qui pensent la même chose », comme le proposent certains, est la meilleure recette pour rester éternellement minoritaires dans le pays .
Allons plus loin et regardons, là aussi, les faits. Où est le sectarisme ? Où se niche l’incohérence ? Le sectarisme est du côté de ceux qui, ces derniers jours, ont multiplié dans les médias les exclusives, voire les injures à l’égard de notre sensibilité. Que nous reprochent-ils ? D’avoir vu souvent juste, qu’il s’agisse de la laïcité en 2003, de la crise européenne en 2005, de la nécessité d’augmenter le pouvoir d’achat et d’abord le Smic en 2006, du refus de la TVA sociale en 2007 ou encore de la prise de conscience début 2008 d’un virage atlantiste et bushiste de la France en Afghanistan ? Pourquoi un tel rejet à notre égard ? On nous dit : les fabiusiens ne sont pas fréquentables parce qu’ils ont fait un choix différent en 2005. La manœuvre est un peu grosse. Pourquoi étions-nous fréquentables lors du Congrès du Mans, quand nous étions nécessaires à la synthèse, et pourquoi ne le serions-nous plus aujourd’hui ? Pourquoi d’autres responsables qui ont fait le choix du non, sont-il aujourd’hui des interlocuteurs acceptables, alors que nous ne le serions pas ? Tout cela montre bien qu’il ne s’agit que d’arguments de façade. L’ostracisme envers Laurent Fabius traduit avant tout la peur de certains de perdre le confort de la direction du parti ou de devoir se mesurer à l’un des seuls responsables socialistes qui a été capable jusqu’à présent de s’opposer efficacement (60 députés lui doivent leur siège) et de proposer positivement (voir ci-dessus les propositions sur l’Europe) ?
Quant à l’incohérence, on se pince pour y croire ! Ceux qui dénoncent les rencontres au grand jour entre socialistes n’oublient-ils pas que certains, entre les deux tours de la présidentielle, se rendaient, à la nuit tombée, au domicile de F. Bayrou pour quémander son soutien ? Sans oublier ceux qui se proclamaient au printemps « socialistes et libéraux » et qui veulent aujourd’hui donner des exemples de cohérence idéologique.
Nous ne sommes pas dupes de ces manœuvres qui consistent, par médias interposés, à installer la confusion dans l’esprit des militantes et des militants. Au fond, deux destins s’offrent au Parti socialiste :
- soit on réédite les recettes déjà essayées et qui ont conduit à l’échec (la présidentialisation du parti, la droitisation des analyses, la tentation de l’alliance au centre droit, la sous-estimation de la crise de la social-démocratie européenne, ainsi que la prétendue ritournelle de l’unité aux dépens du travail de fond et de la clarté de l’orientation politique). Ce sont des impasses.
- soit on change en profondeur – c’est l’autre destin possible pour le PS – pour affirmer un socialisme décomplexé. C’est ce qu’appellent de leurs vœux, chacun avec ses mots, son histoire, sa personnalité, notamment Martine Aubry, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Paul Huchon, Benoît Hamon , d’autres, et bien sûr nous toutes et tous, autour de Laurent Fabius. A ces responsables d’être à la hauteur du moment historique dans lequel se trouve le Parti socialiste en réussissant à bâtir, avec d’autres comme le pôle écologique de notre ami Géraud Guibert , un projet de reconstruction à vocation majoritaire. Y a-t-il aujourd’hui au sein de notre parti une autre proposition de changement à la mesure de celle-ci ? Y a-t-il une autre perspective collective aussi innovante ?
Une dernière question : parmi ces deux offres, laquelle redoutent à la fois N. Sarkozy , notre adversaire de droite, et O. Besancenot, notre concurrent d’ultragauche ? Poser la question, c’est y répondre.
Refusons la confusion et contribuons à la clarification réclamée par les militants qui s’apprêtent à lire les motions en septembre, à choisir une orientation, puis à désigner une direction nouvelle avec un ou un(e) premier(e) secrétaire courant novembre. Soyons fidèles à notre volonté de « rassembler à gauche ». A ce stade, Martine Aubry présente de nombreux atouts qui font d’elle un pivot de ce rassemblement. Elle symbolise la gauche qui réussit localement. Elle porte une ligne politique qui ne confond pas la gauche et la droite. Elle refuse la présidentialisation et se place sur le terrain collectif. Elle est capable, nous l’espérons, de rassembler largement.
Nous sommes déterminés plus que jamais à changer le PS pour éviter qu’il se brise sur ces deux récifs que sont l’immobilisme et le libéralisme. Au cours de ce congrès, nous débattrons dans la sérénité et la clarté, proposerons à gauche, agirons avec d’autres pour bâtir une majorité de renouveau. Je t’invite à suivre cette feuille de route dans ta section et au sein de ta fédération. A nous de montrer l’exemple et le chemin. Pour que Reims soit le début du renouveau socialiste qu’attendent nos camarades, nos électeurs, notre pays et l’Europe.
Bouches-du-Rhône: au moment d'être expulsée de son logement, elle se jette par la fenêtre et se tue
Ce mardi matin, au moment où devait avoir lieu son expulsion du logement qu'elle occupait avec ses deux enfants à Istres, dans le quartier Rassuen, une jeune mère de famille de 33 ans s'est jetée par la fenêtre, du 3ème étage, selon La Provence.
La jeune maman est décédée des suites de ses blessures.
D'après la préfecture, la victime n'avait pas répondu aux demandes de rendez-vous de l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) afin d'effectuer les démarches administratives d'accompagnement social et d'aide aux locataires en difficulté.
"Il semblerait qu'il s'agisse plus d'un drame de l'isolement que de la précarité", explique un journaliste de RTL, sur place. "On a bien compris qu'il y avait un malaise dans le couple", explique un voisin interrogé par la radio. Depuis leur installation en octobre 2006, aucun loyer n'avait été payé.
Selon France Info, son ex-compagnon et son beau-frère étaient sur place au moment où se sont présentés un huissier et un officier de police judiciaire.
Les deux enfants, âgés de 4 ans et 18 mois ont été confiés ce mardi soir aux parents de la victime.
j'avais déjà alerté par blog les méthodes contestables de l'opac des BDR
lorsque le préfet dit que l'opac des bdr a téléphoné et écrit je m'oppose en faux, que l'opac,est écrit à la défunte soit, mais pas téléphoné, idem pour le ccas d'istres car si ce dernier fait pareil que vitrolles, ils ne m'ont pas contactés ni par courrier ou téléphone, ils ont même continués à poursuivre jusqu'à ce que la préfecture m'écrive avec comme seul document un papier à envoyer au ccas, bien que ma dette soit réglée.
le jeu consiste à, je renvoie la balle ,(prefecture/ccas)et vice et versa, et une vie par apport à de l'argent, c'est quoi...etc...rien. aucune assistante sociale rien.
Par vitrolles13127 :: mercredi 03 septembre 2008 à 01:10 :: congres PS de reims
Fabius, l'arbitre encombrant du PS
Nicolas Barotte
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Malgré ses efforts pour recentrer son image, Laurent Fabius reste «infréquentable» pour beaucoup. (AFP/MULLER)
L'ancien premier ministre soutient Martine Aubry pour le poste de premier secrétaire : un ralliement bienvenu mais non sans risque.
L'obsession anti-Fabius reprend au PS. Il en a l'habitude : qu'on lui colle l'image de social libéral (lorsqu'il était ministre des Finances hostile aux dépenses excessives) ou de héraut de la gauche (lorsqu'il dit non au référendum européen de 2005), l'ancien premier ministre est soit l'ennemi soit le camarade encombrant. Alors qu'il n'est ni candidat au poste de premier secrétaire ni en piste pour 2012, la place qu'il veut prendre dans la bataille du congrès de Reims occupe bien des esprits. Parce que tout le monde se méfie de ses arrière-pensées.
L'année dernière, pour revenir dans le jeu socialiste, Laurent Fabius s'est rallié à l'idée des «reconstructeurs», rapprochement auparavant improbable entre ses partisans et ceux de Dominique Strauss-Kahn. Possible compromis, la maire de Lille Martine Aubry est donc sa candidate au poste de premier secrétaire. «Elle peut être une force pour ramener les socialistes à travailler ensemble», a encore déclaré mardi Claude Bartolone, son bras droit. «Elle permet de bouleverser le match Royal-Delanoë». Et d'éviter au PS une dérive «à droite».
Mais malgré ses efforts pour recentrer son image et quitter la rive gauche du PS, Laurent Fabius demeure infréquentable pour beaucoup. Pourquoi ? «Pourquoi Adam et Ève sont-ils poursuivis par le Démon ? Parce qu'ils ont pêché, ils ont croqué la pomme», commente Michel Sapin, un proche du premier secrétaire. «Son indiscipline a énormément marqué les militants.»
Depuis la campagne référendaire de 2005, durant laquelle il s'était affranchi des positions officielles du PS, Laurent Fabius incarne la crise du parti. Trois ans après, certains s'y réfèrent encore. Ainsi lorsque Bertrand Delanoë promet, vendredi devant ses partisans, d'être «un responsable pour le respect des décisions des militants», la salle exulte.
Pour avoir la cote au PS, mieux vaut ne pas se prévaloir de Laurent Fabius. Alors Martine Aubry a-t-elle envie de son soutien ? Oui, s'il n'est pas le seul. Le maire de Lille l'a dit à Laurent Fabius avant l'été : «Je ne veux pas être dans une motion de gauche, mais au centre de gravité d'une nouvelle majorité». L'un de ses proches, François Lamy, le précise encore si besoin : «Il est hors de question d'avoir une motion Aubry-Fabius uniquement». Le regroupement doit être plus large. Mais l'épouvantail anti-Fabius n'est pour lui qu'une technique de congrès éculée. «C'est un grand classique», regrette-t-il. «Et cela n'a pas été brillant à l'arrivée.» Un parti divisé qui a perdu les élections.
«Stratégie de disqualification»
Chez les strauss-kahniens, on traite aussi Fabius avec des pincettes. Certes, pour Jean-Christophe Cambadélis, ce n'est pas au moment où le PS devient social-démocrate qu'il faut renforcer la gauche du parti en le marginalisant. Mais Pierre Moscovici, candidat au poste de premier secrétaire, envisage une approche différente, au nom de la cohérence idéologique : «Ni ostracisme ni contact privilégié» avec les partisans de Fabius qui «ne peuvent pas être au cœur» d'une future majorité.
Les anti-Fabius, eux, se réjouissent. Abouti ou non, le rapprochement mis en scène à La Rochelle fait le délice de François Hollande et des siens. «Maintenant on sait que Martine Aubry est avec Laurent Fabius», répète avec certitude le directeur de cabinet du premier secrétaire, Stéphane Le Foll. Le numéro un du PS espère utiliser la figure de l'ancien premier ministre comme un repoussoir. «Pour qu'un parti fonctionne bien, il faut une majorité et une minorité», explique le député Bruno Le Roux.
«Si ce type est infréquentable, pourquoi Hollande l'a-t-il inclus dans la synthèse du Mans ?», s'agace le fabiusien Claude Bartolone. «Ils essaient une stratégie de disqualification parce qu'ils savent que Fabius est le seul à pouvoir permettre l'avènement d'une nouvelle majorité.» Pour savoir si c'est vrai, il faudrait connaître son poids au sein du PS. De vote en vote, il n'a cessé de reculer.
Edouard Courtial, jeune député de l'Oise, estime que l'Allocation de rentrée scolaire est mal utilisée par certains parents, servant plutôt à acheter "un écran plat". Il compte déposer un amendement en faveur d'un système de "chèques achats".
(Sipa)
Selon le député UMP Edouard Courtial, interviewé dans Le Parisien Dimanche du 31 août, l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) est "détournée pour des achats pour la famille". Le jeune élu de 35 ans déposera à la rentrée un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale dans lequel il préconise, afin de mettre un terme à de telles pratiques, de mettre en place un système de "chèques achats rentrée scolaire".
"Ecran plat"
"L'ARS est parfois détournée pour des achats pour la famille", affirme le député de l'Oise, se basant sur un constat : "il semblerait que certains distributeurs d'électroménager enregistrent des pics de vente d'écrans plats au moment de la rentrée". Edouard Courtial assure même avoir "entendu récemment quelqu'un dire : 'on s'offrira une télé quand on aura touché l'ARS !'". "L'ARS ne doit pas servir à acheter un écran plat", selon le député, qui préconise ainsi de remplacer la somme d'argent versée aux familles ayant droit à l'ARS par des "chèques achats rentrée scolaire".
"Ce qui est utile"
Ces chèques seraient délivrés sous la forme de "bons d'achat" qui ne permettraient d'acheter que "ce qui est utile à une rentrée scolaire". "Il est anormal que des enfants débarquent avec des bouts de cahiers et des cartables défoncés, mais disposent, à la maison, d'une Playstation toute neuve", lance ainsi le député, ajoutant que, dans le même temps, "le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué". Edouard Courtial voit dans cette mesure la preuve d'un changement de paradigme avec l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Il place son projet de réforme dans la lignée du contrôle des chômeurs, renforcé par le gouvernement. Cette réforme, très décriée par l'opposition, oblige désormais un chômeur à accepter une offre d'emploi après deux refus, sous peine de sanctions.
Les socialistes ont toujours été à l’avant-garde du combat pour la laïcité au point d’en faire un des marqueurs identitaires de la nouvelle Déclaration de principes. La question laïque reste d’actualité dans un contexte marqué par le retour du religieux et les coups de canif de la droite conservatrice au pouvoir, au pacte républicain.
Plusieurs intervenants devaient donner un point de vue sur un sujet passionné et passionnant. Il s’agissait de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Dussopt, Nadja Vallaud-Belkacem, les journalistes Caroline Fourest et Alain Gresh. D’ailleurs, le débat fut passionné et passionnant.
Après une évocation de l’histoire du combat pour la laïcité. Jean-Luc Mélenchon a rappelé que la liberté de conscience était un des piliers de la République et que selon la loi, celle-ci était indifférente aux religions. Ce qui était une relation différente des acceptions communément admises comme la notion de neutralité. Pour lui, la neutralité entraîne l’égalité de traitement suscite une intervention du politique dans la sphère religieuse notamment en ce qui concerne la construction de lieux de cultes.
Le combat laïque n’est pas une vieille querelle de « bouffeurs de curés ». Elle est aussi un combat philosophique car il porte sur la liberté de ne pas croire. La laïcité est nécessaire car la religion procédant du dogme, est par nature incompatible avec l’idée de république et de démocratie puisque dans la république et la démocratie, les croyances ou les convictions procèdent de la raison, d’une confrontation d’idées, de projets de stratégies, d’un choix qui peut être temporaire et soumis à des contradictions.
De ce fait, si les religions ne sont pas compatibles, les croyants eux sont disposés à évoluer dans un espace public dans lequel il y a à la fois toutes les croyances et aucune. C’est la raison pour laquelle, il faut une loi commune, définie par tous, si on veut qu’elle soit applicable et appliquée par tous.
La laïcité est un combat permanent car elle constitue le cadre de notre manière d’appréhender le religieux or, le monde bouge. Si nous affublons la laïcité d’épithètes comme « ouverte » ou « positive », on finit par affaiblir le concept, par lâcher prise ce qui a des répercussions dans nos lieux de vie ou l’on risque une réduction de l’espace public. Cela vaut aussi pour les choix politiques qui sont en jeu dans l’ordre international.
Dans notre époque confrontée à la mondialisation et à des relectures de l’Histoire, il importe de dire que le relativisme culturel n’a pas sa place en politique dans la mesure où il y a des valeurs avec lesquelles on ne transige pas.
S’agissant du débat sur les lieux de cultes, il a été rappelé que si l’Etat était responsable de leur entretien, les communautés religieuses était responsables de leurs bâtiments. On se leurre en imaginant que la lutte contre « l’islam des caves » et « l’intégrisme » passe par la construction de mosquées sur fonds publics car si on peut intervenir dans la construction, il est impossible d’intervenir dans la sélection des prêcheurs ou le contenu de leurs prêches.
Olivier Dussopt estime que les élus ne doivent pas reconnaître les chefs religieux comme des interlocuteurs publics. C’est une des expressions de « l’indifférence » contenue dans l’esprit de la loi de 1905. Celle-ci indique que les mairies sont responsables de l’entretien des lieux de cultes. Il est à noter qu’aujourd’hui, la France finance cet entretien dans la même proportion que l’Allemagne…
Alain Gresh, après être revenu sur le contexte de l’élaboration de la loi de 1905, des débats de l’époque, a invoqué l’actualité de la déclaration qu’avait fait Jean Jaurès lors de ce débat : « la question qui se pose, c’est la question sociale : il nous faut apaiser la question religieuse pour poser la question sociale. »
Caroline Fourest a dressé un panorama des postures et des réponses possibles.
Aujourd’hui, il y a une posture de la laïcité positive, à laquelle on ajoute des épithètes. C’est une des expressions de l’ultralibéralisme – favorable à l’Etat minimal – qui consiste à déléguer aux communautés religieuses la gestion des politiques de lien social pour que l’Etat se désengage. Il existe une offensive pour revenir en arrière. Dans une partie des milieux catholiques, des forces sont à l’œuvre. L’action d’Emmanuel Mignon auprès de Sarkozy a été déterminante dans ce mouvement. On peut se féliciter de son départ.
Il existe de faux amis de la laïcité. Un Philippe de Villiers s’est transformé en militant de la laïcité uniquement dans le cadre de son combat face à l’Islam.
A l’adresse d’une partie de l’extrême gauche, il faut rappeler qu’on ne peut pas lutter contre l’intégrisme catholique et soutenir un islam radical que l’on amalgame à la théologie de la libération, au nom de la prétendue lutte contre l’impérialisme américain.
Il faut une laïcité contre tous les intégrismes qui sont des instrumentalisations de la religion.
Aujourd’hui, lorsque l’on parle de laïcité, on parle du rapport entre universalisme et diversité multiculturelle.
Il faut penser l’islam comme on pense le judaïsme et le catholicisme. Ce qui est difficile tant les pièges de récupérations racistes sont nombreux.
Aujourd’hui, l’école publique est en danger. Cinq cents communes en France n’ont pas d’école publique. Le gouvernement va solliciter l’école privée, essentiellement catholique.
La priorité doit être donnée au service public, au social et au culturel, et non à la privatisation au profit des religieux.
Les collectivités locales de gauche sont suffisamment nombreuses pour que les socialistes y fassent vivre la république. Sarkozy ne parviendra pas à ses fins si les élus de gauche se mobilisent.
C’est le moment de faire revivre une laïcité généreuse et la république sociale.
Charlie Hebdo est un journal satirique dessiné. Il est fondé en novembre 1970 par l'équipe du journal "bête et méchant" Hara-Kiri Hebdo -- Georges Bernier (alias Professeur Choron), François Cavanna, Topor, Fred, Reiser, Wolinski, Gébé, Cabu, Delfeil de Ton, Fournier, Willem,... -- lorsque celui-ci est censuré par le ministre de l'intérieur de l'époque à la suite d'un dessin irrespectueux sur la mort du Général de Gaulle. Le titre vient du mensuel Charlie Mensuel, que Bernier et Delfeil de Ton ont lancé en 1969 en s'inspirant du nom d'un personnage des Peanuts de Charles M. Schulz, Charlie Brown. Le directeur de publication de ce Charlie Hebdo des années '70 est Georges Bernier et son rédacteur en chef est Cavanna. Politiquement situé dans la mouvance libertaire et d'extrême-gauche, Charlie Hebdo pratique avec talent un journalisme impertinent de critique sociale et de satire mais, faute d'argent, il doit cesser de paraître en décembre 1981. En 1992, le dessinateur Cabu et le chansonnier Philippe Val (du duo Font et Val) quittent la rédaction de l'hebdo satirique La Grosse Bertha à la suite d'un différend avec le directeur de publication, Jean-Cyrille Godefroy. Ils décident de reprendre Charlie Hebdo et fondent une société de presse au capital de 2.000 Francs, les Éditions Kalachnikof, dont les actionnaires principaux sont alors Philippe Val, Gébé (Georges Blondeaux), Cabu et le chanteur Renaud. Philippe Val est nommé rédacteur en chef et Gébé directeur artistique. Le 1er numéro de la nouvelle formule, publié en juillet 1992, se présente comme une renaissance de l'ancien Charlie Hebdo, dont il utilise la maquette d'origine. On y retrouve également les mêmes collaborateurs: Cavanna, Delfeil de Ton, Siné, Gébé, Willem, Wolinski, Cabu, plus quelques nouvelles signatures: Charb, Oncle Bernard (Bernard Maris), Renaud, Luz, Tignous. Sous la direction du très autocrate et très philosémite Philippe Val -- qui deviendra principal actionnaire et directeur de la rédaction après la mort de Gébé et le départ de Renaud en 2004 -- Charlie Hebdo change d'orientation et s'engage sur une ligne rédactionnelle de plus en plus réactionnaire. Des polémiques et des combats douteux menés abusivement au nom de la liberté d'expression -- tels celui de février 2006 sur les caricatures de Mahomet, aux relents de racisme et d'islamophobie -- remplacent progressivement l'esprit libertaire et insolent des origines. On y fustige régulièrement les altermondialistes, les "islamo-gauchistes", les palestiniens, les "nonistes" au Traité de Constitution européenne et, d'une façon générale, toute la mouvance située politiquement à gauche de la gauche. L'hebdomadaire conserve certes encore des collaborateurs talentueux mais les positions néo-libérales, néo-conservatrices, occidentalistes et islamophobes exprimées chaque semaine dans les éditos et chroniques de Philippe Val et de certains nouveaux membres de l'équipe comme Caroline Fourest transforment le journal en feuille pseudo-intellectuelle aussi réactionnaire que moraliste. Plusieurs chroniqueurs ou dessinateurs de Charlie Hebdo tels Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Mona Chollet ou encore Lefred-Thouron, doivent se soumettre ou quitter le journal. À la suite d'un article sur l'arrivisme de Jean Sarkozy, un procès médiatique en antisémitisme est même lancé par Philippe Val contre Siné (Maurice Sinet) afin de justifier son licenciement malgré, ou plutôt à cause de, ses 80 ans d'anarchisme et d'anticléricalisme, dont 16 passés à Charlie Hebdo. Charlie Hebdo, que certains surnomment désormais "Le Figaro illustré", se vend actuellement en moyenne à quelque 80.000 exemplaires sur les 140.000 tirés chaque semaine (500.000 exemplaires pour le numéro consacré aux caricatures de Mahomet). Édité par les Editions Rotative, qui compte pour actionnaires Philippe Val, Cabu, Bernard Maris et Eric Portheault, le journal a dégagé 970.000 euros de bénéfices sur l'exercice 2006.
république des lettes.
bernard maris le journaliste 'alter machin ' a touché en 2007 + de 300.000€ de dividandes!!!!!
L’indigne merdier de La Rochelle m’a galvanisé. Ni de près ni de loin, je ne veux rien avoir à faire avec cette sarabande de girouettes. Quand je pense que tous ces agités sont ceux qui se donnent de grands airs d’importants responsables et me font des leçons de maintien le reste de l’année! Bien fou qui voudrait confier son pays à de tels vibrions. La seule synthèse dont ils semblent capables à cette heure c’est celle de toutes les tares de la politique, du bourrage de liste électorale en passant par le fractionnisme des groupuscules. Il faut s’écarter des parages de ce cirque. Et se tenir, ferme et stable, en fidélité à soi même. Il y aura donc, en toute hypothèse, une motion de la gauche du parti, une vraie. Donc pas ce qu’on me propose. Pas ce collage de repentis du «non» au TCE avec des débris de l’ancienne majorité du PS baptisé avec un nom de tendance du PC italien. « Reconstructeur ». On rêve ! Surtout quand ces derniers ont pour principal brevet d’audace politique l’art de faire porter au seul malheureux Hollande le poids de leurs décennales turpitudes communes. Car du peu de dignité qu’il reste à n’importe quel socialiste, après qu’ai eu lieu le spectacle global rochelais, il ne faut plus perdre une miette. Ce congrès est la dernière limite après que tant de bornes aient été franchies. J’y entre comme j’en sortirai : sans concessions. Et je ne serai pas seul à faire ce choix. Loin de là !
DE LA LIBERTE
En décidant avec Marc Dolez de faire cause commune pour le prochain congrès (voir communiqué à la note précédente) nous avons été bien inspiré. Du moins ne dépendons-nous plus des rebondissements du mariage des carpes et des lapins de l’étrange attelage des prétendus «reconstructeurs». Ainsi nous sommes en mesure d’éviter que le choix au congrès du parti socialiste soit limité à l’alternative ou bien Ségolène ou bien l’un des représentants de la variété de sociaux libéraux avoués et fiers de l’être ! Depuis, on nous a harcelé pour connaître nos intentions et savoir à qui nous serions prêts à nous associer. Et avec celui-ci et avec celle là ? Et patati et patata. Le syndrome du poisson rouge ayant largement contaminé le petit monde anxieux des bêtes de congrès, la mémoire politique de tout un chacun doit être reconstruite toute les trois minutes. Comme pour le poisson rouge, toujours curieux de savoir ce qui se cache derrière le rocher autour duquel il tourne pourtant sans trêve. Trois minutes. C’est aussi le maximum que fixe une conscience politique alimentée par le spectacle médiatico politique. Que c’est épuisant. Et rageant ! Tout ce que ce blog comporte de note à ce sujet, tout ce que déclare jour après jour le blog de Trait d’union est pourtant là ! N’empêche. Soit. Donc je mets les points sur les i un peu plus loin dans cette note, afin que nul n’en ignore. Nous voulions être autonomes et indépendants, bref libres. Nous le sommes.
DE L’EGALITE
Samedi, à la Rochelle, j’animais avec Najat Belkacem, Caroline Forest et Alain Gresch un atelier intitulé « La laïcité à la croisée des chemin ». On nous avait confinés dans une petite salle à l’étage. Il y vint foule et le service d’ordre refoulait au pied même de l’escalier qui y conduisait. Pendant ce temps la salle plénière était vide. Je me suis demandé la raison de cette étrange organisation si dissuasive. Quand le débat a commencé j’ai compris. Je crois que le PS n’avait pas trop envie de s’exposer. D’ailleurs, le responsable en titre du sujet au parti n’était pas là. Sujet chaud. Que penser de la révision de la loi de 1905, du rapport Machelon quand on a du mal à être clair sur les principes philosophiques à l’œuvre. Le différencialisme et le communautarisme ont fait des ravages considérables dans nos rangs. Significatif : nombre de personnes qui intervenaient depuis la salle se présentaient en donnant une carte d’identité quasi ethnique « je suis untel homosexuel chrétien », « je suis une telle de culture « arabo musulmane » et ainsi de suite. Une thèse très dangereuse a aussi beaucoup avancé chez nous : celle selon laquelle la collectivité doit prendre en charge l’édification des lieux de culte. Et chaque fois qu’elle est reprise il est toujours question de « dissoudre » la radicalité de l’islam des caves. Quelle sottise ! Il n’y a que l’islam en panne de locaux ? Et comment croire un instant que la nature du local de prière fait le contenu du discours ? Mes amis ont filmé tout le débat et il devrait être bientôt mis en ligne sur internet. Le site du PS fait un compte rendu. Je rappelle que mes conférences sur le discours de Latran et le choc des civilisations sont eux aussi en ligne sur internet pour ceux qui s’y intéresse. J’ai hâte cependant que ce débat soit disponible en images. J’ai trouvé Caroline Forest très percutante et très claire. Gresch interpelait beaucoup. Najat posait bien les termes du débat qui nous préoccupe au PS. Je sais que c’est dans ces contradictions d’énoncés et de solutions proposées qu’on forme son jugement de la façon la plus structurée. Là ce fut un moment de bonheur intellectuel. Puis il fallut retourner sur le parvis brulant sur lequel se jouait le festival « off » de la Rochelle, celui qui a effacé le « on ». Des journalistes (c’est leur métier) des militants qui veulent rentabiliser en information de première main l’investissement qu’est leur présence (ils paient près de 500 euros pour être là), des touristes qui suivent l’actualité m’ont tellement questionné sur mes intentions d’alliance ! Comme si c’était une obligation de s’allier pour faire un bon congrès du point de vue des idées que nous défendons en commun avec Marc Dolez ! Mais je comprends bien qu’on m’interroge. Il régnait une telle ambiance de rebondissements et intrigues ! Quand on suit le fil des dépêches de presse, d’heure en heure les alliances se retournaient, s’emmêlaient et ainsi de suite. Je faisais figure de martien avec mes amis puisqu’on ne se souciait de rien. Mais pour être honnête la gauche du parti avait disparu de la photo. Le cœur de l’intrigue était fourni par les turbulences produites par la pulvérisation de l’ancienne majorité du parti. Le récit se lit dans toute la presse.
DE LA FRATERNITE
Donc comme promis en début de note je vais mettre les points sur les « I ». Ce que j’écris là est n’a évidemment d’intérêt que pour les seuls amateurs de vie interne du PS et pour mieux dire aux connaisseurs. Je m’en excuse auprès des autres. Mais soyons francs : les bons festins commencent par une cuisine souvent longue et exigeante. Certes il et très peu probable que le congrès du PS soit autre chose qu’un désastre. Ce n’est pas une raison pour le pas le mener correctement et avec conviction. C’est le propre des militants. Deuxième précision liminaire : ce que j’écris exprime une pensée collective. Il faut le préciser car la plupart du temps j’écris «je» dans l’unique but d’être en phase avec la tendance de mon époque. Sinon il me faudrait utiliser le pluriel dans cesse et dire « avec mes camarades », «avec les dirigeants du mouvement» et ainsi de suite. Ce serait certes la pure vérité. Mais ca ne vaudrait rien pour la communication. Car aujourd’hui « je » est considéré comme plus sincère que «nous». Je ruse donc. Je dis «je». Il faut lire «nous». Allons-y. Je (nous) fixe mes conditions pour quoique ce soit. Mais pas avec qui que ce soit. Je (nous, n’oublions pas) m’adresse à la gauche du parti. Qui est-ce ? Ceux qui se déclarent s’y trouver. C’est ma première condition. Pour s’accorder avec moi (nous), il faut montrer patte blanche et se déclarer clairement et sans ambigüité partie prenante de la gauche du parti. En tous cas pas le récuser comme le faisait le NPS de l’époque (Peillon, Montebourg et Dray) qui nous accusait Henri Emmanuelli et moi d’être la «gauche archaïque». Cette «gauche» pas archaïque mais tellement girouette a montré depuis comment la modernité était l’autre nom du plus noir opportunisme. Il est donc tout a fait exclu que cela inclus les Strauss Kahniens si sympathiques que soient nombre d’entre eux. Deuxième condition : aucune discussion n’est possible sans un socle minimum et préalable : 1) refus de l’Europe du traité de Lisbonne et du grand marché transatlantique 2) alliance à gauche, rien qu’à gauche et sans exclusive à gauche. Troisième condition : pas de dialogue par journalistes et dépêches de presse interposés, pas d’arrangement de comptoir au bistrot. La discussion a lieu dans un cadre formalisé, autour d’une table avec crayon et papier disponibles dans la discrétion qui et une forme du respect de l’autre, ce qui exclut les mises au pied du mur, comptes rendus précoces et intempestifs et autres puérilités groupusculaires. Ca c’est le ticket d’entrée. J’ai (nous) pris le petit déjeuner avec Benoit Hamon et Paul Quilès dimanche matin. Exploratoire. Et je commence par m’appliquer la règle que je viens d’énoncer à propos des comptes rendus. J’en reste là. A bientôt.
Trois morts, un disparu sous le chaud soleil charentais : tel est le triste et navrant bilan de l'Université d'été du Parti Socialiste à la Rochelle.
Le tueur présumé, FRANCOIS HOLLANDE, secrétaire de son état, est en fuite ; si vous le croisez, écartez-vous et contactez la section locale de l'UMP la plus proche.
Au nombre des victimes défunctées de l'implacable secrétaire, on déplore la perte de FRANCOIS MITTERRAND, que l'on revoit ici dans une impayable imitation d'Alain Krivine de la LCR (vidéo de 1971 - 'sscusez la mauvaise qualité de l'image).
On regrettera aussi la perte de ces deux jeunes talents prometteurs du parti socialiste qu'étaient SEGOLENE ROYAL et PIERRE MOSCOVICI.
Tatie Rachida, Nicolas Sarkozy et tous ceux qui les aiment s'associent à la peine des familles Mitterrand, Royal et Moscovici.
LAST BUT NOT LEAST, on signale la disparition de JACK LANG, carapaté dès avant le tir des premières cartouches. Si vous le retrouvez, veuillez contacter la section locale du PSou de l'UMP la plus proche, selon l'effet recherché.
Par vitrolles13127 :: lundi 01 septembre 2008 à 02:24 :: congres PS de reims
Université d'été de La Rochelle: brouillard persistant au PS
Les socialistes ont quitté La Rochelle dimanche la tête pleine d'interrogations sur l'orientation politique, les contours de la future coalition dirigeante et le nom du successeur de François Hollande qui sortiront du congrès de Reims en novembre.
Le retour au premier plan de Martine Aubry, qui pourrait prendre la tête d'une alliance entre les strauss-kahniens, les fabiusiens, ses propres partisans, voire d'autres forces, a constitué l'événement politique de l'université d'été.
Pour son dernier discours en Charente-Maritime comme premier secrétaire, prononcé devant une affluence quasiment jamais vue, M. Hollande a mis en garde contre le risque "d'ingouvernabilité" du PS, constatant "la fragmentation" d'un parti en crise.
Le PS "est pratiquement inaudible", constate Michel Rocard, alors même que les militants (plus de 4.000 s'étaient déplacés) réclament un parti à l'offensive face à une droite plus entreprenante que jamais. "On se fait manger par les sarkozystes, je voudrais des solutions pour leur faire barrage", s'impatientait une militante de Seine-et-Marne.
Mais, à deux mois et demi du congrès, "on ne voit pas se dessiner les contours de la future majorité, c'est sans précédent depuis le congrès de Metz" en 1979, observe Patrick Bloche, patron de la fédération de Paris.
Le bloc majoritaire (partisans de Hollande, Delanoë et Strauss-Kahn) est menacé de dissolution: Bertrand Delanoë, héritier de Lionel Jospin, et Ségolène Royal sont partis à la conquête du parti chacun de leur côté et les strauss-kahniens font aussi bande à part.
La profonde dégradation du climat interne complique la formation des coalitions. "La fraternité a totalement disparu, ou un peu disparu, au PS", a regretté publiquement Kader Arif, responsable des fédérations du parti.
Le premier secrétaire travaille à la rétablir. Un déjeuner a réuni dimanche autour de lui, notamment M. Delanoë, Mme Aubry, la députée Delphine Batho, proche de Mme Royal, absente de La Rochelle depuis samedi.
Chacun aussi est conscient de l'enjeu du congrès. "Les conditions de la victoire en 2012 se joueront, non pas à l'occasion du congrès qui précèdera l'élection présidentielle", mais à Reims, selon Benoît Hamon (gauche du parti).
Conséquence, chacun pose des préalables au rassemblement.
François Hollande veut réunir "tous ceux qui pensent la même chose", mais le seul progrès jusqu'ici tient dans son rapprochement prudent avec M. Delanoë.
Le maire de Paris n'a de cesse d'en appeler à "la clarté" dans le rassemblement. La réunion de ses partisans vendredi a montré la force du clivage avec Mme Royal sur la nature du parti qui ne saurait être "un fan club", selon les delanoëistes.
Le camp de l'ex-candidate à l'Elysée table sur la popularité de sa championne. "Ils sont tous plus énervés que nous, parce qu'ils sont tous obligés de s'allier pour peser", commentait un de ses proches.
Face à ces deux forces, tente d'émerger un pôle qui se veut porteur d'une ligne plus nettement à gauche, rassemblant des ennemis d'hier: Martine Aubry, Laurent Fabius et des strauss-kahniens.
Le leadership de la maire de Lille est toutefois contesté par Pierre Moscovici, soutenu pour l'heure par le maire de Lyon Gérard Collomb notamment.
Et on ne sait pas si Benoît Hamon et les siens se grefferont sur ce rassemblement.
Pour le poste de premier secrétaire, "c'est le meilleur meneur de jeu, le plus capable de jouer collectivement qui sortira", prédit le député Christian Paul.
Pas vraiment une surprise : Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont annoncé samedi qu’ils feraient cause commune avec Marie-Noëlle Lienemann (et donc motion commune au congrès de Reims) pour tenter de fédérer la gauche du PS derrière eux. Les deux compèresjouent le duo jeunesse/expérience pour dire leur désarroi devant la situation du PS : “Le spectacle de La Rochelle confirme que le PS est bien malade”, précise Hamon. “Cet été, on a surtout parlé du Dalaï-Lama, et pas beaucoup de ce qui se passe en Amérique latine ou en Géorgie”, raille Hanri Emmanuelli, dans une allusion à Royal.
Le courant Nouveau parti socialiste navigue entre deux options : participer à un rassemblement à vocation majoritaire autour de Martine Aubry et des fabiusiens ou parti seul, pour se compter, et éventuellement négocier au Congrès si les autres motions sont au coude-à-coude.
“Nous n’avons pas peur de nous compter”, assure Benoît Hamon, qui fixe cinq points sur lesquels la discussion devra porter pour envisager un rapprochement avec d’autres (comprendre : l’attelage Moscovici-Aubry-Fabiusiens) : l’Europe, le libre-échange, la fiscalité, les salaires et la stratégie d’union à gauche, vers un parti de toute la gauche.
Mais, autant Hamon reconnaît que la discussion avec les fabiusiens est possible, autant un rapprochement avec les partisans de “DSK” et avec les signataires de la “ligne claire” semble peu probable. S’allier avec les barons locaux (Collomb, Guérini) ?“C’est l’hypothèse la moins probable du congrès”, lâche Hamon. Mais même une discussion avec les strauss-kahniens ne semble pas impossible. “Même si nous ne savons pas très bien ce qu’est le courant strauss-kahnien aujourd’hui”, ironise Hamon en référence aux dissenssions entre Cambadélis et Moscovici.
En tout état de cause, Benoît Hamon tient à faire savoir que la gauche du parti, ce n’est pas rien : pour lui, cette mouvance “régénère le débat de fond dans le parti”, “est la plus à même à parler avec le reste de la gauche” et, surtout, dispose d’une réserve de cadre et de militants dans la jeunesse (MJS et Unef, notamment). Si la gauche du PS présente sa motion, elle espère rassembler entre 15 % et 20 % du parti : de quoi peser dans d’éventuelles négociations.
Mais la gauche du PS peine déjà à se rassembler elle-même : le tandem Hamon-Emmanuelli n’envisage pas pour l’instant de rapprochement avec Jean-Luc Mélanchon, qui a annoncé une motion commune avec le député du Nord, Marc Dolez.
Par vitrolles13127 :: samedi 30 août 2008 à 03:06 :: clips cinema
versailles film qui ne peux pas nous interpeller!
je suis allé voir ce film à reculons, par apport à mon vécu, j'avais et j'ai encore peur des ces 'accidents' de la vie
la presse est dithyrambique envers guillaume depardieu, et il le mérite facilement, le metteur en scène aussi,
libération tire même, guillaume depardieu, le meilleur acteur de France, il est plus que crédible dans ce rôle, il mouille sa chemise,ce sont un peu de ces tripes, ce film est dérangent, déroutant, et pourtant bien vivant, c'est un film aussi militant, un peu trop à mon goût, mais bon, les acteurs sont époustouflants de vérité et de sincérité, aure atika, le petit garçon, et encore une fois j'ai pleuré,mais je ne sais si vous avez vu ce film, la mère à mon sens est impardonnable
Un enfant et sa jeune mère dorment dehors. Leur errance les conduit à Versailles. Dans les bois, tout près du château, un homme vit dans une cabane, retranché de tout. La mère passe une nuit avec lui et au petit matin, laisse l'enfant et disparaît.